Elodie Marcandella est une jeune femme brune élancée, spécialiste d’audition. Azur Audition, c’est elle, vous connaissez sûrement ce local situé dans la galerie marchande de la gare de Saint-Raphaël (qui vient juste de prendre un bon coup de jeune, il était temps !). Elle ne fait pas que ça, et elle le prouve : en tant que membre de la Jeune Chambre Economique, ce « business club » qui réunit de jeunes entrepreneurs désireux de partager les bonnes choses qu’ils savent faire avec leurs concitoyens, elle mène depuis quelques mois un beau projet qui se concrétisera le 26 septembre au théâtre le Forum. La santé de demain n’aura plus de secret pour vous, elle va vous expliquer comment, pourquoi, dans le détail et par le menu.

Tu es membre de la Jeune Chambre économique depuis trois ans, c’est bien ça ?

J’ai été parrainée par Pascal Bacchi, il était mon parrain « booster ». C’est une expérience qui m’a énormément apporté, et cette année je réalise ma première opération en tant que directrice de commission, c’est une belle opportunité pour moi.

Chaque année le JCE organise donc ce que tu appelles des « commissions », ce sont des processus avec des objectifs à atteindre qui se concluent par des événements. Toi tu t’occupes de l’une des deux ou trois qui ont été retenues, la tienne c’est « la santé de demain », qu’est ce que c’est ?

Elle aura lieu le 26 septembre à Fréjus, et c’est basé sur tout ce qui concerne les objets connectés, la technologie du futur, etc. On pourra comprendre comment les objets connectés sont capables de nous aider à réaliser des bilans de santé plus aboutis, par exemple. Et on aura aussi un grand volet de conférences sur la santé de demain. On y sera de 10h à 18h, toute la journée le public pourra faire des bilans de santé gratuits, et la nouveauté, c’est que tout sera orienté vers les objets connectés.

Un exemple ?

En kinésithérapie, par exemple, des objets sont aujourd’hui capables de nous dire rapidement si on dort bien, si notre posture est bonne, etc. On peut aussi savoir si l’on mange bien, si l’on bouge assez. Mon domaine c’est l’audio-prothèse, les systèmes d’écoute de téléphone ou de télévision n’ont aujourd’hui plus besoin de passer par des colliers, on est directement relié, on pilote tout avec son smartphone, sans branchement. Avant c’était beaucoup plus fastidieux. Dans tous les domaines de santé beaucoup de choses se développent, comme les balances connectées, qui ont quitté le domaine exclusivement médical pour atterrir chez les particuliers. Ce qu’on veut c’est montrer des choses qui n’ont pas été vues et revues et surtout proposer des choses nouvelles.

Comment ça s’inscrit dans les missions de la JCE ?

C’est notre but, d’organiser des choses pour la ville, pour les citoyens. Le dépistage est une problématique de santé. Il ne faut pas attendre d’avoir mal pour consulter, prendre soin de sa santé, même jeune. C’est le message à faire passer, à toutes les générations. Le 26 septembre ce sera une journée pour informer tout le monde, les petits et les grands, même si on s’imagine que le public est susceptible d’être un peu plus âgé. Mais n’importe qui pourra venir, se faire contrôler pour vérifier que tout va bien !

Comment le projet a été mis sur pieds ?

Avec l’appui d’un ami pédicure-podologue, Dorian Laffont, qui est installé à Saint-Raphaël à Epsilon 3. On discutait de la JCE, je lui faisais un peu la promo de l’organisation, en lui expliquant que l’on pouvait faire bouger de petites choses, en agissant. Il m’a dit que c’était génial, que lui aussi voulait absolument participer, qu’il avait envie d’utiliser cet outil pour faire quelque chose de bien pour ses concitoyens. Et c’est comme ça qu’en faisant le tour des compétences qui étaient à notre disposition, on a orienté la chose vers la santé de demain.

J’ai vu sur le communiqué de presse que  l’UPV, le CCAS vous soutiennent. Comment ça se concrétise ?

Le CCAS nous a greffé sur sa journée mondiale de la santé, ça nous a permis de faire connaître la JCE, ils nous ont aussi invités à participer à une conférence sur la domotique, la prévention des chutes, l’aménagement du territoire et de la maison, tout ça est très important de nos jours. C’est aussi grâce à eux probablement que Rémi Moreau du Forum nous fait d’autant plus confiance pour organiser toute cette journée au théâtre. On nous encourage, le CCAS est vraiment un très gros partenaire pour nous. L’UPV relaye l’info, nous appuie grandement pour trouver des subventions. Les entrepreneuses pareil. Tous les partenariats sont importants, le réseau, communiquer, exister, on a besoin de tout le monde pour faire prendre forme à ces projets, c’est fait pour bénéficier au maximum de gens, aider les autres, le commerce local. C’est ça la JCE, c’est l’idée de créer de grandes actions qui irradient.

En fait vous faites « cadeau » de vos compétences à la Cavem et ses habitants ? C’est la finalité ?

Absolument. La réussite d’une action, c’est réussir à la transmettre. Ce qu’avait créé Mylène Lavialle avec « Booster d’entreprise », c’est fantastique parce que ça a été récupéré par la Cavem. Si ce que l’on fait est relayé c’est déjà formidable, mais si nos actions sont adoptées ou même reprises par les villes ou la communauté d’agglomération c’est encore mieux. On les crée dans ce but aussi. Qu’une institution se régale avec ce que l’on crée c’est génial.

D’autant que « la santé de demain » a déjà fait parler d’elle en hautes sphères, tu peux nous en dire plus ?

C’est grâce au président de la JCE, tout le bureau, en fait, ils y croyaient tous et l’ont porté au niveau national. Nous avons eu le prix MACIF « coup de pouce », qui nous a donné une grande visibilité et beaucoup de crédibilité au niveau local. Il faut maintenant que ce soit grand et beau, voilà !

 

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