Sept cents pages, était-ce assez pour résumer la vie et l’oeuvre du plus grand sportif de tous les temps ? Enfin, le plus grand… si l’on considère que c’est probablement celui qui a le plus influencé son sport (tout le monde joue comme lui après lui, alors qu’avant lui, il n’y avait que Julius Erving), qu’une marque de pompes avec sa silhouette dessus équipe les plus grands acteurs actuels du basket et qu’il est propriétaire d’une équipe NBA, alors oui, c’est peut-être le plus grand, non ?

700 pages, c’est beaucoup et peu à la fois, quand on s’attaque à un pareil monument. Roland Lazenby est un excellent bographe, parce qu’il est pointu, précis, proche des gens qui connaissent le vrai Michael Jordan, sa famille, ses amis. Il en fait d’ailleurs des caisses au début du livre en oubliant de parler du principal intéressé avant la page 50, pour sa naissance. On apprend tout, m^me des choses insignifiantes, comme l’origine sociale de son grand-père, détail qui ne méritait peut-être pas un traitement si long. Mais alors le reste, la rivalité avec son frère, les matchs dans les catégories de jeunes, sa croissance, l’émergence de son talent, l’investissement sans faille de ses parents, puis la fac, la NBA, les affaires…on en bouferait à n’en plus finir tellement le personnage est mystique et fascinant, que l’on soit fan à crever ou simplement curieux d’en savoir plus sur le gagneur absolu, l’inventeur de l’invincibilité dans la sport.

Lazenby parvient à nous expliquer comment un bonhomme d’1m98 est devenu synonyme de son propre sport, plus encore que D10S ou que Roger Federer. Parce qu’il a révolutionné un sport pour en faire un art, en le rendant planétaire, et en ayant une chance de cocu : tombé au bon moment, en pleine expansion de la NBA, la DreamTeam de 92, des co-équipiers lus que parfaits, un talent d’une insolence absolue, le cocktail parfait pour devenir une légende statufiée devant la salle des Bulls, l’endroit où il est devenu un dieu vivant. Voilà ce qu’est The Life : le résumé d’une déification, en 700 pages. Et ben ça détend, et ça rend intelligent. Et souvenez-vous : Lebron James, Magic Johnson, Larry Bird, Stephen Curry, Tim Duncan, Wilt Chamberlain, et même le monstre absolu Bill Russell avec ses invincibles Celtics…tous ont perdu une finale. His Airness, jamais, il n’a même jamais disputé un match 7. Too easy.

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