Par Kevin J. Duval

Skip The Use, oui s’il vous plait.
Sur place ? Oui à Puget-Sur-Argens.
Et encore mieux, au Mas des Escaravatiers.
Un domaine magnifique, un groupe exceptionnel, what could go wrong ?

Honnêtement, je ne connaissais pas grand chose de Skip The Use avant ce concert, j’ai entendu comme tout le monde les gros titres qui ont fait leur succès, je suis dingue de « Nameless World  » mais après ce concert, ils ont gagné mon cœur et mon argent, leur album « Little Armageddon » porte très bien son nom et il est dans ma bibliothèque iTunes désormais.

Première partie assurée par nos locaux de Ulster Page, dans un format différent, un set acoustique qui fonctionne malgré tout toujours aussi bien, un peu moins de dix titres dont 4 provenant de leur dernier EP Young Skin, sorti en 2015. Eric, Hugo, Ben et Gabriel se sont facilement acquis le public, tout en faisant monter la température, même sans guitares électriques, et la fin du set était explosive à souhait, juste ce qu’il fallait avant l’arrivée de la tête d’affiche.

Et maintenant…

Petit bain de foule devant la scène, un public déjà au taquet avant même la première note ou le premier projecteur allumé. Un début plus qu’énergique, à l’image du groupe, le chanteur qui saute partout, ses musiciens dans la même mesure, le mot énergique n’est même pas assez fort pour décrire ce groupe en live, il en faudrait un plus puissant, j’étais pas prêt pour ce que j’ai vu, je nem’attendais pas à ça, du moins pas autant.

Apres quelques chansons, Mat Bastard, le chanteur, prend le micro pour saluer la foule, la remercier, avec son petit accent Lillois il communique d’une manière super efficace avec la fosse, l’incluant dans le concert comme un « tu » , « toi qui est venu ce soir » . Un rapport intimiste et personnel qui fait du bien, une volonté de faire sourire les gens et les distraire pendant 1h30 sans relâchement. Toujours un mot pour rire, comme au commencement  » Waow on a jamais joué devant autant de gens bronzés, bon au final c’est toujours moi qui gagne(…) » Ou encore  » bon ça fait 5 chansons qu’on joue, j’considere qu’on est comme des potes maintenant (…) « , « c’est pas le genre de la maison de te la faire à l’envers « . Anecdotes, partage, interaction, vraiment ce concert est là pour faire plaisir aux spectateurs, jusqu’à faire monter des enfants sur scène pour qu’ils « survivent » à ce qui allait suivre.

Les minutes passent, la chaleur de l’été fait tomber la chemise de notre vocaliste. On aurait pu croire que son débardeur était lesté, digne de la technique d’entrainement de Tortue Géniale pour les connaisseurs de Dragon Ball, parce qu’après ça, j’avais du mal à faire mes photos tellement il se déplaçait sur scène et en dehors. Pour vous dire, ou si je parle comme Mat, pour te dire, je détache mes yeux 15 secondes du concert pour répondre à un message sur mon téléphone, je relève la tête et je vois le chanteur juste à coté de moi dans le carré VIP, peut être pour faire un coucou à l’ingé son, je ne sais pas, en tout cas, j’étais réellement surpris, j’ai dû vite changer d’objectif pour prendre une photo de ce moment.

Lui même l’a dit, on est une grande famille, on est ensemble dans ces temps difficiles pour « faire les cons et s’amuser  » et surtout pour que BFM TV, qui filmait ce soir là, soit témoin qu’en France on sait comment s’éclater. Une chanson, un message, et si elle est sert pas à mettre le bordel elle est là pour parler de la jeunesse, de la société, du monde, même parfois elle peut tout faire en même temps.

A un moment de la soirée, il fait une petite pause (oui c’est possible) pour nous dire qu’un ami a lui, qui est banquier, se fait chier dans son travail, il avait besoin de s’éclater le temps d’une soirée, que donc il allait sauter dans le public et surtout qu’il ne devait pas toucher le sol, justifiant ça par un « (…) il faut pas qu’il touche le sol, on va dire qu’il a… une maladie, une maladie grave, que si il touche le sol a Puget sur Argens, c’est la merde pour lui » s’en suit le Crowd Surfing. Je pensais réellement que c’était une bêtise, balancée comme ça, pour faire monter un mec sur scène et voila
Du coup, après le show, j’ai demandé à ce mec-là en loge , il m’a bien confirmé l’histoire, qu’il était banquier et qu’il était descendu de Lille , j’ai pas pu m’empêcher de rire parce que j’ai trouvé ça juste génial, pardon d’avoir douté de toi Mat.

Merci pour ce concert, pour cette énergie, cette joie de vivre, et comme l’a si bien dit Sébastien, le patron du Mas  » Merci pour ce concert de psychopathes « .

Photos : K.James Duval

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