Damien Vasseur est kinésithérapeute et acupuncteur. Deux métiers impossibles à combiner? Pas sûr. Cherchant à améliorer ses services et ne se fermant pas à la pratique de médecine parallèle, Damien apporte un petit plus à son métier : la médecine chinoise.

Qu’est-ce que la médecine chinoise ?

C’est une médecine empirique très ancienne. Le but de la conférence est de présenter la médecine chinoise non pas comme on le dit trop souvent comme médecine parallèle mais bien comme médecine croisée qui peut s’imbriquer complètement avec notre médecine comme on la pratique aujourd’hui avec la technologie qui va avec. Tout simplement en la pratiquant comme elle est pratiquée depuis des lustres et en y rajoutant encore quelques points de modernité, puisque la technique est en évolution perpétuelle.

Quand on me dit « médecine chinoise » je pense tout de suite baume du tigre et acupuncture. C’est le cas ?

Acupuncture oui, essentiellement ! Pharmacopée aussi, même si moi je ne la pratique pas, elle est beaucoup utilisée en Chine. C’est l’équivalent de nos phytothérapies en plus élaboré. L’acupuncture a traversé les générations et est enseignée maintenant dans un système universitaire mondial. Les français là-dessus sont un peu en retrait encore. Et les techniques sont réactualisées par rapport au pathologie moderne régulièrement. L’argument premier de cette médecine c’est son côté préventif.

Vous ne pratiquez que l’acupuncture ?

Moi je suis kinésithérapeute aussi ! Je travaille beaucoup en posturologie, en orthopractie, en homéopathie aussi, et l’acupuncture effectivement.

Et comment en êtes-vous arrivé à cette pratique qui n’est pas reconnu médicalement ?

On a la reconnaissance de nos patients, c’est ce qui nous intéresse le plus. Je me suis aperçu que la mécanique, la physiologie, tout ce qu’on apprend à l’école c’est très bien mais ça a ses limites. On tombe assez régulièrement sur des incohérences. Des images radio qui sont pas belles et des gens qui ne souffrent pas plus que ça ou d’autres par contre qui ont en imagerie rien d’apparent et qui souffrent énormément. Donc tout ne se situe pas forcément au niveau de la tête. Il y a un autre circuit qui peut justifier de ces douleurs, c’est le circuit énergétique dont on ne parle jamais en occident.

Les deux pratiques s’assemblent ?

A merveille.

Vous replacez des épaules en plantant des aiguilles ?

C’est ça ! C’est-à-dire que je commence par replacer une épaule et si le résultat ne me convient pas à la fin de la séance et que je perçois quelques points que l’ont dit « allumés », qui sont encore en sensibilité importante, je les traite à l’aiguille.

La santé de demain finalement c’est celle d’hier ?

Exactement. La technologie c’est bien mais on peut puiser des éléments dans la médecine chinoise, ou celle pratiquer en Inde. Les médecines empiriques ont tout à fait leur place dans cette évolution.

 

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