Les enseignants n’ont en aucun cas mérité ça. Fonctionnaires, 4 mois de vacances, 20 heures par semaine…Et alors, au fond ? On est en 2016 et la légende du professeur tyrannique et trop sévère pour être considéré comme un allié, c’est fini. Aujourd’hui, l’enseignement c’est des valeurs, du civisme, de la fraternité, de la tolérance, bien plus que des coups de règle en ferraille sur les doigts. Pourtant si l’on regarde tout ça d’un œil objectif, nos parents, voire même nos grands-parents, élevés « à la dure » pour certains, ne sont pas devenus des mauvaises personnes. Nous, un peu plus. En tous cas, on a l’impression qu’on en sait plus qu’eux, parfois, mais que ce que l’on sait, on le sait moins bien. Et qu’on les respecte, mais qu’on les craint un peu moins. Les gosses changent-ils ? Ou est-ce que c’est juste leur environnement qui les façonne autrement selon les générations ? Vaste débat. Si on écoute les médisants les plus motivés, on vit dans un pays de débiles qui ne fait rien pour apprendre à lire aux gosses. L’école fabrique des bandits en puissance, qui sont déjà prêts à taper leurs petits copains pour leur piquer un Prince de Lu. Et les enseignants, des fainéants surpayés qui passent plus de temps à planifier leurs vacances qu’à s’occuper du bien-être des enfants, alors qu’ils devraient leur apprendre le respect, la tolérance, le civisme, la citoyenneté, en plus des savoirs de base, puis des savoirs complexes, puis tout le reste, parce que l’école c’est là qu’on apprend tout, de A à Z. Sauf que non. Sauf qu’en 2016, l’école n’est toujours pas une garderie améliorée qui remplace la famille. Et c’est peut-être là que se site le cœur d’un problème que l’on a tous envie de commenter, sans avoir de solution pour le régler, si ce n’est déverser le fiel qui anime certains d’entre nous sur un corps enseignant qui mériterait sans doute plus d’aide et d’intelligence que de colère et de résignation.

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