Il a été conseiller municipal, attaché parlementaire, directeur de cabinet, et a fait beaucoup de militantisme. Après des années de candidatures aux postes clés de notre agglomération, Philippe Michel-Kleisbauer a été élu, le 18 juin, député de la 5e circonscription du Var. Porté par le mouvement « En Marche ! » fraîchement placé à la tête du gouvernement, ce fervent adhérent du MoDem l’a remporté face au Front National d’une courte longueur, mais d’une longueur quand même. Vous l’avez élu, vous allez apprendre à le connaître ! Portrait d’un amoureux de la Ve République.

Philippe Michel-Kleisbauer, vous avez été à tous les rendez-vous électoraux depuis 2012, pourquoi ?

Pas depuis 2012, bien avant, depuis 2007 ! La première législative était en 2007, la seconde en 2012, l’élection municipale en 2014, les cantonales étaient en 2015 et la dernière législatives de 2017. Alors pourquoi ? Parce que je représente un courant de pensée, un courant centriste, qui est une tendance d’une droite qui a ses racines chez les Chrétiens démocrates sociaux, qui ont par la suite toute référence chrétienne et se sont ouverts à la laïcité et à toutes les tendances religieuses qui peuvent accepter les règles de la République. Et ayant commencé ma vie politique dans cette famille qui était l’UDF, je suis resté un militant de base de cette cause, d’une société libérale par nécessité et sociale par devoir. J’ai été élu en 1995 au conseil municipal de Trans-en-Provence. Je suis devenu d’abord attaché parlementaire de François Léotard puis directeur de cabinet de la ville de Fréjus parce que j’aime faire part de mes idées. Et est arrivé un moment où dans le jeu politique local, des dérives ont commencé à apparaître à cause, certainement, d’une trop longue durée de certaines personnes et de leurs mandats. Non pas à cause des appartenances politiques mais du fait qu’on rentre dans un confort et qu’on s’isole dans une tour d’ivoire. A partir de là, j’ai jugé bon de reprendre mon bâton de pèlerin et de me battre pour les idées de cette famille centriste . J’ai donc quitté mes fonctions de la ville de Fréjus début 2007 et après 12 ans de bons et loyaux services (2 ans avec François Léotard et 10 ans avec Elie Brun – ndlr) et qu’ensuite j’ai été candidat à chaque élection législative sous l’étiquette du MoDem et aux municipales et cantonales à la tête d’une liste centriste. Pour faire vivre mes idées, comme un bon militant, comme quelqu’un qui a toujours pensé que la France devait se gouverner au centre et il se trouve qu’aujourd’hui les choses nous sourient puisque que le président Macron, avec l’aide de François Bayrou, a réussi à faire ce que beaucoup d’autres ont rêvé de faire avant lui, à savoir rassembler les qualités des hommes de compétences de droite comme de gauche, de tout horizon social, et leur permettre de travailler ensemble pour le bien de notre pays. Donc j’ai été candidat, et je serai à nouveau candidat dans certains combats politiques lorsque ma famille politique me soutiendra ou me demandera de l’être. Parce que je me bats pour une famille politique. Et je ne serai peut-être un jour plus élu – c’est même une certitude – mais je pense que j’aiderai toujours et que je ferai tout mon possible, et je ferai toujours du militantisme au sein de cette famille politique.

Vous êtes député depuis le 18 juin, et c’est nouveau pour vous. Comment définiriez-vous cette fonction ?

La circonscription est un artifice administratif pour déterminer un ensemble d’électeurs. La France est répartie en 577 circonscriptions en France métropolitaine, ultramarine, et même les Français de l’étranger, qui ont besoin d’avoir des représentants. Les circonscriptions permettent de définir des arrondissements territoriaux pour organiser des élections mais ne confient aucun rôle territorial au député. Un député, c’est le premier des législateurs puisqu’il appartient à l’Assemblée nationale, qui est la première des chambres saisies ou la dernière en dernier ressort. Donc en fin de compte, je représente autant les Basques que les Bretons que les Alpins qu’un député du Nord ou d’Alsace représente les Provençaux, les Occitans ou tout autre catégorie. Le rôle du député est donc d’examiner les lois, d’en débattre, de les amender s’il le faut, de poser des questions écrites au gouvernement dont les réponses, éditées au Journal Officiel, impliquent l’administration en cas de jurisprudence. Cela fait parti de la hiérarchie des normes. Et le parlementaire est un interlocuteur entre les grands ensembles humains des collectivités, des grandes entreprises, des associations, et des organes de l’Etat. Le député est élu par cette base et il est le représentant de cette base. Donc, il lui appartient de faire une synthèse de ce qu’il entend et de gérer les lois qui lui sont proposées ou qu’il présente lui-même en fonction de ce que cette base lui demande. C’est pour cela que tous les sujets que je vais traiter ne seront que des sujets d’intérêt général et collectif. Il n’est pas question pour moi d’intervenir sur des dossiers privés, ni sur des domaines de compétences que nos institutions ont confié à d’autres. Par exemple, on a des élus territoriaux, les conseillers départementaux et régionaux, et des élus locaux, les maires, les conseillers municipaux, des adjoints, qui reçoivent par la loi et par les institutions, des compétences. Dès lors que leur élection est validée et non contestée, ils sont souverains. A partir du moment où ils prennent une décision souveraine et qu’ils décident de la mettre en place, ils passent le filtre des contrôles de légalité de l’Etat. Mon devoir est de le respecter. Alors, même si des concitoyens s’offusquent ou s’opposent à des dossiers, dans la mesure où ces dossiers respectent la constitution, je n’ai pas le droit de contrarier le déroulement de nos institutions. Je suis un républicain, je respecte les lois de la République qui s’imposent et elles s’imposent aussi à moi. Ce que je peux faire en revanche, c’est lorsque l’une des mesures prises par un de ces vecteurs territoriaux va contre une tendance ou un bon sens et qu’il faut amender la loi, je peux intervenir sur la loi au niveau national, pour faire en sorte que le problème que nous avons eu d’une portée générale puissent être aussi révisé au point de vue de l’intérêt général. A l’exemple de la question des constructions de certaines plages de la ville, qui met beaucoup de gens en émoi. Il y a eu un référendum, je respecte toutes les décisions qui ont été prises. La seule chose que je me suis proposé de faire à ce sujet c’est, au moment où l’on va ouvrir sur la loi du PLU et du logement social, de tenter d’amender la loi pour dire que les places de villages ne doivent pas être aliénables et ne doivent pas être constructibles de manière à préserver au moins de la bétonite, et que l’on préserve un espace centrale où tout le monde puisse se rencontrer. Mais je ne vais pas intervenir sur les cas particuliers.

Pourtant les gens vous sollicitent pour ça ?

Énormément, mais je garde toujours mes distances. Je les écoute, je lis les documents, je réponds à tous ceux qui m’écrivent, je leur montre que je comprend, mais je leur explique aussi mon rôle, les distances que je dois garder par rapport à un cas particulier et que je dois rester sur l’intérêt général.

Ça ne les déçoit pas ?

Cela peut être très décevant, mais, comme c’était justement le feu de cet engagement que j’ai toujours eu, dans le fond de votre première question, de vouloir être un parlementaire qui respecte les règles du parlementaire et qui habitue aussi la population à ne pas se tromper d’élus auxquels il doit s’adresser. Il y a des gens qui le comprennent tant mieux. Il y en a qui ne comprennent pas et ce n’est pas grave. J’ai été élu, et pendant les cinq années de mon mandat je vais pouvoir garder cette ligne de conduite vis-à-vis des gens et leur expliquer. Car je pense que lorsqu’on est élu, on ne doit pas toujours être à la traîne de la population, on doit aussi à des moments prendre le lead pour ré-expliquer nos institutions. Il se peut qu’il y ait des administrés qui ne les acceptent pas, il y a des gens qui rejettent la Ve République, moi la Ve République je l’accepte. Donc quand on touche à l’organisation institutionnelle de mon pays, il est de mon devoir de le rappeler. Et c’est aussi remettre les gens devant leurs responsabilités et au moment où ils doivent faire un choix électoral, par exemple territorial, il faut qu’ils sachent bien quelle est la compétence des gens qu’ils vont élire, ce qu’ils peuvent faire et ce qu’ils ont décidé de faire ou pas dans leur programme. De manière à mieux exercer leur choix.

Sur les réseaux sociaux, nous avons remarqué que vous faîtes beaucoup de « réunion de travail » avec les maires ou encore le préfet. A quoi servent-elles ?

Alors, chacun dans son rang a un rôle respectif. Par exemple, les maires. Prenons l’une des premières réunions que j’ai organisée avec la commune de Roquebrune. La commune est confrontée, dans sa vie de tous les jours, des problèmes qui apparaissent et dont la solution appartient à l’Etat, donc à la loi. Je prends deux exemples sur lesquelles je travaille avec la commune de Roquebrune : la problématique des gens du voyage. Lorsqu’ils viennent et s’installent, c’est aux propriétaires de faire une action en référé, mais le propriétaire n’est pas tout le temps là, le temps qu’ils sachent qu’ils saisissent le tribunal, les choses vont perdurer. Il est possible aussi que le propriétaire n’ait pas l’argent pour lancer une procédure. Donc la commune voudrait intervenir en lieu et place des propriétaires. Hors, la loi a déjà examiné ce genre de cas, le problème c’est que permettre à une commune d’intervenir sur le bien d’autrui, c’est aller à l’encontre de l’une des libertés fondamentales garantie par la Ve République : la non violation du domicile. Et lorsque vous êtes propriétaire, on ne peut pas se substituer, sauf cas très précis. Donc, cela pose un problème car il y a des maires qui veulent agir mais qui n’ont plus de leviers. Donc je dois travailler au niveau de l’Assemblée : j’ai demandé à mes administrateurs de pouvoir travailler avec eux sur les textes de lois prises en 2004, de regarder pourquoi ils ont abouti là-dessus, et comment je pourrais venir amender pour donner des outils qui n’existent pas encore aux élus locaux. J’ai, du coup, provoqué une réunion avec le médiateur des gens du voyages et les collectivités, pour avoir aussi son retour d’expérience de manière à ce qu’il me donne un certain nombre d’indications qui pourraient me permettre de mettre dans ma loi d’amendement si je peux en faire une. Deuxième sujet sur Roquebrune. Comme Fréjus et Saint-Raphaël, la commune a un littoral important. Lors de la dernière législatures, les députés ont modifié la loi littoral. C’est cette loi qui permet de protéger le bétonage du bord de mer. La loi telle qu’elle a été modifiée, des communes comme Roquebrune ont un problème pour l’appliquer. Au moment d’instruire des permis de construire, ils ne savent plus trop. Du coup, ils me saisissent de manière à ce que je puisse saisir le gouvernement par le biais d’une question écrite pour dire « Voilà, telle commune du littoral a ce problème, comment devons-nous faire ? ». La réponse faite par le gouvernement dans un délai de 2 à 3 mois sera publiée au J.O. Ce qui fait que cette réponse vaudra pour la mairie de Roquebrune qui saura dans quel sens aller, mais cela vaudra aussi pour toutes les autres communes de la France qui ont ce même problème. Donc le rôle du député lorsqu’il rencontre des maires, est de récolter des informations, et d’agir sur des intérêts qui dépendent de la loi et de l’intérêt général. Après, ils peuvent me parler d’un problème qui agite le débat municipal, je l’écoute mais je me garde d’intervenir.

Et avec le Préfet ?

On va se voir, avec le Préfet et le Sous-Préfet, pour parler des gros dossiers qui agitent tout le monde, qui agitent même localement des populations. C’est le cas de dossiers comme celui d’Ecopôle par exemple sur Fréjus. Ecopôle, c’est un projet qui est porté par des privés sur un espace. Cet espace a été passé au crible lorsque la ville ou l’agglomération l’a mis sur le marché de l’urbanisme des entreprises. Les entreprises qui arrivent derrière qui proposent un projet, passent par les fourches caudines de l’administration et reçoivent des avis favorables ou défavorables et avancent pour créer un processus industriel qui va employer du monde et qui va permettre à des tas d’entreprises de fonctionner parce que cela répond à des besoins. Exactement le problème des ordures ménagères. On a régulièrement des problèmes à ce sujet et on sait comment ça marche : tout le monde veut des ordures ménagères mais personne ne les veut chez soi. Donc le préfet est aussi en confrontation avec le fait que l’on ait des entreprises qui proposent des processus qui respectent les règles, qui ont des marchés et qui font le traitement des ordures ménagères mais toujours avec des gens qui contestent ça. Et le préfet a besoin de savoir si tel ou tel projet est soutenu ou non par les élus locaux. Le rôle du député est d’apporter une tendance de ce qu’il entend. Moi, mon rôle n’est pas de me substituer au marché privé, il n’est pas de me substituer à l’Etat si je dois intervenir dans les affaires privées des gens. Si des entreprises ou un particulier ont déposé un permis de construire et que ce dernier est légal, je n’ai pas le droit d’aller dire il faut interdire cette construction. Si un consortium d’entreprises développe un process qui a passé toutes les fourches caudines, il ne m’appartient pas de dire qu’il est illégal. Si jamais on me montre des études qui prouvent qu’il y a pollution ou autres problèmes, là je peux intervenir sinon mon rôle n’est pas de casser l’emploi futur. Parce que le problème de notre circonscription et de notre département, c’est bel et bien l’emploi, notamment l’emploi des jeunes. On a des entreprises, surtout quand elles ont une grosse renommée localement ou nationalement, qui deviennent les persécuteurs persécutés dans l’imagination de chacun. Mais malgré tout, ces entités font vivre beaucoup de monde. Et il y a des gens qui peuvent voir la vie d’une manière différente parce qu’ils ont un emploi. Et je ne veux pas – parce qu’il y en a deux ou trois que ça peut gêner – mettre à mal de l’emploi. Les discussion avec le préfet se situent à ce niveaux là. Lui, il a un gouvernement qui lui dit « objectif numéro un : l’emploi » et moi, en tant que parlementaire, j’entends à l’Assemblée nationale un gouvernement qui dit « objectif numéro un : l’Emploi ». C’est clair que nous sommes dans une région touristique qui est belle et où l’on aime se prélasser, mais dès qu’on a un petit truc industriel qui pointe son nez, tout le monde gueule. Maintenant quand on va dans d’autres régions de France, comme l’entrée de Lyon, on voit toutes les raffineries, c’est une autre source de pollution que l’on peut avoir ici ou là. Hors Lyon est heureuse de vivre de toutes ces industries. Donc, si un jour on veut ne pas vivre que de la vente de la terre ou du tourisme – ce qui représente un peu une économie de pays sous-développé – il faudra bien qu’on s’industrialise. Et l’industrialisation, ça a des inconvénients. Voilà le genre de sujet que l’on traite avec le préfet.

Quelles sont vos relations avec eux ?

Mes relations sont d’abord de respecter chacun pour ce qu’il est : le préfet et le sous-préfet sont des représentants de l’Etat, qui sont désignés par l’Etat, qui ont sous eux la responsabilité de gérer une administration très lourde et de qualité. Et les élus. Même si je ne les aurais pas tous choisi, moi, puisque j’étais candidat contre certains comme ceux de Fréjus, ils ont été élus, ils ont gagné, ils sont souverains. Je peux contester politiquement leurs choix en argumentant, je ne peux pas contester leur légitimité à mettre en œuvre des mesures qu’ils ont décidé parce qu’ils sont légitimes à le faire. En revanche, et à nouveau, je peux entretenir de bonnes relations avec eux mais vouloir de mon propre chef intervenir sur des lois qui seraient plus ou moins contraignantes pour eux. Je reprends l’exemple de la cession des terrains dans les villes. Vous vous rendez compte que si l’on veut remplacer trois lampadaires pour 20 000€ il faut faire un appel d’offre avec un marché avec au moins trois sous-missionaires et lancer un procédure qui va durer des semaines voir des mois. Si, en tant que maire, je veux vendre un terrain de football ou un terrain de boule pour qu’il y ait un immeuble, je peux prendre cette décision tout seul, dans mon bureau, de gré à gré, avec qui je veux. Le seul rôle de l’administration c’est de faire une évaluation du terrain, du foncier, que, moi maire, je peux sous ou sur évaluer de 15%.

Cela passe en conseil municipal non ?

Non. Cela passe en conseil a posteriori quand le maire fait le compte-rendu des actes. Quand vous avez un conseil municipal, la liste de toutes les décisions sont soumises au vote, mais à la fin vous avez toujours « compte-rendu des décisions du maire » : les décisions qui appartiennent au maire qu’il peut prendre tout seul dans son bureau. Donc pour acheter des meubles pour une école ou un bureau, il faut un appel d’offre. Vendre un terrain à plusieurs millions d’euros, il peut le faire seul. A mon avis, il y a quelque chose qui ne colle pas. Voilà pourquoi j’essaierai de trouver le moment où, dans mes discussions, je peux introduire des amendements qui viennent modifié cela.

Alors puisque vous parlez de terrain de foot et de boules, nous allons parler de Fréjus. Quel est votre avis sur notre ville « laboratoire » ?

J’ai un avis contrasté. Voyant le bon… Il y a pas mal de bonnes choses qui ont été faites et dont il appartient à chacun de vérifier qu’elles ne figuraient pas au programme de cette municipalité puisque que la municipalité ne parlait que d’insécurité, de cambriolage et d’immigration et je ne sais pas ce qu’un maire peut faire contre l’immigration ! Mais en revanche, je vois qu’un certain nombre de réalisations figuraient sur mon programme – qui est toujours consultable en ligne. J’ai publié une soixantaine de vidéos où j’explique quart d’heure après quart d’heure ce que j’aurais fait, notamment pour le centre-ville. Le projet de la rue Jean Jaurès tel qu’il a été fait, vous pouvez chercher tant que vous voulez dans le programme de la municipalité actuelle, jamais ils n’en ont parlé, mais moi je l’explique, je mets même les détails sur la façon de faire les trottoirs de manière à ce que les gens puissent s’approprier la route quand les voitures ne passent pas et élargir la zone de chalandises. Pareil sur les grandes manifestations sur la Base Nature. Quand j’étais directeur de cabinet, les élus avaient refusé un concert de Depeche Mode. J’en avais été frustré car, si on avait accueilli Depeche Mode, on aurait pu ouvrir une offre qui ferait que tous les géants passaient par là que ce soit Muse, U2 ou AC/DC,… on les recevait tous ! Mais les élus n’avaient pas voulu. J’étais contractuel, et je m’étais donc plié à la décision des élus. Mais dans mon programme municipal je l’ai mis et je suis content de voir que la municipalité exploite cette espace. Qu’il y ait des concerts géants à la base, je trouve ça génial et il faut qu’il y ait du monde. On a une scénographie extrêmement adaptée à Fréjus puisqu’on part du théâtre Romain qui compte 1000 places, des Arènes – de 4 à 5000 places, et une base qui fait une jauge à plus de 15 ou 20000 : on a tout l’éventail ! Cela veut dire qu’avec l’ensemble des tourneurs que l’on a en France et en Europe, on peut offrir une scénographie exceptionnelle et recevoir tout type de manifestations culturelles. Dès lors, cela ne devrait plus désemplir. On me dit aussi que l’idée du symposium de sculptures que j’avais proposée, est à l’étude dans les couloirs de la ville de Fréjus. Il suffit de retourner voir ces vidéos où j’explique tout ça. Idem pour la salle des ventes : je proposais de construire une salle des ventes au centre-ville, puisque cela attire beaucoup de monde pour les ventes aux enchères. Et cela attire de la vie active dans le centre-ville.

Je vois qu’il y a pas mal de choses qui figuraient dans mon programme alors que le leur était juste basé sur la sécurité et l’immigration. Donc je suis content qu’ils aient puisé dans mes bonnes idées. Là où je suis moins content, c’est que sur le reste il n’y a rien qui sort… Il n’y a pas de programme d’avenir ! Qu’est ce qu’on fait ? On vend ce qu’il y a de disponible en terrain en disant qu’on désendette la ville. Mais la dette de la ville ne porte que sur des actifs. Lorsque l’on fait un emprunt pour construire l’école Aurélienne, c’est une superbe idée. L’école Aurélienne est superbe, elle profite à tous, des gens de beaux quartiers comme Tour de Mare, Terres de Sienne ou encore de Bellevue. Et en ayant emprunter sur vingt ans pour la construire, tout nouveau fréjusien qui arriven lui-aussi s’inscrit dans le remboursement de cette école. Est-ce qu’il y a intérêt à rembourser par anticipation des emprunts pour faire des écoles ? Non ! Certes, il y avait une charge de la dette importante pour rembourser les emprunts, mais sur des taux d’intérêt qui ne valent rien, cela ne pèse rien. Et derrière, comme on a fait tout l’équipement nécessaire, aujourd’hui cette équipement attire et fait que Fréjus a de plus en plus de population. Et plus il y a de monde, plus il y a de contribuables. Donc l’assiette s’élargit. Donc mathématiquement, la dette par habitant diminue.

Pour vous c’est un non-problème ?

C’est un faux problème. Comme je le dis, c’est sur vingt ans et comme on a des collèges neufs, des écoles neuves, on a refait le bord de mer, on a fait la suppression du passage à niveaux, on a tellement bien équipé la ville qu’il suffisait de faire de l’entretien et certaines nouvelles choses : équiper la base pour qu’elle reçoive des concerts géants ou certains investissements ici ou là. Hors là, aujourd’hui, on vent des places parce qu’on dit qu’on manque de logement sociaux. Oui, on manque de logements sociaux, mais des endroits pour les faire, il y en a plein. La ville de Fréjus a un foncier extrêmement riche. Nous avons débloqué des milliers de mètres carrés de plancher dans le secteur de Caïs. Le secteur de la ZAC des sables, c’est 120 000 mètres carrées plancher. 120 000 mètres ! Cela veut dire mille appartements de 120 m², 2000 appartements de 60m², c’est colossal ! Donc l’espace ne manque pas et je le reproche. Mais cela ne concerne que moi-même : j’ai été battu, les gens n’ont pas voulu de mon programme, ils ont préféré jouer sur ce que disait la municipalité. Je proposerai, comme en 2014, d’autres solutions pour l’avenir mais au moment opportun.

Vous avez déjà rencontré le sénateur-maire David Rachline ?

Oui.

Mais depuis l’élection législative ?

Non. Je l’avais appelé lorsqu’il avait été élu maire pour le féliciter. La réciproque ne s’est pas produite. Il m’a même envoyé certains de ces communicants. Je crois que j’ai eu droit à trois agressions via les réseaux sociaux par ses trois « stratèges » à la communication de la ville de Fréjus. Donc j’ai pris ça comme des félicitations qu’il m’adressait… C’est la raison pour laquelle j’ai mis un peu le coup de pied de l’âne ces jours-ci !

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