Parfaitement. Et c’est de la bonne came, c’est surtout pour ça qu’on vous en parle, parce que c’est une belle réussite technique, esthétique, et même financière. 89 euros pour un froc fabriqué à 99,9% avec des produits et des savoir-faire qui sont issus de notre pays, c’est tout simplement magnifique. Vous avez sûrement déjà entendu causer de cette marque qui s’appelle 1083, chiffre qui représente le nombre de kilomètres qui séparent les deux communes les plus éloignées en France, Menton et Porspoder, au nord de Brest, là où le soleil ne brille presque jamais.

Ils font aussi des chaussures mais c’est surtout le jean qui nous intéresse. Pour les curieux, sachez que le fameux Denim, qui constitue le jean, vient de Nîmes (ah, ben voilà). Et que paradoxalement, on ne fabriquait plus de jeans dans la patrie de Molière depuis bien longtemps, trop longtemps. Alors un jour il y a eu un financement participatif, et 1083 est né, avec un mot d’ordre : fabriquer des jeans (et des chaussures, donc) avec des choses qui viennent ont parcouru moins de 1083 km avant de se retrouver dans un dressing français.

Et qu’est-ce que ça vaut ?

Le jean que j’ai reçu est vraiment chouette. Bien coupé, des sur-piqûres rouges plutôt que dorées qui donnent un autre cachet, et une matière qui peut paraître un peu plus souple que les jeans habituels du commerce, mais qui à l’usage se révèle douce et confortable, solide, et qui tombe génialement bien sur mes formes de rêve (débrouillez-vous avec ça). Subsistent deux inconvénients : les boutons, qui ne sont d’ailleurs pas fabriqués en France (parce que personne ne le fait, incroyable mais vrai dans le pays de la mode), viennent d’Italie, et ne sont pas tous très bien adaptés au trou qui correspond, ce qui fait qu’ils s’ouvrent tous seuls si on bouge beaucoup. Bémol à cette critique, ce défaut est extrêmement fréquent sur les jeans, de 15 à 300 euros. Et facile à reprendre avec un point de couture de chérie ou de maman, ou de soi-même si on est livrés à un triste sort de solitude. L’autre défaut, c’est l’approvisionnement : un 34-34 (donc un truc standard pour un homme d’1m85-1m90), commandé en Décembre, arrivé en février 60 jours plus tard, c’est long pour un pantalon. Mais très honnêtement, le jeu en vaut la chandelle, parce que c’est de la belle ouvrage, qui fait tourner le commerce en France, et qui ne coûte pas plus cher, alors que franchement, on pourrait le croire.

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