Les Mills…qui c’est ce gonze ? Et bien c’est un ancien haltérophile et lanceur néo-zélandais, devenu gérant de salle de gym après sa retraite sportive, et carrément maire de la capitale, Auckland, en 1990. Il y a 25 ans, il a créé avec son fils Philip un système de cours collectifs suivi aujourd’hui dans le monde entier par un peu plus de 6 millions de pratiquants, et il est aujourd’hui très important pour une salle de sport qui propose ce genre de cours à plusieurs, de se fondre dans le moule de Les Mills, devenu la référence ultime en la matière.

Le principe, c’est que les chorégraphies (ouais, comme de la danse, mais avec des haltères) changent tous les trois mois, et que la « chose » a été lancée il y a 25 ans. C’était donc la centième chorégraphie du Body Pump, sortie simultanément dans le monde entier le dimanche 14 janvier. Et le club de sport Elit Fitness a voulu fêter l’événement en proposant à ses adhérents, mais aussi aux curieux, de participer, en survêtement ou en short, en venant suivre un cours à Félix Martin, plus grand et forcément plus équipé qu’une salle de sport.

Apprendre chez soi

Une question se pose, néanmoins : comment les coaches, qui pour le coup se sont retrouvés ensemble sur scène pour distiller les consignes et les encouragements en hurlant dans des micros serre-tête, font-ils pour apprendre les chorégraphies ? « Je bosse tout ça chez moi », nous explique François Massiera, l’aîné de la bande. « Il faut que je mémorise tout sur des fiches, parce que ces fiches, les pratiquants ne les ont pas. Ils n’ont que nous. Et pour moi, pas question d’avoir un Ipad sur scène, c’est 45 minutes à fond. On le fait avec eux ! »

En résulte un phénomène saisissant : les gens bougent tous en même temps, en regardant le dos de la personne qi est devant eux. Et sur scène, le spectacle est assez curieux aussi, puisque les coaches sont devant des sportifs qui font tout ce qu’ils peuvent pour approcher un mimétisme parfait de leur personne. C’est complètement dingue, ça bouge beaucoup, ça transpire à grosses gouttes, et même si la musique est forcément pourrie (enfin, pour ceux qui aiment …la musique, en somme), elle est parfaite pour faire s’agiter en rythme les affamés de mouvements toniques.

Le premier cours était déjà plein, dès 10h30 du matin, et les sportifs du dimanche (pour le coup, obligé) se sont succédés sans arrêt jusqu’en début de soirée dans une salle Félix Martin qui n’aurait jamais imaginé, si elle le pouvait, accueillir pareil événement. Et pourtant c’est beau, le sport, quand c’est universel. Mais on reste persuadé que faire la même chose avec de la musique écoutable, c’est possible. Pensez-y, en Nouvelle-Zélande !

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