Il fait froid. C’est normal, c’est le mois de février. Et comme nous sommes dans le plein hiver, chez nous, « tout » est fermé. On a éteint les lumières, et maintenant on croise les bras en attendant le retour des touristes. Oui parce que les habitants, on s’en fout un peu. Pas d’animation, pas de commerces ouverts : manger un bout le soir en ville, n’y pensez même pas. Pourtant, c’est chouette les fêtes de fin d’année, on s’amuse, il y a des chalets et de l’animation sur les places de nos communes. De toute manière, tant qu’on ne peut pas sortir le barbecue pour se bourrer l’estomac de merguez, la vie c’est nul. « Il n’y a rien à faire chez nous ».

« Il n’y a rien à faire chez nous » : une expression qu’on entend à peu près chaque fois qu’on parle sortie, shopping, gastronomie. Vous savez qu’à chaque fois que quelqu’un prononce cette phrase, un organisateur d’événement, un restaurateur, un commerçant se bat pour ne pas pleurer et/ou ne pas vous coller une baffe. Parce qu’en février, les Esterelles organisent 5 spectacles, Aggloscènes compte 7 manifestations au Forum, dont 4 complets, Artus se pointe à la salle Félix Martin. En février, à Puget il y a un concert tribute aux Beatles, un concert de Johnny Vegas, un spectacle de Pierre Palmade, et -le sport le plus populaire de la ville – des lotos. Le jeu des 1000 euros de France Inter sera en direct à Roquebrune le 13, le Rallye des Roches Brunes les 24 et 25, et du chocolat partout entre les séances Choco Sophro et la fête du Chocolat. À Saint-Raphaël, Homère, Clemenceau et Saint Exupery se racontent ou se regardent dans des conférences et des expos. Et il y a la rue Safranié, avec ces artistes chaque fois plus accueillants.

Toutes ces manifestations sont organisées par les villes, par des associations, par des femmes et des hommes qui se cassent la nénette pour vous, pendant des jours, des semaines ou des mois. Ils se prennent la tête pour se faire plaisir sur scène, pour partager du savoir, pour vous faire plaisir. Toutes ces personnes sont là pour ne plus entendre « Il n’y a rien à faire chez nous ». Et pourtant, on l’entendra toujours. L’ironie, c’est qu’on entend ça dans les restaurants, dans les bars et dans les commerces ouverts de nos communes. L’ironie, c’est que cette plainte est déposée auprès d’une femme ou d’un homme qui s’est levé tôt pour ouvrir son échoppe et accueillir cette personne qui broie du noir. Alors on ne le dira jamais assez : informez-vous. Et surtout, sortez, pour que les commerces ne se confortent pas dans l’idée de n’ouvrir que pour les touristes, pour que le local fonctionne. Il se passe des choses autour de vous. Je suis même sûr que vous êtes en contact avec des gens directement impliqués à des manifestations ou à des commerces.

À cette réplique malheureusement culte, nous répondons tous les mois avec 44 pages d’informations. Et malgré ce nombre de pages, on ne peut pas tout vous écrire. Lisez Var-Matin et les autres presses qui vous tiennent informés de tout ce qu’il se passe. Faites les comptes et vous vous rendrez compte d’une chose : en février, il n’y a que le soleil qui ne fait rien chez nous.

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