Hier soir on m’a menacé de mort. Non, c’était pas la première fois. Je ne les ai pas comptées. Quand j’étais au collège o se menaçait de mort comme on se traitait d’homosexuels ou de fils de gourgandines. Sauf qu’aujourd’hui j’ai des amis homosexuels qui sont formidables, et que les menaces de mort, j’ai un peu de mal à les supporter. Est-ce que c’est parce que depuis, j’ai lu quelque-part que c’était passible d’une  peine de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende ? C’est possible. Le passage à l’âge adulte est un formidable tremplin pour s’émanciper des légèretés de l’enfance. Et enfoncer des portes ouvertes, c’est mon truc.

On fait tous les jours des choses qui sont « passibles de » aux yeux de la loi. Il suffit qu’on prenne sa bagnole en omettant d’tacher sa ceinture pour aller chercher le pain (si on supporte le bipbip qui équipe aujourd’hui la moindre trapanelle) et c’est déjà une infraction. On franchit la ligne blanche pour doubler un scooter, boom. Ou se gare en travers en empiétant sur une ligne jaune ou un zébra, misère. On se balade avec aucun sou dans la poche, on prend un risque….ce n’est en fait autorisé que depuis 1993, et l’abrogation du délit de vagabondage. Incroyable mais vrai. Télécharger de la musique, poster un photo-montage sur Facebook, illustrer un exposé de fac avec un extrait de film, photocopier un article de presse pour l’archiver dans un classeur alors que cet article parle de soi-même…la photo appartient à son auteur, pas à son modèle, voyez-vous ? On vit tous dans le délit, le stupre, le crime. Alors faire toute une histoire parce qu’hier soir, on m’a menacé de mort, quand j’avais 12 ans j’aurais trouvé ça ridicule. Mais aujourd’hui, j’ai envie d’être pénible. Alors je vais retourner voir le responsable, le pousser à bout, utiliser le dictaphone de mon super smartphone, et aller le balancer aux condés. Comme ça ils auront autre chose à faire que de courir après des djihadistes qui s’ignorent encore, ils auront un problème bien pourri à régler. Et s’il y a une audience au tribunal, ça impliquera encore plus de gens qui n’avaient rien de mieux à faire. Un avocat qui prend un beau billet, un juge qui se divertit en faisant prendre un peu plus de retard aux vrais dossiers, un assistant social qui empile un truc e plus sur son bureau qui menace de s’effondrer. Chiant, je suis. Parce que le plus chiant a toujours raison, aujourd’hui.

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