Vous n’êtes probablement pas tous équipés en matériel hi-fi capable de retranscrire les formats audio présents sur les blu-rays, dvds, ou plus fréquemment encore, les films en fichier haute qualité. La plupart du temps parce que vous vous moquez complètement de ce que vous entendez, du moment que c’est joli sur la grande télé du salon et que c’est dans la langue que vous voulez. Mais nous allons conclure un pacte tous ensemble : il n’y a pas de mauvais spectateur, il n’y a que des spectateurs mal informés ! Alors que vous soyez plus ou moins intéressé par le matos, curieux de comprendre à quoi sert d’avoir 8 enceintes chez soi, ou (c’est dommage mais vous êtes probablement les plus nombreux) simplement intéressés par le fait que le film soit vite téléchargé, même en québécois, pourvu que ce soit regardable (et c’est illégal dans 99% du temps)…nous allons essayer de vous donner envie de consommer mieux, pour peu de moyens, et par la même, de changer vos vies.

Le multi-canal

La première chose à comprendre, c’est que sur un DVD, un Blu-Ray, un jeu vidéo moderne ou un fichier MKV qui fait plusieurs gigas, bref, sur la plupart des choses que vous regardez sur un écran de télévision, il y a une piste audio en multi-canal, en tous cas, au-delà du 2.0, le fameux « stéréo » qui existe depuis 1940 au cinéma, avec le premier film sorti en multi-canal, Fantasia, en 1940, chez Disney. Aujourd’hui, tout est minimum en 5.1, soit en Dolby Digital, soit en DTS. Ce n’est pas compliqué à comprendre : 5.1, c’est le nombre de canaux, 5 enceintes, et un caisson de graves, le fameux cube qui fait « voum » quand les Transformers marchent. Pour alimenter ces cinq enceintes (deux en façade pour le son global, deux sur les côtés ou un peu derrière pour les effets, et une au centre pour les dialogues, en vous la faisant courte), il vous faut un ampli home-cinéma. Certains sont équipés e base d’un système audio complet (les packs, comme Samsung ou Phillips en font beaucoup, généralement bon marché mais efficaces pour de petites ambitions). D’autres sont des machines de guerre avec des entrées HDMI (la péritel du XXIe siècle) à ne plus savoir qu’en faire, des borniers pour brancher jusqu’à 11 enceintes, et de la connectique réseau pour brancher l’ampli à Internet (pour communiquer avec votre PC, votre disque dur réseau, ou simplement des plateformes comme Deezer, Spotify, et faire des mises à jour logicielles). Que tout le monde se rassure, avec 300 euros, on peut déjà s’offrir quelque chose qui fonctionne.

Le son de la télé

A moins de réunir une somme de technologie vraiment bien développée, mettre du son dans un truc plat, c’est nul. Aussi, nos écrans OLED incurvés sont aujourd’hui incapables d’accueillir une paire d’enceintes digne de ce nom. Alors si vous en avez marre de regarder des Apocalypse Now et des Avatar avec un son de Nokia 3210, il faut investir dans un système de son qui fait le boulot. Et c’est là que la donne va changer. Parce que vous allez redécouvrir ce qu’est le cinéma, soit l’addition d’une histoire, d’images, mais aussi de sons. Et c’est largement le son qui est le principal parent pauvre de la famille, parce que c’est « encombrant, cher, compliqué, inutile ». Si vous pensez ça, c’est que vous ne vous êtes pas penchés sur la question. Et si vous n’avez rien pour profiter des formats audio d’aujourd’hui, c’est dommage d’avoir une belle télé, qui ne sait faire que de belles images. On sait, quand on n’a pas essayé, on ne sait pas. Mais on va vous expliquer !

Pas cher, ou full option

Une fois que l’on a accepté qu’il était incomparable de regarder un film ou un concert sur un système de son, il faut s’équiper. Et là c’est le case-tête. Comment ne pas se tromper ? Rassurez-vous, il est facultatif  de tout comprendre aux formats audio. Sachez juste que Dolby et DTS sont des formats concurrents, qui s’acoquinent avec certains studios, mais que tous les lecteurs blu-rays, toutes les cartes son modernes et toutes les télévisions connectées sont capables de les décoder. Mais le mieux, c’est d’envoyer le signal audio pur, ou en BitStream dans son ampli, qui lorsqu’il est branché correctement (comme indiqué dans cette notice que personne ne lit vraiment), sert de Media Center et décode lui-même les signaux audio avec ses propres algorithmes. Là ça peu paraître « compliqué », en fait c’est très simple : c’est l’ampli qui fait tout.

De nos jours, la spatialisation sonore a pris une nouvelle dimension : la verticalité. Avec le Dolby Atmos et son concurrent le DTS : X, il est maintenant possible d’avoir du son qui vient d’en haut, comme dans une sphère, donc, comme dans la vraie vie. Et si les films sonorisés de base de cette manière-là sont assez rares (Everest, Mad Max Fury Road, ou le dernier concert de Roger Waters sont des bons exemples), les amplis d’aujourd’hui, lorsqu’ils sont connectés à 5.1.2 enceintes, ou plus, font de l’up-mix, et améliorent encore l’expérience sonore de vos « vieux » formats classiques 5.1.

On peut s’équiper avec du matériel suffisant pour une bouche de pain. Le conseil du geek, c’est « misez tout sur l’ampli et les enceintes de façade », sachant que si l’ampli doit être moderne (pour décoder les derniers formats), les enceintes, elles, peuvent être acquises d’occasion. Et mieux : si vous en avez déjà des petites, utilisez-les sur les canaux arrières ou hauts, ça fonctionnera (vérifiez l’impédance, en général c’est 6 ohms). N’oubliez pas que pour la fabrication d’enceintes, nous sommes en France les meilleurs du monde (et nous avons même une marque varoise, WaterFall, basée à Carcès qui développe des enceintes en verre, très impressionnantes). Essayez, ne vous laissez pas arrêter par le problème des câbles. Si vous aimez vraiment le cinéma, vous ne pouvez pas passer à côté de ça !

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