Nom de code : Brocoletti. Agent infiltré : Alain. Son job : vendre des plafonds en PVC étirables, qui ressemblent à du film alimentaire de couleur, sauf qu’une fois installé, c’est superbe, immaculé, impeccable, et ultra-moderne. En revenant sur le devant de la scène, le procédé de la toile tendue, remise au goût du jour, permet des folies décoratives que l’on ne s’autorisait plus depuis les frasques pop-art de madame Pompidou dans l’Elysée des 70’s. Rien que ça. Avec une horde d’options disponibles en tous genres, une malléabilité sans pareille et une infinité de combinaisons, la toile tendue a de beaux jours, une nouvelle fois, devant elle. La mode est un éternel recommencement, pour Kanye West et pour les autres.

Alain, l’entreprise Brocoletti fait de la décoration d’intérieur sous toutes ses formes. Mais on va surtout parler de la toile tendue. Qu’est ce que c’est, exactement ?

C’est vieux, comme procédé, mais c’est vrai que ça revient depuis peu très à la mode. Pour un plafond, c’est un plafond harponné sur un cadre en périphérie, c’est dégrafable, démontable, y compris s’il y a un dégât des eaux, par exemple. C’est du PVC, hyper solide au niveau de la torsion. Il ne faut pas le percer, mais sinon, on peut faire des tas de choses, laisser transparaître des spots à travers, etc. C’est très propre, comme finition, il n’y a généralement aucun défaut, c’est parfaitement lisse.

C’est en revanche, impossible à faire soi-même.

Posé par des professionnels, c’est fait relativement rapidement. Et c’est effectivement impossible à faire soi-même, il y a une technicité, de l’outillage spécifique, même nous on travaille avec une entreprise de pose agréée.

Qui sont vos clients ? Qui ose le plafond en toile tendue ?

On a beaucoup d’administrations, qui veulent donner un coup de jeune à leurs locaux, faire un hall d’entrée un peu flashy. On a aussi pas mal de particuliers qui cherchent quelque chose de moderne, décorer une cuisine, la rendre très actuelle. On fait aussi beaucoup de sales de cinéma privées, parce qu’on peut facilement faire traverser des « ciels étoilés », ils adorent ça dans le monde du home-cinéma. Et puis on a aussi les gens qui souhaitent finir proprement un plafond abîmé, avec une seule couche de matériau qui cache tout d’un seul coup. C’est pour ça qu’on fait aujourd’hui de la toile tendue mate et blanche, pour le plu simple. Mais on imprime ce qu’on veut.

C’est cher ?

Plus que de la peinture simple, mais si on part sur un plafond en BA13 avec les supports, etc, on s’en sort plutôt pas mal avec la toile tendue. C’est garanti dix ans, mais c’est destiné à durer plus longtemps, alors que c’est très très fin, mais solide.

On peut le découper comme on veut ?

On peut faire tout ce qu’on veut, le produit suit l’ossature, simplement. On fait de la 3d, on peut s’arrêter avant un mur, dessiner des courbes, diffuser de la lumière par transparence. On fait aussi des imprimés. Et puis c’est pratique, le plafond laqué que j’expose, je le monte et le démonte souvent, il reprend sa forme, et j’ai un résultat nickel à montrer au public, tout le temps.

 

 

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