Vous vous foutez de ma gueule. Grave. Je ne vous supporte plus. C’est Marine Le Pen qui a fait sauter le couvercle de la cocotte minute la semaine dernière. Pourquoi ? Parce qu’elle ne vaut pas mieux que les autres, du haut de son piédestal au sommet de la montagne de la loi et l’ordre. Vous voulez redresser la France ? Commencez donc par vous présenter chez les condés quand on vous demande des comptes, comme n’importe quel justiciable le ferait en panique, au lieu de vous planquer derrière « de plus hautes responsabilités », et de faire, dans le même temps, comme tous ceux que vous bashez à longueur de journée en les invectivant par médias interposés. François Fillon tape un peu dans la caisse, Macron finance sa campagne avec des sous qui viennent des fonds de tiroirs de meubles que nous on n’a jamais vus, et vous, vous faites aussi dans la feinte au fisc. Bien sûr c’est pas encore acté, puisque c’est pas encore jugé. Et ça ne risque pas de l’être puisque vous avez refusé, et c’est votre droit, de parler à la Police. Sauf que ça fait pas très sérieux, en tous cas, pas plus sérieux que les autres.

Ce milieu politique n’a jamais été un paradis réservé aux bienfaiteurs de l’humanité. Aujourd’hui, on y entre pour se faire voir, s’acheter une conduite, repousser les problèmes judiciaires, et surtout, s’en mettre plein les fouilles, au mépris complet de ce qu’attendent les gens qui votent. On s’en fout, des problèmes de la ville, de la région, de l’état, de l’Europe. On copine, on clientélise, on s’arrange, on octroie, on lèche, on lâche, on lynche, et on batifole au milieu du cirque en vivant dans un vase clos, où on oublie qu’il y a des millions de gens qui triment comme des chiens pour crever la dalle. Ce spectacle en costumes noirs est à gerber, cette campagne électorale sent bon les toiletes d’autoroute, et celui ou celle qui triomphera des autres ne sera pas l’élu(e) d’un vote d’adhésion. On va peut-être tous finir par s’en foutre, à force, méfiez-vous de nous, on est moins puissant, mais sacrément nombreux. Prenez conscience de ce que vous représentez pour le peuple. Rendez-vous compte de ce qu’on pense de vous. Car en dehors de vos sympathisants, tous bords confondus, de vos 500 signataires quand vous les avez, et de vos acolytes qui sucent vos roues pour obtenir un poste où on ramasse grave, les gens vous détestent, et personne ne vous écoute, messieurs et mesdames. Vous vous foutez de nous, alors on se fout de vous, de toutes nos forces.

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