Et si Cristiano jouait au PSG ? Et si Andy Murray changeait d’entraîneur ? Et si Gérard Lopez achetait tous les joueurs valables de Ligue 1 qui ne veulent jouer ni pour le Qatar ni pour Monaco ? Et si Bielsa changeait le monde ? Et si la draft NBA accouchait d’une souris ? Voilà à quoi on joue, l’été: au mercato, dans tous les sports de la planète ou presque, c’est comme ça. Alors dans quelques disciplines qu’on aime bien suivre dans nos colonnes, on vous donne les dossiers chauds. Et on ne vous parle pas de William Vainqueur, de Larry Azouni ou d’Alessandro Canovi, parce qu’avec tout le respect qu’on leur doit, ils ne changeront pas la face du football mondial en déménageant.

Où sera Cristiano ?

Florentino Pérez vient d’être confirmé à la tête de la Maison Blanche, qui a encore gagné la C1. Bref, on s’ennuie un peu à Madrid, et le départ de la super giga méga star du foot portugais n’est pas impossible. CR7 pourrait bien faire ses valises après 394 matches et 406 buts chez les Merengue. Pour aller où ? Apparemment, pas au Bayern, Rummenigge a dit « cette rumeur doit être consignée comme une fantaisie ». Ah, bon ben nous voilà calmés. Alors, qui a les moyens de se payer ce qui sera probablement le transfert le plus cher de l’histoire du sport jusqu’à l’année prochaine ? Peut-être un mastodonte financier comme le PSG, en tout cas si l’on en croît les rumeurs, le nouveau directeur sportif du club parisien Antero Henrique aurait lancé quelques bouteilles à la mer, pour tâter le terrain. Restent les clubs anglais, on n’en a pas encore entendu parler, mais ce sont eux qui vont avoir le plus de blé à dépenser cet été grâce à la revalorisation abracadabrante des droits télé de la Premier League, alors pourquoi pas ? En tous cas, CR7 en veut au Real de ne pas lui filer de coup de main pour son démêlé avec le fisc, et ça, ça sent le divorce.

Mourinho et le méga-Chéquier

Le Special One veut gagner la Ligue des champions avec Man United. Et pour accomplir son dessein, il veut cinq joueurs : Alvaro Morata, Fabinho, Victor Lindelöf, Andrea Belotti et Ivan Perisic. Rien que ça. Une facture estimée à un peu plus de 258 millions d’euros si tout se passe bien et si l’on considère que Lindelöf est déjà dans le wagon mancunien. Quand on vous dit que la Premier League c’est là que ça se joue…

Barcelone en galère

Les Catalans veulent changer deux trois trucs autour de Lionel Messi, mais ça n’est pas facile. Pourquoi ? Parce que ce qu’ils ont mis sur les tablettes des joueurs transférables, ce n’est pas leur meilleure cargaison, loin s’en faut. Jérémy Mathieu, déjà, qui espère conserver ses 5 millions d’euros annuels en partant jouer à Galatasaray. Problématique. Munir, Sergi Samper, Rafinha, même combat. Le seul qui va probablement partir et qui intéresse vraiment des clubs côtés, c’est Arda Turan.

Ailleurs

Thomas Tuchel ne sera plus à Dortmund l’an prochain. Encore un qui n’a pas survécu à l’hégémonie bavaroise trop violente. Même pas deuxième, pauvre naze. Par contre, Rekkik, la plus grande déception de la saison marseillaise, va rebondir au Herta Berlin, et ça, c’est une énigme. Une blague à 4 millions d’euros. Au Portugal, le FC Porto-la Loose (zéro trophée cette année encore) doit se séparer de 115 millions d’euros de joueurs s’il veut rester dans le cadre du fair-play financier en 2017-2018. En Turquie, le paysage du foot a changé puisque le président dictateur général du pays, Erdogan, joue comme un gosse avec la Super Lig et son club de Basaksehir. Il a déjà Adebayor, il y en aura sûrement d’autres cet été. Pour les autres, ils iront en Chine, où vit le footballeur le mieux payé du monde, qui n’est ni Messi, ni Ronaldo, ni Zlatan, ni Cavani, mais…Ezéquiel Lavezzi, oui madame. 10 matchs, 9 titulaires, 3 passes déc’, zéro but. 27, 5 millions par an, ça fait cher les stats en bois.

RCT

Et si Mourad Boudjellal engageait un joueur français ? Bien sûr que non, pourquoi faire ? Cet été sur la rade, on fait ses courses chez les Cheetas (le sudaf’ François Venter), l’ailier JP Pietersen, lui aussi Springbok, qui s’est engagé a priori jusqu’en 2019, et l’italien Edoardo Padovani qui lui en prend pour une saison. Pendant que le club italien de Parme dépose le bilan, on voit bien que le Top 14 est un championnat qui reflète de moins en moins le niveau du rugby français, un peu comme la Premier League et le foot anglais.

NBA

Boston n’aura pas le premier choix de la draft, ils l’ont échangé contre le troisième avec ceux qui ont tous les numéros un de draft de la galaxie (tous blessés gravement), les Sixers. On peut donc imaginer que Markelle Fultz va jouer moins de cinq matchs cette saison, on lui souhaite bien sûr tout l’inverse mais on s’inquiète pour lui, après Joel Embiid et Ben Simmons, des monstres qui ne jouent pratiquement pas pour le premier, et pas du tout pour le second. Les Celtics ont fait ça pour récupérer des choix de draft l’année prochaine, et pour squeezer l’abondance de meneurs dans la cuvée 2017 : pas besoin, Isaiah Thomas fait le job. Et les 1.5 millions de dollars récupérés dans la transaction pourront servir lors de la free-agency de cet été.

Sinon, les Cavs veulent tous les joueurs de la terre, Jimmy Butler, Paul George, peut-être trader Kevin Love à Indiana, pourquoi pas Iguodala qui ne se refuse aucune porte de sortie. Mais tout ça, de toute manière, ça va se terminer en 2019 avec une super-team aux Lakers, avec LeBron, Irving, Paul George, mais sous le soleil. Et du côté des Lakers, on imagine reconstruire avec Lonzo Ball (probablement), second choix de draft et meneur d’avenir, mais on veut aussi tout faire pour attirer Paul George le plus vite possible, à côté de Brandon Ingram, la crevette de Californie, qui paraît-il peut révolutionner le game. Ok, Magic, si tu le dis.

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