On peut reprocher ce qu’on veut à nos politiques, on peut toujours dire qu’ils s’entre-tuent par voie de presse pour des sujets qui ne nous paraissent pas toujours d’un intérêt fabuleux, certains d’entre eux font en sorte d’agir sur ce qu’ils peuvent. En étant chargé du dossier « Aggloscènes », Guillaume Decart a récupéré un énorme outil que ses prédécesseurs n’avait pas utilisé aussi bien que lui, en coopération avec toute l’équipe de Rémi Moreau, bien sûr, mais aussi tous les autres qui étaient déjà là avant, avec les mains un peu moins libres. Lors de la mutation de l’équipe de direction, l’adjoint à la culture de la ville de St-Raphaël l’avait dit : le Forum devait s’ouvrir sur l’extérieur, laisser de la place à l’associatif, à l’enfance, à la solidarité. Le Téléthon, c’est tout ça à la fois. Alors lors de la conférence de presse qui annonçait le fameux événement du 3 décembre, « 200 voix pour le Téléthon », c’est dans un entretien croisé entre Guillaume Decart, Pascale Jaquet la coordinatrice de l’événement, et Philippe Mabboux le chef de projet/chef d’orchestre, que nous avons tiré tout ça au clair. Comme quoi « Sinraf » et « Fréj' » peuvent faire ensemble des trucs vraiment fantastiques.

Pascale, c’est quoi ces 200 voix pour le Téléthon ?

Ce sera un concert caritatif en faveur d’AFM Téléthon, avec 200 collégiens du territoire de la Cavem qui vont chanter sur la scène du forum, de la variété française et internationale. Une performance parce que tout ça a été préparé entre septembre et décembre. On peut rentrer à partir de douze euros, mais on peut donner un peu plus si l’on veut. Tout sera intégralement reversé à l’association. C’est une première pour le théâtre qui s’ouvre peu à peu à la vie locale, associative, il faut montrer que ce théâtre qui fait du spectacle vivant est un théâtre vivant.

Les répétitions doivent être compliquées !

Philippe Mabboux : La générale est le 29 à partir de 9h du matin. On sera dans la grande salle, sur la scène ! Uniquement des collégiens de la 6e à la 3e, on fera ça avec 4 communes sur 5 dans la Cavem, hélas sans les collégiens roquebrunois. On a tous une chorale, dans chaque collège, et en juin on l’avait proposé à tout le monde. Roquebrune, c’est dommage !

Lors de la fête de la musique vous aviez déjà reçu un flot incroyable de réponses positives ! Tout le monde voulait participer, dans les écoles !

PJ : C’est différent parce que cette fois-ci c’est un projet qui est carrément porté par l’éducation nationale. Ce qu’on attend, c’est le public. La fête de la musique c’était gratuit. Cette fois-ci, l’éducation nationale pote le projet artistique, le théâtre offre la logistique, et j’espère que les conditions sont optimum, normalement oui ! L’idée c’est de faire fonctionner tout ça ensemble et d’attirer du public pour la bonne cause et un joli spectacle !

Guillaume est-ce que c’est facile de trouver un créneau dans l’agenda surchargé du théâtre, pour un événement comme celui-ci, qui ne rapporte rien ?

C’était une volonté du conseil d’administration. C’est un lieu culturel vivant dans l’agglomération, le phare culturel de l’Est-Var. Il nous faut des événements comme ça, des expositions, les associations, le Téléthon. On cherche aussi des mécènes. C’est à mon sens tout ça, la volonté d’ouverture. Et depuis un an et demi ça se passe très bien. Le public répond présent à chaque fois.

On va entendre quoi ?

PM: Des grands noms de la chanson française, Berger, Goldman, des grands medleys, puis un tube par groupe dans une belle playlist ! On a demandé aux talents de l’éducation nationale de créer un orchestre de choc, et les professeurs ont répondu présent. Ils sont tous diplômés de grands conservatoires, et ils vont montrer que lorsqu’on est professeur de musique dans un collège, on est avant tout un musicien. Il y a même un inspecteur d’académie ! On répète au collège Léotard tous les samedis, selon un programme, etc. Il y a vraiment une très grande motivation ! Et chaque professeur fait répéter sa chorale dans son coin. Le 29 on jouera sans orchestre, et on retrouvera les musiciens le soir du concert. C’est un défi !

Le Théâtre va conserver cette mission caritative ?

GD : C’est le rôle d’un service public, cela fait donc naturellement partie des objectifs du théâtre. Gentiment, on va esayer de participer à d’autres choses, en fonction des propositions que l’on va recevoir. Cette fois, Philippe Mabboux qui connaît le théâtre par coeur, 200 élèves, on ne pouvait qu’accepter, ça devrait être de grande qualité !

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