Est-ce que c’est chiant, le salon de l’habitat ? Dans une certaine mesure, oui. Parce qu’on peut trèsfacilement s’ennuyer si l’on n’a pas du tout la passion du gazon synthétique ou de la peinture acrylique monocouche. Et faut avouer que dans certains domaines, assez peu générateurs de folie obsessionnelle, l’habitat, c’est surtout une affaire de rénovation, donc de corvée, de frais, de blé, tout simplement.

Alors voilà comment ça se passe, quand on va, nous, Bah Alors ?, dans un salon de l’habitat : on analyse d’abord le « spectre » du lieu, ce qu’il va nous présenter, et on essaie d’y faire coller ce qui nous intéresse. On obtient « ce qu’on cherche ». Et dans un grand salon, qui occupe 110% du Palais des Congrès (il y a une tente dehors pour faire plus grand, comme souvent), ce qu’on cherche, c’est être intrigué par de la nouveauté, de la vraie. On veut être surpris. On veut découvrir et apprendre quelque chose. Alors on agit comme les furets, on se promène discrètement, longtemps, à l’affût de quelque chose d’intéressant. Et on ne trouve pas toujours. Parce que soyons sincères : nous, au salon de l’habitat, on n’a rien à vendre, et rien à acheter, puisqu’on n’a pas un flèche. Alors il nous faut du cool, du fun, du moderne. C’est pour cela qu’on va exclusivement causer poêles à granules, domotique et plafond en toile tendue. Et pas trop du reste, parce que bon, les briques, les tuiles, les escaliers, les aspirateurs, les batteries de cuisine et les clims réversibles… On en a à la maison. Alors qu’un beau poêle à granules, sans déconner…ça change la vision du monde.

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