C’étaient portes ouvertes au domaine du Clos es Roses le weekend des 26 et 27 août. L’occasion pour les fans de vin de découvrir le fonctionnement d’un domaine viticole de petite taille mais ultra-moderne, avec du matériel dernier cri et de très jolies installations. L’occasion aussi de goûter les jus(et ça, en famille ça marche toujours), et pour nous de discuter avec Chloé Lourme, assistante communication et responsable des visites, qui nous en dit plus sur l’intérêt de ces journées potes ouvertes, et sur un millésime 2016 qui sera plus rare, mais pas sans charme.

Chloé, à quoi servent ces journées portes ouvertes ?

Le but c’est de faire découvrir aux gens ce qui se cache derrière la bouteille. On aime beaucoup partager tout ce qu’il y a derrière, le travail de fond, le sol, le raisin, la vigne, pour leur montrer toutes les étapes de production, qu’ils comprennent comment on passe du raisin au vin.

On en est où, dans cette production?

Et bien les vendanges ont commencé aujourd’hui 26 août, ça tombe très bien. On commence avec les Sauvignon Blancs, c’est la cueillette de tous les grains, que l’on travaille en cave, fouloir et grappoir, puis les jus et enfin le vin.

Les gens viennent en famille, et c’est curieux parce que le vin, c’est un ruc d’adultes, non ?

On aime montrer aux enfants qu’il y a un côté ludique ! La grappe, le jus, ils connaissent ces choses ! Et on leur fait goûter notre jus à nous, plus épais, plus concentré en arômes et en sucre. Puis on essaie aussi de partager une sortie de plein air, les gens aiment faire ça en famille, voir le travail de l’homme dans la nature,

C’est nécessaire de se démarquer des autres domaines avec ce genre d’événements ?

La mécanique du vin court toute l’année, avec des moments faibles et des moments forts. Là on est à fond mais on fait quand même des événements. Les gens pensent qu’un domaine viticole c’est à la fois fermé et très privé, mais nous on essaye de lever le voile sur ces aspects très mystérieux, d’ouvrir le domaine le plus possible sur l’extérieur.

Là, à la fin de la visite, le vin est plus facile à vendre ? Il reste des questions ?

On essaie de les désamorcer le plus vite possible, mais il en reste toujours. Des questions auxquelles on ne pense même plus quand on travaille dans le vin. Mais quand ils partent avec du vin, ils savent exactement ce qu’ils vont boire !

Parle-nous du millésime 2016.

Ce sera un peu plus compliqué en 2016, que les deux années d’avant. Le cycle végétatif s’est bien déroulé, beaux bourgeons, belle floraison, puis hélas un stress hydrique à cause du manque d’eau. On a eu un hiver très doux avec peu de pluies, donc les nappes phréatiques dans lesquelles la vigne puise n’ont pas pu se recharger assez. On aura donc du bon vin quand même, mais un peu moins que les années précédentes, parce que les grains sont tout aussi bons, mais plus petits.

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