Steph Curry vs LeBron James. Kevin Durant vs Kyrie Irving. Klay Thompson vs Kevin Love. On dirait le casting de Team USA. Ce ne sont pourtant que des oppositions dans la série qui va opposer en finale NBA les Warriors de Golden State aux Cavaliers de Cleveland. Depuis toujours, la NBA a été la ligue d’équipes énormes bâties autour de suprstars. Depuis la série de victoires implacable de Jordan, Pippen et Rodman en 96, 97 et 98, on s’iamgine que le modèle sur lequel sont fondées les équipes triomphantes a changé, et qu’il faut aujourd’hui un « big 3 » pour s’imposer. Sauf que quand on regarde en arrière avec un peu de recul, on se rend compte que depuis toujours, il y a très souvent trois pièces maîtresses dans un roster de champion. Et en 2017, ce sera la même qu’en 2016, avant une très probable 4ème manche en 2018, puis une cinquième en 2019, parce que pour l’instant, et à moins d’un cataclysme au milieu des trades de l’intersaison, personne ne peut rivaliser avec les Cavs et les Warriors dans leurs conférences respctives.

Parrish, Bird, MacHale ou Johnson, Jabbar, Worthy ?

La dynastie 80 a elle aussi été marquée par un duel qui ne laissait la place à aucune contestation. Dans les années 80, avant l’avènement des bad boys de Detroit, une finale prévisible, c’était les Celtics de Bird contre les Lakers de Magic, qui se partagent 8 des dix titres de la décennie. Et qui avaient dans leur équipe des big three bien énormes, avec une méga-star au sommet de son art, et deux autres joueurs qui auraient pu être les franchise-players de n’importe quelle autre équipe de la ligue. C’est parce que ces joueurs-là préféraient les titres au leadership qu’ils sont restés dans une équipe qui gagne. Comme l’a fait Pippen. Comme l’ont fait des faux seconds couteaux comme Robert Horry, Danny Green ou Toni Kucoc. Et comme le font aujourd’hui des superstars en puissance comme Draymond Gren, Klay Thompson, Kevin Love ou Kyrie Irving, qui est né aux Cavs et qui pourrait bien y rester toute sa carrière, si la franchise gère bien l’après LeBron, et c’est pas demain la veille tant « RoboCop » sort cette année une saison titanesque malgré ses 33 ans.

Qui pour bousculer l’hégémonie ?

C’est probablement du côté de Boston qu’il faudra regarder cet été pour trouver un troisième larron dans la course au titre. Les Spurs de Kawhi Leonard n’ont hélas pas pu défendre leurs chances (maigres) à 100 %% à cause de la blessure de leur joueur star, qui planait jusqu’ici au-dessus de la mêlée en affichant tous les soirs des stats de MVP. Les Rockets sont encore trop dépendants des tirs extérieurs, et en 70 ans de NBA, on n’a jamais gagné un titre en misant sur l’attaque à tout va, sinon Mike d’Antoni serait le coach de l’année tous les ans.

Alors il reste les Celtics. Et le GM Danny Ainge qui d’un coup de génie s’est octroyé au milieu d’un échange sournois le premier tour de draft des Brookly Nets, qui sera bel et bien le premier choix tout court, en l’occurrence probablement le meneur Markelle Fultz. Les Celtics n’ont pas vraiment besoin de lui, mais il est tellement fort qu’il ferait une monnaie d’échange de choix pour s’octroyer les services d’un pivot plus dominant que le trop petit Al Horford. Et pour trouver un pivot « bon à échanger », il faut regarder dans les joueurs qui seront free-agents, donc complètement libres de s’engager avec qui ils veulent, en juin 2018. Et il y aura DeAndre Jordan et DeMarcus Cousins. Ce genre de trade peut s’envisager, d’autant que la maison Celtics a rarement travaillé au hasard. Le titre de 2008 aura dix ans, mais contrairement aux années 90, la franchise se porte bien depuis un moment. Il manque juste un étage de plus à la fusée pour faire mieux qu’une finale de conférence perdue d’avance face aux indestructibles Cavs. Sur la côte Ouest, en revanche, on risque de voir les Warriors défoncer tout le monde encore un moment, puisqu’avec l’arrivée de Kevin Durant, les seuls à pouvoir leur tenir tête en 2016, à savoir le Thunder d’Oklahoma, a perdu son duo de foldingos capable de tout. Et même si Russel Westbrook refait la même saison, il ne pourra rien face au char d’assaut californien. Don en attendant la progression des Celtics, la reconstruction des Lakers (qui ont le second choix e la draft) menée par Magic, éventuellement un miracle du côté des Rockets, de Chicago ou des Knicks qui sont depuis trop longtemps à la cave, ou les Spurs, encore, et bien il va falloir s’habituer au duel de style en Cleveland la grise et Oakland la dorée, parce que ça risque de durer.

Articles similaires

Laisser un commentaire