La solidarité, c’est quelque chose de très beau, quand on y pense. Un acte désintéressé, c’est surtout ça qui brille dans le noir du monde sordide de Donald Trump qui nous accueille en son sein malade. Et bien oui, messieurs dames chers lecteurs et lectrices, le mois de décembre qui approche à grands pas, c’est le mois de la solidarité en France. Devant tous les autres. Parce que c’est le mois du Téléthon (notre sujet de la semaine, parce qu’il va animer nos rues un peu partout cette année encore en espérant qu’il fera beau). Mais aussi parce que même si décembre c’est le mois des illuminations, des cadeaux, des repas un peu trop chargés en Jaja et en champagne, c’est aussi le mois de la misère, du froid dans la rue, le mois de la dureté des éléments. Et ça, à force d’écouter les messages publicitaires qui nous supplient d’acheter des conneries pour nos gosses toute la journée, on a tendance à l’oublier un petit peu. Pourtant, sous les nacelles qui accrochent des lanternes éco-responsables dans les rues de Fréjus ou de Roquebrune, on les voit, les gens qui triment dans le néant comme des dingues rien que pour survivre. Allongés dans un caddy sous un arrêt de bus, assoiffés de désespoir sur un parking de supermarché.  Ils sont les oubliés de tout le tintouin du moment. Pour eux, pas de Noël, pas d’élections présidentielles, pas de jour de l’an cotillons/alcool chic, et même pas de Téléthon. Leur parcours, on pourra toujours en discuter. Mais devant l’image de détresse qu’ils renvoient, la première réaction, naturelle, c’est de constater la fin de leur voyage. Est-ce qu’ils sauront mieux où aller le mai  2017 ? Tu parles.

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