Ils sont pour l’instant 78. 78 à vouloir devenir présidents de la France. C’est absolument colossal, vous en conviendrez. Il se trouve que dans l’absolu, on n’en connaît vraiment pas beaucoup. Les anciens pontes de l’UMP, reconvertis en Républicains, le repenti Jean-François Copé, l’amnésique Sarkozy, la mal-aimée NKM, l’ancien lieutenant François Fillon. Les socialistes, on les connaît un peu moins, mais à peine : Hamon, Montebourg, Filoche, et Hollande qui croit encore que les Français se demandent s’il sra condidat. La vérité c’est que les Français s’en foutent, de qui sera candidat. Le grand barnum médiatique des primaires n’a même pas vraiment commencé qu les médias nous gonflent avec ça presque toute la journée. On entend des uns et des autres les petites turpitudes de leurs ennemis (77 chacun, donc), et ça ne nus intéresse même plus. Parce qu’on est tous logés à la même enseigne, on n’espère plus grand chose de la politique. Ce qui est sûr, c’est que moi je n’espère plus rien de la part de ceux dont je vois la trogne fatiguée par les mandats successifs depuis plus de 15 ans. Grosso modo, la moitié de ma vie. Certains hantent les couloirs des bureaux ministériels depuis avant ma naissance. Alain Juppé, pour moi, c’est le mec des grèves de 1995, j’avais douze ans, je consultais le Minitel pour finir des jeux sur Megadrive avec des codes Game Genie. On est en 2016 et ces mêmes jeux tournent sur mon ancien portable dans lequel je peux en loger 5000. Il s’en est passé, du temps, depuis la dernière fois. Et je sais que moi-même, socialisé, à la page par nécessité, il faut parfois que je lutte un peu pour rester à jour. Je n’ai rien contre la sagesse, pour gouverner il en faut. Mais qu’on ne me dise pas qu’Alain Juppé c’est la solution. Il n’y a qu’en politique que ce qui n’a pas du tout fonctionné est sans cesse remis à zéro pour recommencer, exactement pareil. C’est comme la mode, sauf que là c’est grave.

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