Il a sa fiche sur l’équipe.fr, ça veut dire que c’est sérieux. Quand il a repris les rennes de l’équipe l’an dernier, il savait que ce ne serait pas pour aller jouer la montée en Ligue 2, mais pour finir la saison avec les honneurs. Charly Paquillé a fait comme il a pu, et le club lui a renouvelé sa confiance pour guider ses troupes en Cfa cette année. On voulait en savoir plus sur ce coach qui navigue entre les deux clubs de Fréjus et St-Raphaël depuis plus de 30 ans, alors on est allés le voir dans un Algéco au stade des Chênes, parce qu’en ce moment à l’Etoile, on reconstruit. Tout.

Vous avez commencé comme joueur, ici ?

Quand j’avais 8 ans, j’en ai 42 !

Comment avez-vous vécu la saison dernière ?

Mal… J’ai repris l’équipe en décembre, c’était une saison noire, on a manqué de réussite à tous les niveaux. On a déménagé parce que le stade Pourcin et les locaux sont amenés à être détruits, maintenant on est aux Chênes, on fait avec.

Comment on démarre une saison après une descente ?

On reconstruit, on essaie de se renforcer, on s’adapte. Il y a eu un peu de mouvement dans l’effectif, forcément après une descente on ne garde pas tout le monde. Le club a réussi à garder les joueurs qu’il voulait conserver, ceux dont on était satisfaits malgré les résultats, par rapport à leurs qualités de joueurs et d’hommes. Et puis on a ciblé un recrutement pour essayer de reconstruire.

Vous avez recruté à quel niveau ? Au-dessus, en dessous ?

Dans tous les niveaux autour. Convaincre un joueur de rester aussi, c’est un défi. Il y a le projet du club, demander au joueur s’il se sent bien ici ou pas, le projet de ne pas rester à ce niveau-là à terme. Il y a aussi les discussions avec le président. On n’a pas toujours ce qu’on veut, on définit des profils de joueur et on essaie d’avoir ce qu’on peut. On s’est bien débrouillés, je pense. Le club a prouvé son sérieux, on a les reins solides, on tient parole, les joueurs sont payés, c’est pas le cas partout, les contrats sont honorés, on a une bonne réputation. Certains clubs plus huppés mettent les joueurs dans la galère, avec ces histoires-là.

C’est très différent, de passer du National à la Cfa ?

Ici non, on n’a pas changé grand chose. C’est toujours pareil, on s’entraîne autant. Peut-être même que le club est mieux organisé.

Pour vous c’était naturel de conserver le coaching de l’équipe première ?

Je l’ai vécu normalement. Je ne veux pas juger le travail de mon prédécesseur Jean-Marc Pilorget, j’avais de très bons rapports avec lui. Moi on ma dit « faut y aller », alors j’y vais, et je ne veux surtout pas critiquer le travail d’un autre.

On vous a dit clairement que le projet était de remonter en National ?

C’est plutôt au président de communiquer sur les objectifs. On s’est dit des choses, moi mon rôle c’est de faire avancer l’équipe, on va tout faire pour reconstruire.

Un club relégué fait figure d’épouvantail, en Cfa ?

Pas spécialement, enfin c’est les autres qui disent ça ! On est descendus, ça veut dire qu’on n’a pas été bons. D’autres équipes annoncent a Ligue 1 en 4 ou 5 ans, nous on ne le fait pas, on prend les matchs les uns après les autres.

Le fait que des historiques du club, qui sont là depuis un certain temps, sont restés, ça vous a touché ?

Akim Orinel est là depuis 7 ou 8 ans, par exemple. Et c’est bien, ce sont nos joueurs cadres, ils ont choisi de rester, ça nous a fait plaisir, à tous, pas seulement à moi.

Est-ce que vous allez piocher chez les jeunes et dans l’équipe réserve ?

Je l’ai toujours fait, s’il le faut je le referai. Mais il y a beaucoup de paramètres, ça dépend de leurs qualités, des joueurs que j’ai à disposition dans l’effectif pro, des blessures. L’année dernière j’ai pris des jeunes on est descendus quand même, mais on ne les prend pas « pour les prendre », ça ne sert à rien. Prendre, ça fait partie de la politique sportive du club, mais à condition qu’ils soient aguerris, bons, sérieux. On apprend à les connaître, il y en a que je découvre alors que ça fait longtemps que je suis là.

Le vivier est important.

On va voir les entraînements partout, avec mon staff, on est en relation avec les éducateurs, pour savoir ce qui se place, on a des réunions techniques, on parle de politique sportive, on va voir les matchs, on est partout !

Vous vous êtes fait piller, cet été ?

Certains joueurs ont été demandés, il n’y en a qu’un qui est parti en Ligue 2 et c’est très bien pour lui. On en a gardé un qui est resté avec nous alors qu’il était demandé en Ligue 2 aussi.

Vous avez eu des promesses, vous ? Du genre « si vous remontez en National vous restez à la tête de l’équipe ? »

C’est entre moi et le président, ça.

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