Le mois d’avril approche à grands pas, et moi je suis déjà en pleine dépression neuro-politique. Parce qu’on va me demander de choisir. Et si vous saviez comme ça me gonfle…Je ne supporte pas de devoir donner mon vote à quelqu’un en qui je ne crois pas, mais je suis encore plus tétanisé par la perspective de ne le donner à personne. Je refuse de rester sur le bord du chemin au moment du choix, et je veux avoir le droit de hurler ma haine et ma désapprobation absolue au moment où va commencer à sentir le vent du boulet. Donc je suis bien obligé de faire le bilan avant de faire mon choix, je regarde donc le menu, et je n’y trouve que des choses absurdes. Bien évidemment, à commencer par François Fillon. Mais si je les affuble d’une espèce de « phrase-programme » qui fait aussi de bilan personnel en quelques mots, je peux essayer d’en rire, au moins. Donc allons-y, et voyons où ça nous mène.

François Fillon : Le candidat de la droiture et de la valeur ravail, qui rémunère ses enfants de 16 ans au tarif d’un avocat, et dont la femme se gave de milliers d’euros pour des conseils inexistants, des micro-confettis éditoriaux dans des journaux conciliants et un job d’attaché parlementaire probablement aussi capital pour la cause que la carte avec les règles dans un jeu de tarot appartenant à la doublette championne du monde.

Benoît Hamon : Le candidat qui ne devait à aucun prix arriver là, tellement perdant d’avance face à Manuel Valls que le fait qu’il ait gagné la primaire ne fait que souligner la faiblesse populaire d’un parti socialiste qui a bu du Destop pendant 5 ans et dont tout le monde veut se débarrasser, à commencer par les socialistes cocus eux-mêmes.

Emmanuel Macron : Un banquier de gauche qui a travaillé pour la famille dont le nom est synonyme de richesse, abus, opulence, gavage inter-galactique. Un type de droite, libéral comme Alain Madelin, riche comme Michèle Delauney, qui se prend à la fois pour Léon Trostski, Henri Krasucki et Brad Pitt. Le casting le plus abracadabrant de la planète.

Marine Le Pen : Candidate soutenue par la frange populaire des Français, qui veulent qu’on valorise le travail, la citoyenneté et les racines. Fille de millionnaire devenu rentier par la magie d’un héritage étrange, en cheville avec des dingues parfois xénophobes, parfois pire, parfois encore pires. Capable de se brouiller avec son père pour ne pas couler les ambitions d’un parti qu’il a fondé, porté, incarné, et alimenté par sa verve habile et sa haine dégueulasse.

Jean-Luc Mélanchon : Candidat des pauvres, mais seulement des pauvres, qui déteste ouvertement tout ce qui n’est pas pauvre et qui fout le bordel dès qu’il ouvre la bouche sur un plateau ou dans une émission de radio. Rempli de colère, moins sournois que la précédente, mais tout autant à côté de la plaque concernant les réalités, et plus énervant, car plus démonstratif.

Voilà pour les prinipaux, restent encore Jadot, Poutou, Lassalle ou même Alexandre Jardin. Je fais quoi, je vote pour Jésus ? Pour Stallone ? Pour Alf, peut-être le fourmilier galactique qui mange des chats.

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