«La forme de l’eau»

de Guillermo Del Toro – Le lundi 26 février à 20h au cinéma le Vox – Séance Ciné Club

Le pitch : Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

3 bonnes raisons :
– Parce que ce film subtil, original et décalé a obtenu le Lion d’Or, (la récompense suprême) au dernier festival de Venise
– Parce que Guillermo Del Toro, créateur du «Labyrinthe de Pan», allie toujours avec finesse fantastique et réalisme
– Parce que le cinéma américain de ce profil-là, à la fois exigeant et accessible, se réduit comme peau de chagrin, et qu’il faut soutenir les survivants

«3 billboards – les panneaux de la vengeances»

de Martin Mac Donagh – Le lundi 12 février à 20h au cinéma le Vox

Le pitch : Après des mois sans que l’enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l’entrée de leur ville.

3 bonnes raisons :
– Parce que c’est un film malpoli, mal élevé, mal peigné, dans un paysage cinématographique formaté
– Parce que Frances Mac Dormand vole à tire d’ailes vers un second oscar, vingt ans après «Fargo»
– Parce que ce film lorgne vers le cinéma des frères Coen, voire celui de Tarantino (sans les valoir : on se calme)

 

«15h17 pour Paris»

de Clint Eastwood – En février au Lido

Le pitch : Dans la soirée du 21 août 2015, le monde, sidéré, apprend qu’un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe. Le film s’attache à leur parcours et revient sur la série d’événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train. Tout au long de cette terrible épreuve, leur amitié est restée inébranlable. Une amitié d’une force inouïe qui leur a permis de sauver la vie des 500 passagers …

3 bonnes raisons :
– Parce que Clint, à 87 ans bien sonnés, est devenu quelque chose comme le vétéran iconique d’Hollywood
– Parce que ce film retrace, avec sa maestria de vieux sachem, un fait divers qui nous a touchés de près, nous autres français
– Parce que les trains de la SNCF ne partent jamais à l’heure – sauf dans les films d’Eastwood

 

«Last Flag Flying»

de Richard Linklater – Le lundi 5 février à 20h au cinéma le Vox

Le pitch : En 2003, Larry « Doc » Sheperd, un ancien médecin de la Navy, retrouve Sal Nealon, un gérant de bar et le révérend Richard Mueller. Tous les trois ont combattu ensemble au Vietnam mais ils ne s’étaient pas revus depuis trente ans. Larry est venu leur demander de l’accompagner aux funérailles de son fils, mort au combat en Irak et dont le corps vient d’être rapatrié aux Etats-Unis. Sur la route, l’émotion se mêle aux fous-rires car les trois hommes voient leurs souvenirs remonter et ils retrouvent leur camaraderie…

3 bonnes raisons :
– Parce que Linklater est un grand cinéaste, alternativement inspiré (boyhood) et destroy (school of rock)
– Parce qu’il s’agit d’un remake remis au goût du jour de «la dernière corvée» (1973) de Hal Ashby
– Parce que comme (presque) toujours chez Linklater, le film allie subtilement humour et émotion

 

« Pentagon papers»

de Steven Spielberg – En février au Lido

Le pitch : Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s’associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d’État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d’années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

3 bonnes raisons :
– Parce que Spielberg sera deux fois à l’affiche au premier trimestre 2018, avec «Ready player one», (science-fiction), en mars
– Parce que ce film, sur le versant «adulte» du cinéma de Spielberg , s’inscrit dans le sillage du «Pont des espions»
– Parce qu’il ne s’agit pas du Watergate (vu mille fois) mais de la séquence antérieure, celle qui a placé le «Washington Post» dans le collimateur de Nixon et de ses affidés

 

À ne surtout pas rater

« Steamboat Bill Junior»

de Buster Keaton et Karl Reisner – Le vendredi 9 février à 20 h au cinéma le Vox

Le pitch : Le jeune William Canfield, de retour de la ville où il a fait ses études, retrouve son père marinier sur le Mississippi. Celui-ci possède un vieux rafiot, le Steamboat Bill. William tombe amoureux de Kitty, la fille du riche propriétaire de la compagnie de navigation concurrente, au grand désespoir de son père.

3 bonnes raisons :
– Parce que Buster Keaton, avec Charlie Chaplin, et sans doute devant lui, est un authentique génie du cinéma muet
– Parce que «Steamboat Bill Junior» (1928) alias «Cadet d’eau douce» est son chef-d’œuvre, rythmé, ingénieux, créatif, et bien sûr burlesque
– Parce qu’il s’agit d’un ciné-concert au sens le plus authentique : comme à l’époque du cinéma muet, un musicien, Michel Colin, accompagne au piano les (més)aventures de Keaton

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