Créé par l’Association pour le développement de la Street Photography, le premier festival du même nom a eu lieu du 13 au 15 octobre à la salle Félix Martin, et chez plusieurs commerçants de la ville de Saint-Raphaël. Belle réussite pour un art apprécié par tous, mais rarement sous les feux des projecteurs, sauf quand l’artiste s’appelle Robert Doisneau ! Entre exposition, conférence sur le droit à l’image, ateliers « workshoot », ou sensibilisation aux actions d’Amnesty International (les bénéfices de l’événement leur sont reversés), Jessica Froment et ses acolytes ont réussi le pari de proposer un festival complet et séduisant. Dans les rues de Saint-Raphaël, un parcours photographique a été monté, dans lequel 17 commerçants ont joué le jeu, exposant aussi des photographes de rue. Petite mise au point avec Jessica Froment.

Jessica, c’est quoi ce festival ?

C’est une exposition de « Street photography ». On a lancé un appel à candidatures 6 ou 7 mois avant l’événement ; on a eu une centaine de réponses et on a sélectionné 25 artistes. On est trois à l’organisation : Catherine Auzuret, Claude Somot et moi. Sans oublier nos petites fées du week-end, des élèves du Lycée Saint-Exupéry qui nous aident à l’accueil et au bon déroulement de l’exposition.

C’est quoi la Street photography ?

C’est de la photographie de rue, où les gens ne posent pas. Ce sont des photos « volées », des scènes qui se figent d’un seul coup. C’est un véritable témoignage de l’histoire, de l’ambiance d’une ville…

 

Ça se passe comment niveau droit à l’image ?

À partir de 3 personnes sur une photo on a plus de droits à l’image, sinon niveau législatif ça reste quand même compliqué en France. Ce n’est pas tout le temps clair, et c’est pour ça que nous avons organisé une conférence sur les droits à l’image avec Maître Magali Bourdarot, avocate spécialisée sur ce sujet. Elle est venue expliquer aux street photographers quels sont leurs droits, et ce qui leur est possible de faire.

C’est une première édition. Il y en aura d’autres ?

Oui ! Je ne savais pas jusqu’au vernissage s’il y en aurait eu une deuxième ou pas. Mais finalement, Monsieur le Maire, durant le vernissage s’est entretenu avec nous, et nous a déjà demandé ce que nous avions prévu pour la prochaine édition !

Les street photographers sont la plupart du temps étrangers ?

Beaucoup, mais il y a quand même deux personnes de Nice, une autre de Marseille… et moi !

Pourquoi ce festival ?

On a créé l’association afin de promouvoir la Street photography mais aussi pour essayer de faire évoluer la législation concernant cet art qui sert quand même de témoignage de l’histoire, et ça c’est important.

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