A l’origine de l’aventure Jerry Can, il y avait 4 amis : Ludo, Raph, JJ, et Franck. Franck Lopez, qui vend des camions dans le civil, mais qui le soir se transforme en général d’une armée de la bonne humeur où des danseuses, des zicos, des techniciens s’organisent pour délivrer dans les villes et villages de la région des spectacles les plus funs possibles, autour de la musique. Quand il faut poser une question logistique, historique ou conjoncturelle, c’est à Franck qu’il faut la poser. Et puis après tout, si c’est devenu aussi gros, c’est un peu (beaucoup) de la faute de ce fêlé du matériel et des choses bien faites !

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Franck, raconte-nous le début de l’aventure JerryCan.

On a commencé ça avec deux amis qui sont venus me chercher parce qu’on voulait jouer dans les bars. Il nous fallait un bassiste alors on est allés récupérer Ludo qui n’était pas bassiste, mais qui a vu l’argent briller  (rires), on est devenu quatre amis inséparables, et on a fini par jouer des morceaux des années 80, de la variété, et c’est comme ça qu’on a fini par faire des animations dans les campings, en gros ! En s’amusant beaucoup ! On s’est éclatés, en gardant le côté bon enfant.

Et ça a pris des proportions, à cause de toi.

Disons qu’on est devenus très amis, et qu’on a voulu faire les choses plus sérieusement, donc on a commencé à investir dans du matériel. On a fait plein de dates pour rentabiliser ce matériel, si tu veux ! Au fur et à mesure du temps les gens se sont rajoutés à l’affaire, aujourd’hui on est quinze, mais toute l’équipe est une grande famille. C’est pas très traditionnel, moi ça ne me plairait pas qu’une personne extérieure qu’on ne connaît pas du tout débarque là-dedans.

Est-ce que c’est difficile de négocier avec les mairies, pour leur vendre le grand spectacle avec les danseuses, les lumières en grand format, etxc ?

C’est difficile, oui et non. Ils aiment bien changer, mais ils aiment bien aussi les valeurs sûresµ. Une fois qu’on est passés par là et qu’on a bien fait le job, on a plus de chances d’y retourner. On essaie de se positionner comme les autres formations, ça dépend de la personne qui va démarcher, jusqu’ici c’était moi. Notre show est un peu différent de celui des autres, il faut proposer de la variété dans les choix.

Vous avez d’ailleurs dans l’équipe des gens qui ne sont pas du tout du métier, à l’origine.

Le volontariat, l’amitié, la bonne ambiance, c’est çq qui prime. Il y a chez nous des gens qui bossent avec d’autres dont c’est le métier, ça les booste. Moi c’est pas mon métier, guitariste, mais je sais que ça me pousse à faire les choses bien d’être dans ce groupe.

Le répertoire est très riche, et ne correspond pas forcément aux goûts personnels des membres du groupe. Comment tu fais, toi, pour écouter Led Zep et t’éclater à jouer du Cloclo ?

C’est surtout qu’on sait ce qu’il faut mettre dans le répertoire pour faire plaisir au public, les faire danser. Moi, peu importe ce que je joue tant que les gens sont contents, dans le public et dans l’équipe. Effectivement c’est pas ma came, mais je prends quand même du plaisir à le jouer. Et puis à force de jouer les choses, tu finis par les apprécier. Et c’est pas parce que c’est de la variété que c’est facile !

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C’est vraiment géré comme une entreprise, maintenant !

C’est parce qu’on est nombreux, il faut des règles, il faut que tout le monde soit motivé, c’est le jeu. Mais ça reste familial, on ne va pas virer un mec parce qu’il a fait une fausse note ! Depuis le début, le truc c’est d’amener le projet le plus loin possible, on est passés de 4 à 15, le spectacle qu’on propose est de mieux en mieux, c’est génial !

Tu aimerais que ça grandisse encore ?

Je pense qu’à 15 on est pas mal, c’est la taille où l’on peut proposer un spectacle vraiment sympa, sans tomber dans des gros trucs très chers. Je ne vois pas trop l’intérêt de rajouter une section de cuivre, par exemple. Là on rigole avec les gens, on s’amuse vraiment.

Tu vas voir les autres formations du même genre ?

Moi j’aime bien, oui. Et souvent je trouve ça très bien ! Il y a des choses qui sont fantastiques, mais il arrive aussi que ça nous rassure.

Et parle-nous de cette folie que tu as pour l’équipement. Pourquoi tant de passion ?

J’ai toujours été mal habitué, en plus à une époque j’ai un peu mieux gagné ma vie, donc je me suis retrouvé à la pêche, à attraper un poisson pourri. Tu peux être sûr que le lendemain j’étais dans un magasin de pêche et j’avais une meilleure canne ! C’est pareil pour la musique, j’aime bien avoir le bon matos pour faire les choses bien. Donc on part d’un petit truc, on rajoute ci et ça et après je ne sais plus m’arrêter ! Là on est dans un 8 tonnes, pour aller au-delà on devrait partir sur autre chose. Si demain je deviens milliardaire j’achète un truc de folie ! Tu sais desfois je vois des intermittents super bons, et je me dis « putain…s’ils avaient notre matos ! »

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