Un Escape Game…c’est quoi, ce truc…un genre de Laser Quest en plus moderne ? Et bien pas du tout. Vous avez sûrement vu que depuis quelques mois, il y a aux abords du carrefour le plus mal pensé de France, à Puget, dans la zone des vernèdes, (MGA Jeans, Stokomani, la Bnp, etc) un nouveau panneau qui indique la présence d’un établissement mystérieux : Prizoners. C’est ça, l’escape game. Mais ça ne dit pas en quoi ça consiste. Pour ça, il fallait rencontrer la gérante, Laetitia, qui nous explique en quelques réponses à des questions de geek ce qu’est ce nouveau genre d’attraction pour ados et adultes, un grand casse-tête à taille humaine pour aventuriers motivés, vifs et intrépides.

Laetitia, c’est quoi, en gros, Prizoners ?

Prizoners c’est un escape game, inventé par une célèbre enseigne parisienne qui est pionnière dans le genre. Ici c’est le premier centre à ouvrir après Paris, on a deux salles, et par équipe de trois à cinq personnes, on a 60 minutes pour résoudre des énigmes et terminer l’aventure. C’est un jeu d’évasion, grandeur nature. Et si on n’avance pas, on reste bloqué au premier siècle après Jésus-Christ.

Ca se passe dans le temps ?

C’est un genre d’agence de voyage pour l’histoire. On envoie les gens dans diverses époques, si tout se passe bien on les retrouve à la fin au XXIe siècle ! On voit des tas de trucs, des guillotines, etc.

C’est vieux, comme concept ?

Pas en France, ça date de 2012. On a d’abord trouvé ce concept à Budapest, ça s’est vite exporté au Japon puis en Angleterre.

C’est pour tout le monde ?

On peut commencer à dix ans, avec un adulte au moins pour accompagner. Mais les niveaux de difficulté sont variables, on s’adpat. la Prison à proprement parler, c’est 4/5, on va dire. Les enfants ont tendance à se poser moins de question, et leur logique peut parfois surprendre les adultes qui réfléchissent trop.

Ici on trouve la période révolutionnaire, la prison romaine, comment ça marche ?

C’est un fil rouge. On est dans un coin où on a vu Jules César, Bonaparte, on est raccord avc la région, c’est un choix, c’est très différent du Prizoners de Paris. Il y a un très gros décor, on évolue petit à petit, il faut changer les énigmes plus que le thème, qui lui est plus difficile à faire varier mais c’est très riche.

Est-ce que tout le monde réussit ?

Mais non ! On a peu d’échecs sur Bonaparte, on a plus d’échec sur la prison, seulement 40% de réussite. Il y a des épreuves de logique, faut réfléchir et jouer le jeu, sinon il ne se passe rien de bon ! On a des gens qui pensent parfois passer en force, mais ça ne marche pas, il y a des jeux, des choses à résoudre.

On vient parfois entre employés d’une même boîte ?

On reçoit de plus en plus de CE, ils veulent des moments ludiques et originaux qui soudent les rangs. Ici ils sont obligés de rester ensemble, de réfléchir à plusieurs et de bosser ensemble, tout seul c’est impossible. Les CE cherchent toujours des nouvelles activités, et celle-là les force à faire preuve de cohésion, ils adorent ça !

Et qu’est-ce que c’est qu’un Game Master, dont tu nous parlais avant qu’on commence cet entretien ?

C’est le maître du jeu, qui fait le briefing à l’équipe au début, puis qui intervient tout au long de l’aventure, qui interagit avec les joueurs. Il y a aussi Ariane, une intelligence artificielle qui tient une part importante. On utilise des logiciels ici, à Paris ce sont des humains qui parlent dans des micros mais j’aime bien notre méthode, ça évite quelques dérapages malencontreux, quand ils oublient de couper !

Et il faut réserver ?

Ah c’est mieux, oui !

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