Ne nous voilons pas la face, une fête organisée par des bikers, peu importe où elle se passe, répond toujours plus ou moins au même cahier des charges. Il faut de l’alcool, des grosses Harleys partout, quelques Victorys ici et là, des filles à moitié à poil avec des flammes et des disqueuses à plastrons métalliques pour animer la fête sur scène le soir, des groupes de rock et des tatoueurs. En gros, mais alors en très gros, on vous l’accorde. Ce qu’on sait moins, c’est que cette Hell’s Week est très différente de l’Eurofestival, la grand messe organisée directement par Harley Davidson au printemps à Port-Grimaud. Pour mieux comprendre, autant poser la question à un bonhomme qui fréquente tous les milieux de motards depuis 25 ans, et qui a pignon sur rue grâce à ses talents de « customiser » de bécanes : Ben Azoulay, de la concession Harley de Roquebrune, voisin de l’événement où il est accueilli comme le pape.

Ben, c’est quoi la différence entre cette Hell’s Week et l’Eurofestival ?

C’est complètement différent. La Hell’s Week c’est plus rock n’roll, moins destiné aux passionnés récents de l’univers Harley. Là on a affaire au gros de cet univers-là, c’est comme comparer Daytona le soft et Sturgis, aux USA.

Cet événement fait définitivement de Roquebrune un endroit central pour la monde Harley en Europe !

Complètement ! On est implantés ici depuis 5 ans, on a créé le Silver Rock Show.Et vu que nous sommes en très bons termes avec les Hell’s Angels qui sont des amis et des clients chez nous, ils ont proposé d’organiser un autre événement en plein mois d’août. Comme c’est sur la côte d’azur les gens sont gagnants.

Ça représente beaucoup de monde, les Hell’s en France ?

5 ou 6 clubs, mais le nombre exact on ne sait pas vraiment. Ce sont des puristes, nous on vend des motos neuves, eux ils roulent sur des vielles motos, ils ont l’amour de la rénovation, par exemple. Moi j’adorais le  Freewheels, c’était roots, mais j’aime aussi la clientèle plus guindée de l’EuroFestival, avec des motos à des prix exorbitants, parfois. J’ai commencé mon métier il y a 24 ans sur des vieilles, maintenant je travaille sur des modèles plus récents mais la passion est intacte.

Il y a une grosse affluence ?

On n’a pas encore les chiffres, mais on devrait atteindre 12 000 personnes. Ce n’est pas concurrent de l’Eurofestival, ce sont deux clientèles à part, vraiment. La Hell’s week attire les vieux de la vieille, c’est un moment de rassemblement entre tous les frères d’Europe, les clubs Support qui travaillent pour eux. Tout se passe bien, les gens « lambda » se mélangent très bien dans l’univers. Ce sont des gens comme toi et moi, même si leur club, c’est leur vie. Ils sont normaux, tu les respectes ils te respectent, et inversement. Ce sont des amis !

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