On s’en souviendra parce qu’on a été chamboulés par tout un flot d’émotions inattendues, belles ou monstrueuses. Le climat de notre chère France n’avait pas été aussi maussade depuis aussi longtemps, pourtant, tout le monde ou presque a essayé pendant deux mois de nous tirer vers le haut. Nous avons eu droit  la France qui gagne, à celle qui pleure, à celle qui s’insurge, à celle qui s’indigne, mais aussi à celle qui s’écrase, et à celle qui fait tout par derrière. Notre pays est semble-t-il en pleine mutation, et c’est à nous tous de prendre le train en marche parce qu’il ne va pas repasser pour ramasser les retardataires. C’est comme un IDTGV de la vie. Alors entre Antoine Griezmann et un certain Bouhlel, entre Jacqueline Sauvage et un 49.3 des familles, entre Teddy Riner et Johnny Hallyday à Fréjus, des taureaux, des maires évincés, des conseils municipaux bizarres et des morts aussi tristes que celles de Michael Cimino ou Bud Spencer (évincées médiatiquement par celle de Michel Rocard), retour sur u été fou, beau, atroce, drôle et violent, comme on en voudrait d’autres mais en fait pas tant que ça.

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Dimitri Payet, le nouveau nouveau nouveau Zidane

Deuxième dimanche de juillet. La France entière retient son soufle au moment du cop d’envoi de ce France-Portugal en finale de l’euro 2016. Voilà des années qu’on l’attend, cete compétition, depis que les clubs ont commencé à se plandre qu’il fallait rénover des stades pour accueillir dignement les matchs les plus importants de la saison. C’est dans un climat assez bizarre que va se jouer toute la compétition, puisque le pays est toujours, et on l’avait presque oublié, dans l’état d’urgence décrété par le président Hollande suite aux événements du 13 novembre, une date qu’elle, on n’a pas zappée. On y reviendra. Toujours est-il que cet euro, avec ses fan-zones bondées et sécurisées par plus d’hommes armées qu’on en verra jamais plus, ça se passe bien. Très bien même pour une équipe de France qui joue plutôt bien les secondes mi-temps, et qui se retrouve après un concours de circonstances intéressant, reversée dans un tableau très facile, voie royale pour aller jusqu’en finale. Restait l’obstacle allemand, infranchissable depuis les calendes grecques, effacé d’un doublé d’Antoine Griezmann. Miracle, finale, Portugal, Ronaldo. Et puis plus Ronaldo, dès le début du match. Le quasi-meilleur joueur du monde est sur le banc et hurle comme un putois pour pousser ses ouailles, qi cueillent le pauvre Hugo Lloris en prolongations sur un but d’Eder. Terminé des espoirs français. Terminés aussi les mots de haters stupides qui racontent depuis 1998 que la France a acheté sa coupe du monde, et qu’à chaque fis que c’est chez nous, on gagne parce que c’est prévu. Ceux-là ne manqueront pas plus à nous qu’à Dimitri Payet, qui ne sera donc pas l’héritier de Zinedine Zidane. Sérieusement, vous avez vraiment cru à ce truc-là ?

Michael Cimino, Guy Kédia, Bud Spencer, Michel Rocard

Ils sont tous morts en ce mois de juillet 2016. C’est évidemment le décès de Michel Rocard qui fait le plus de bruit, puisque l’homme de 85 ans a été premier ministre de François Mittérand, et même s’il avait quitté la scène politique un soir de juin 1994, lâché par les siens, Laurent Fabius en tête (qui était à ses obsèques, comme beaucoup d’autres de ses ennemis politiques, mais pas Ségolène Royal, qui assumera du même coup pleinement cette antipathie profonde et réciproque avec l’ancien leader du PS).Hommage unanime, sauf de la pat de son plus vieil ennemi, Jean-Marie Le Pen, menhir du FN toujours debout, qui ressort des tiroirs des affaires vieilles comme Hérode, de guerre d’Algérie, de FLN et de Parti Socialiste Autonome, de valises de billets et de fonds de caves. Glauque, oui, mais au moins, pas hypocrite. De son côté, Bud Spencer s’en va à 86 ans, et laisse derrière lui son ami Terence Hill, de dix ans son cadet. Le cinéma italien perd son plus gros bourrin, (car Bud Spencer, comme Terence Hill d’ailleurs pour ceux qui l’ignorent encore, s’appelle en fait Carlo Podersoli). Et le cinéma Américain perd lui Michael Cimino, le réalisateur de Voyage au bout de l’Enfer, et l’auteur du scénario de Magnum Force, plus connu en France sous le nom de l’Inspecteur Harry. Une grande tristesse. On a perdu aussi Guy Kédia, l’ancien chroniquer sportif d’RMC Info, qui avait une voix et un style inimitables, et qui a tenu l’antenne tellement longtemps qu’il faisait parie de la famille de tous les fans de sport.

 

 

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