Décembre est là. Et Noël aussi…mais ça fait beaucoup plus longtemps. Tellement de semaines passées à écouter qu’il va y avoir une offre canon sous le sapin pour ceci ou cela que la première fois qu’on a entendu la grosse voix d’un soi-disant gros barbu vêtu de rouge à la télévision en 2016, je crois qu’on était tous en short et qu’il faisait 32 à l’ombre d’un platane de Fréjus-Plage. Noël, c’est dès que les vacances d’été sont terminées, depuis que le monde capitaliste a rangé toutes les périodes de l’année en happenings mercantiles. Et comme la seule chose qu’il y a entre le mois d’août et les fêtes de Noël, c’est un truc anglo-saxon qui fête les morts et qui n’est qu’un prétexte à faire la fête déguisé, il est bon de prendre les devants. Alors on bascule dans Noël dès qu’il pleut une fois, finalement. Vous allez me dire « oui, mais quand même, l’automne est une époque sympathique, pleine de belles couleurs dans les arbres et qui jouit d’un climat plutôt doux dans la région ». Certes. Mais l’automne c’est la saison de la rentrée des classes, de la fête des morts, de l’armistice de 1914, des pluies torrentielles, des premiers gels et des impôts. Alors l’automne, tout joli qu’il est, il ferait mieux de passer un peu plus vite qu’en 13 semaines. Malheureusement, c’est le même forfait tous les ans depuis des temps lointains. On lui a juste rajouté des séances de rattrapage, à l’automne, on y fait, on y paye, on y rend tout ce que l’on n’a pas fait, payé ou rendu tout au long de l’année. Et on ponctue ça avec une magnifique fête familiale le 24 décembre, qui finit d’achever nos comptes en banque, nos estomacs, et nos relations cordiales avec nos belles-familles si la dinde est dégueulasse. Je vous laisse, j’ai besoin d’un Laroxyl… en perfusion.

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