Est-ce que Take Two est plus fort qu’Electronic Arts ? Chaque rentrée vidéoludique permet de se poser la question. Pour les simulations de basket ça fait bien longtemps qu’on en est sûr. Pour le reste, c’est à un vrai-faux match de réalisme et de profusion de possibilités que se livrent les deux géants du jeu vidéo. NBA 2K17 mieux que FIFA 17 ? On s’en fout, quoi qu’à 70 euros le jeu vidéo, s’il faut n’en choisir qu’un seul, c’est pas mal de savoir à quel sein se vouer quand on est à la fois fan des Spurs de San Antonio, mais aussi de ceux de Tottenham. Pour le football, on vous laisse vous décide seuls. Pour le basket en revanche, on a poncé le disque pendant deux mois avant de vous livrer un verdict qui va vous faire dépenser ce qu’il reste de votre 13e mois, c’est certain.

Beaucoup, c’est pas assez.

Il y a presque tout, dans NBA 2K17. Presque tout ce qui fait que le basket est le basket. En dehors de la sensation « main contre cuir » qui fait de la pratique de ce jeu une activité charnelle de premier choix, il y a tout : des équipes, des licences, des grands noms, des options, des arbitres, des entraînements, de la tension, du suspense, des dunks de fou, des trois points au buzzer, Shaquille O’Neal, Michael Jordan, Steph Curry et Doris Burke. Et même l’Euroligue. Tout, de A à Z. NBA 2K, c’est la simulation de sport ultime, celle qui regroupe le plus de détails, qui additionne le plus de contenus. D’un réalisme foudroyant, elle laisse le gamer pantois devant tant de précision et de fidélité au monde réel : Curry qui flingue à 3 points, LeBron qui défonce la défense, Chris Paul qui casse des chevilles avec ses cross, tout y est, on s’y croit direct, il suffit d’un match. Et comme c’est assez instinctif à manier, en dehors de cette jauge de shoot qui pose un léger problème au début, c’est juste dingue.

Ma carrière, ou le mode « bas de l’échelle ».

Voilà le mode de jeu ultime : Ma Carrière. Connu depuis longtemps, ce mode permet d’incarner un joueur créé de toutes pièces, avec sa propre histoire, depuis la fac jusqu’au titre suprême, puis la dynastie d’une franchise qui triomphe dans l’histoire si tout va bien. C’est très bien pensé, les développeurs y ont ajouté une grande notion de role-playing, avec des amis, une famille, une véritable intrigue qui émaille la saison NBA. Le seul défaut : votre joueur est nul de facto, avec un ratio de 55 au début de sa carrière (contre 96 pour LeBron James, joueur en activité le plus fort du jeu). Pourquoi ne pourrait-on pas incarner un rookie qui déchire ? C’est un détail, mais croyez-le : les 50 premiers matchs à disputer avec une tortue qui n’a pas de shoot et qui fait des passes au public, c’est pénible. Heureusement, une fois qu’on a compris comment développer ses caractéristiques (dans des menus assez mal faits, hélas), on peut la ramener un peu plus.

En gros, facile à prendre en mains, très riche, s’adresse aux vrais passionnés mais aussi aux newbies qui aiment juste le jeu pour ce qu’il est en tant que spectacle. On vous passe les détails des modes (innombrables), des équipes (…), des possibilités de customisation via le 2K store (une folie). Régalez-vous, jusqu’en novembres prochain.

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