Qui dit coach individuel dit clients. Il nous fallait le témoignage d’un ou d’une adepte du coaching personnalisé pour mieux comprendre les effets concrets sur le corps humain. Nous en avons trouvé une en la personne d’Annie Colombero, qui suit les conseils de Frédéric Magnani depuis un peu plus de six mois. Victime d’une grosse chute de ski, elle y a laissé un genou et toute son énergie. Il fallait qu’elle retrouve la force d’utiliser ses jambes à 100% parce que sa passion, c’est le cyclisme. Seule, impossible, inenvisageable. Mais avec un coach, de la patience et de la ténacité, c’est moins difficile pas vrai ?

Annie vous êtes une disciple de Frédéric Magnani. Comment ça se passe ?

Et bien ça fait six mois qu’on a commencé. Mon but c’était de réparer ce qui avait été abîmé par une chute en ski, rupture des ligaments croisés. J’ai été reconsolidée suite à des visites chez le kiné mais je n’ai pas poursuivi mes efforts avec une activité physique par la suite. J’ai eu ensuite un problème au ménisque, et je ne pouvais plus pratiquer mon sport de prédilection qui est le cyclisme. Je n’ai pas été opérée de tout ça, et sur les conseils de mon chirurgien j’ai repris une légère activité physique, en salle de sport, sur un home-trainer. Je ne voulais pas aller sur route.

La peur ?

Oui, de me refaire mal, de la chute, j’étais terrorisée. Je ne voulais plus traîner des attelles comme je l’ai fait pendant un an et demi. J’ai fait un peu de vélo, un peu de presse et un peu de « chaise » (exercice typique de renforcement des quadriceps, ndlr). Pour me remuscler c’était pas le top. C’est Frédéric qui est venu vers moi parce qu’il voyait que quelque chose n’allait pas. Il m’a proposé des programmes de remise en état des genoux, mais j’avais très peur donc j’ai eu du mal à me laisser tenter.

Et la première séance s’est bien passée ?

En tous cas il ne m’a pas fait mal ! J’étais sportive depuis 30 ans, je venais d’arrêter un an, j’étais dans l’impasse. Il a compris mon état parce que lui aussi a été blessé, et on y est allés tout doucement. C’était déterminant pour moi, même si on était sûrs que le genou tiendrait. Il fallait que je retrouve la confiance, et que je comprenne que faire des choses était possible.

Le médecin vous a juste permis de reprendre le sport, parce que votre genou était solide ?

Il ne me l’a pas dit comme ça mais je pense que c’était son idée, sous-entendue. Mais mes sensations étaient bizarres, j’avais peur de me refaire mal. D’ailleurs j’ai chargé un peu trop sur la presse et je me suis blessée ! Je sentais que je n’étais pas prête. Et Frédéric a eu un rôle primordial, en m’amenant petit à petit à remettre du poids.

Vous connaissiez bien votre corps ?

Je pensais le maîtriser parfaitement, 30 ans de vélo ! Si on ne connaît pas son corps on est mort ! C’était un plaisir de pouvoir le mettre à l’épreuve, c’est des sensations que l’on n’a pas ailleurs. J’avais ces sensations quand mon corps m’appartenait à 100 %, et ça je ne l’avais plus. Ces choses-là je les ai partagées avec mon coach, j’avais peur de ne plus pouvoir refaire ce que je faisais avant, comme le tango argentin ou le vélo, donc.

Et finalement ?

Finalement au bout de six mois, j’ai pu reprendre le vélo. Il m’a même dit que je serais plus forte qu’avant, j’avais du mal à le croire. Mais lors de ma deuxième sortie en club j’ai lâché des pratiquants que je n’aurais jamais pu lâcher avant. Mon objectif était clair, je pensais que j’étais foutue pour le vélo, je voulais déjà retrouver mon autonomie. Il y a des mouvements que je ne pouvais plus faire, des choses de tous les jours.

Du genre ?

Fléchir sur les genoux, ne serait-ce qu’un peu, j’avais peur. La vie quotidienne était inconfortable, j’avais peur que l’articulation lâche. Je refais tout comme avant, maintenant, avec les mêmes sensations qu’avant, je tire mes meubles, je m’accroupis. Toute seule je n’y serais jamais arrivée, rien que par peur ou appréhension. Et comme à la fin de l’année je vais être grand-mère, il fallait que je retrouve mes capacités, porter mes sacs de course, sortir mon petit-fils de son lit ! Je refais des squats avec barre, des fentes avant, du soulevé de terre, tout va bien.

Si tout va bien, qu’est-ce qui vous pousse à continuer ?

Parce que nous nous sommes fixés un autre objectif. Je sais aujourd’hui que j’aurais dû faire de la musculation avant, d’ailleurs Frédéric me le dit : tout le monde devrait en faire un peu, ne serait-ce que pour se faciliter la vie de tous les jours. On se sent tellement plus sûr, tous les mouvements du quotidien sont mille fois plus faciles. Même si je connaissais mon corps, je ne savais pas tout, et j’ai appris énormément de choses sur moi-même avec un coach.

 

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