Le salon des chiens et chats a bien failli ne jamais avoir lieu à cause de la tempête qui a arraché le chapiteau planté derrière l’espace Caquot de la base Nature. Heureusement, Sophie Healy est une organisatrice pleine de ressources, et en moins d’une semaine elle a à la fois réussi à trouver un chapiteau neuf, mais aussi à remeubler son salon avec des exposants qui pourtant avaient déjà coché d’autres cases sur leur calendrier. Un tour de force qu’il fallait saluer, en lui demanda, et aussi pourquoi les Français étaient si dingues de leurs compagnons à poils. Un monde de fou, il y avait…

Sophie, que s’est-il passé dans la nuit du 6 au 7 mars ?
La tempête Zeus et ses 193 km/h a emporté le chapiteau. Il était tout neuf, en bardage métal, les énormes piliers ont été projetés en l’air, ils ont troué le plancher, et abîmé la structure métallique qui est en dessous.

Comment avez-vous fait pour tenir ce salon, blindé, à peine une semaine après ?
De la folie… J’ai appelé le monteur des stands, qui est arrivé comme moi en catastrophe. Je voulais prendre des photos, le vent m’a emportée. Le monteur a réussi à trouver un chapiteau en moins d’une semaine, il m’a dit « ce ne sera pas le même », j’ai répondu que ce n’était pas le plus important.

Et les exposants ?
Vaste problème, parce que les dates sont très importantes. Quand un chiot ou un petit chat arrive à 2 ou 3 mois, il faut le vendre, et les exposants ont besoin de dates fixes pour les salons, dont tous n’ont pas pu suivre le mouvement. Certains ne sont pas venus, il a fallu les remplacer au dernier moment. Et même si le chapiteau est plus petit, on est là, il y a du chauffage, les animaux dorment bien, ils sont surveillés, tout est parfait, les varois sont venus en masse, encore plus que l’an dernier pour la première, le succès est énorme. Au milieu du dimanche, il y a des éleveurs qui n’avaient plus de chiots.

Comment ça se fait ?
Beaucoup de gens ne viennent que pour regarder, mais j’ai vu des transactions magnifiques, un bouledogue anglais à 2500 euros… Superbe, tout ce que je souhaite, c’est que ces animaux coup de cœur ne finissent pas au refuge. En tous cas, tout va bien, ici. Le chapiteau, on l’a récupéré auprès d’un concurrent, le loueur s’est très bien débrouillé, même si pour l’instant je ne sais pas dans quel chapiteau se fera le reste des événements, on va trouver des solutions. Il me reste quatre salons, je ne dors plus, les émissions de télé la nuit sur la 5 sont fantastiques.

C’est plus stressant de travailler avec des animaux ?
Pas pour moi. Ce qui me travaille, c’est surtout leur confort. Mais cette fois c’est super, on a bien fait les choses, les bêtes sont bien traitées c’est l’essentiel, pour moi. Et ça marche bien pour les éleveurs, tant mieux, les gens sont là pour tout vendre et c’est bien, c’est le but, le dimanche il y avait même des peluches dans les cages pour éviter que ça fasse vide, alors !

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