Il y a eu les prémices, les annonces, les conférences de presse, les sculptures dans la rue, la présentation, mais cette fois ça y est : le parc Aurélien est enfin envahi par les artistes invités par le Point K à l’Art en Liberté, le grand barnum de l’art contemporain qui donne une autre occasion à des artistes mondialement connus de montrer leurs talents à Fréjus. On avait déjà présenté tous les détails de la manifestation lors des précédentes semaines, pour les retrouver, lisez nos éditions ou rendez-vous sur les sites de la ville de Fréjus et du Point K. Cette fois-ci, après avoir fait le tour de l’expo pour constater qu’effectivement, les Chinois (mis à l’honneur) ne sont pas des gens comme nous, à commencer par Boun, l’invité d’honneur, affublé d’un costume à vous donner envie d’arrêter le LSD (et il n’a pas besoin de ça). Bref, y a un transformer géant époustouflant, des chiens cylindriques, des tableaux incroyables, des pénis en bronze, et un homme qui gère tout ce petit monde, le sculpteur Gilles Deverchère, qui nous a accordé ses premiers instants d’organisateur soulagé.

Gilles, tu es content de cette seconde édition ?

Je suis même surpris d’avoir réussi à faire la qualité au-dessus de l’an dernier. C’était un gros défi mais je suis très heureux. Tout le monde s’est bougé, les partenaires, la mairie, les artistes qui ont compris qu’il ne fallait pas faire les assistés. Tout ça c’était pas gagné, mais on y est arrivé.

Pour une association comme le Point K, qui n’est pas énorme en taille, cet événement semble démesuré.

Mais si tu as connu le Point K avant, tu sais que c’est à la mesure de notre ambition ! On va probablement utiliser des lieux qui ne sont pas faits pour exposer, de plus en plus, c’est une marque de fabrique. On va continuer d’organiser la nouvelle vie du Point K.

Pourquoi la Chine à l’honneur ?

Parce que je connais bien, j’y expose, j’ai beaucoup d’amis artistes chinois, et ils ont un art très spécial. Eux ils savent ce que c’est que de crever de faim pour vivre de son art, ils n’attendent pas d’être à la retraite, comme beaucoup le font ici, pour commencer à faire de l’art.

Comment c’était de collaborer avec un Chinois sur le Transformer qui est à l’entrée ?

C’est pas mon délire, mon envie c’était de le rencontrer. J’ai fait le bouclier, lui a fait le robot, l’addition des deux fonctionne bien, non ? On va le garder à Fréjus, il risque de se promener chez tous nos partenaires le long de l’année, celui-là !

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