Il s’appelle Jérôme Burgi, et il n’est pas agent immobilier. Pourtant c’est son métier de vendre des biens immobiliers. Alors que fait-il ? Et bien il s’est lancé dans une aventure très particulière : réinventer les solutions pour booster un secteur très complexe, celui de la vente et de l’achat de maisons ou d’appartements. Rien que ça ! Immoneo, c’est une façon novatrice de voir la négoce en immobilier, moderne, connectée, débarrassée d’un maximum de contraintes et de délais interminables. Comment ? En étant rapide, réactif, et en utilisant tout ce que le présent a à offrir en matière d’outils. On aurait pu s’ennuyer ferme avec un agent immobilier qui nous aurait expliqué que le marché baisse et que la pierre est un investissement qui garde la côte, on s’est éclatés avec un type qui passe sa vie à jouer avec des drones et des perches à selfies, et qui nous a réconciliés avec son job. Parce que c’est pas vraiment son job.

Qu’est ce qui fait qu’Immoneo est une agence immobilière différente ?

Ce n’est pas une agence immobilière, déjà ! On est un site de vente de particuliers à particuliers. Notre boulot c’est de coacher les gens pour les aider à vendre leurs biens. Et pour ça on utilise tous les outils des bons acteurs de l’immobilier. Et ça commence avec un bon marketing, avec une visite virtuelle, reportage photo complet, intérieur extérieur, des visites par drone, les plans en 2d et 3d, et la géolocalisation. Tout ça permet aux éventuels acquéreurs de savoir tout de suite si le bien leur plaît, puisqu’ils connaissent en un rien de temps l’adresse, la surface, le plan, etc. Ils ne perdent plus leur temps avec des visites, ils peuvent venir faire un tour dans le quartier pour voir si ça leur correspond.

C’est le plus important, de bien informer sur le bien ?

Le plus important quand on vend quelque chose, c’est qu’il faut que ça se sache ! On doit se distinguer en matière de communication. Notre site est l’un des plus consultés en France, et on travaille avec une cinquantaine de sites partenaires, comme le Bon Coin, Explorimmo, ParuVendu… Moi je suis expert en immobilier, ça me permet de bien conseiller les gens. Et comme on ne pratique pas les tarifs des agences en rajoutant 10, 20, 30 000 euros au prix du marché, le rapport qualité-prix est je pense au rendez-vous.

Comment gagnez-vous de l’argent ?

On vend un forfait au vendeur. On sait qu’on va investir par exemple 2000 euros pour vendre un bien, on le facture avec une marge, comme ça on sait où on va. Le client est content, il a des visites sélectionnées, il sait ce qu’il paye dès le départ. Il achète de l’efficacité.

Saint-Raphaël est un endroit un peu spécial, l’âge des habitants, les prix…

On est dans l’une des villes les plus âgées de France. Le marché est essentiellement basé sur les appartements, deux tiers. Les offres, ce sont des villas, mais c’est plus difficile à vendre qu’un appartement, et l’écart se creuse. La plus grosse demande c’est l’appartement de centre-ville. Parce que les retraités vendent leurs villas pour arrêter de les entretenir, ne veulent plus prendre la voiture pour faire des courses. Et ceux qui ont déjà des appartements en centre-ville ne déménagent que très rarement. Donc pour les villas, il y a beaucoup d’offres, peu de demandes… Je crois que le marché a commencé à baisser, on est dans un cycle long.

Est-ce que vous acceptez de vendre n’importe quel bien ?

Aujourd’hui le coaching consiste en beaucoup de choses. Il arrive que certains bien méritent un home-staging, soient remaniés. On essaie de les aiguiller sur le prix de vente, de cibler leurs visites. On oriente les acheteurs vers des courtiers. Et si un client tient à tout prix à proposer un prix que je juge trop hors marché, je ne prends pas son bien. J’ai des délais de vente en moyenne de quatre mois, un bien que vous vendez 1.5 million d’euros alors qu’il ne vaut qu’un million, je perds de l’argent, vous perdez votre temps. Moi, avec un forfait, je mouille le maillot jusqu’à ce que je vende !

Le monde connecté et le monde des propriétaires « âgés » se sont rencontrés ?

Le monde a changé, en 25 ans. Les gens de 70 ans ont connu Internet à 50 ans, rares sont ceux qui ignorent l’intérêt de ces outils. 80% des recherches commencent par le web, et ils tombent forcément chez nous, puisque c’est gratuit pour les acquéreurs. Certains vendeurs nous découvrent et sont telrlement séduits par le concept qu’ils vendent d’abord un bien, puis un autre, en passant par nous.

Qui s’occupe de faire toutes ces vidéos très bien faites ?

Nous-mêmes. On a des process pour tout gérer de A à Z. Chez nous le client ne fait rien, il nous autorise à filmer, photographier ce qu’on veut, gérer les flux de personnes, filtrer les visites. Il n’a qu’à ouvrir la porte. En moyenne, les biens sont vendus en deux ou trois visites, et quatre mois. On est sur la Côte d’Azur, on a tout pour nous, il faut juste faire un bon marketing et il n’y a pas de raison !

Certains vendeurs redécouvrent leurs biens ?

Certains, en rigolant, nous disent qu’ils ne veulent plus vendre ! Bon, le projet est ficelé…En tous cas, ceux qui connaissent les autres agences sont parfois stupéfaits.

Immoneo ringardise un peu les autres acteurs ?

Non, je ne crois pas. On essaie juste de montrer qu’en utilisant les outils de 2016 on peut travailler correctement. Quand on sera 1000 franchisés en France on passera à la télé, comme les autres ! Chacun achète sa propre franchise, j’ai pris le Var. Je peux revendre des sous-licences, je peux embaucher des commerciaux, on peut acheter sa zone, je bénéficie d’une grande autonomie sur beaucoup de choses. Le cahier des charges est assez strict, mais c’est lui qui nous permet de travailler proprement. J’avais 20 ans d’immobilier derrière moi, je me suis peaufiné, amélioré, et ça m’étonne aujourd’hui que les grands noms de l’immobilier ne soient pas plus à jour. Je voulais travailler autrement à l’époque, je ne pouvais pas, et c’est pour ça que je suis là aujourd’hui !

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