Vous le savez, vous lecteurs de « Bah alors ? », nous accordons dans nos préoccupations et – donc – dans nos pages une place privilégiée à l’efflorescence des activités culturelles au sein de l’agglomération. Celles-ci sont si nombreuses, que, confidence personnelle, j’ai souvent rencontré des ex-parisien(ne)s s’installant ici, qui reconnaissaient être agréablement surpris(es), à l’usage, par le nombre et la diversité des rendez-vous culturels. Aussi, lorsqu’un duo de choc et de charme tel que celui constitué par Emma Picq-Charvet et Anna Franceschini, deux têtes bien faites qui sont aussi deux têtes bien pleines, convie, dans le cadre agréable et convivial de l’atelier d’Emma, le modeste (?!) Thierry Saunier à déplier pour lui (et donc pour vous) les diverses dimensions d’une toute jeune et pourtant déjà très active association culturelle, Artem 83, celui-ci prend ses jambes à son cou et oublie tout le reste, le foot, le rock, la littérature, le Martini blanc et les jolies filles. Petit détail qui tue, comme on dit : il y avait des chocolats sur la table. Enfin, au début de l’interview…Elles savent recevoir, mais je sais faire honneur à qui m’invite

Bonjour Emma Picq-Charvet, qui es-tu ?

J’ai 51 ans, je suis artiste-peintre. Je travaille depuis seize ans dans un atelier situé rue du Safranié à Saint-Raphaël, rue plus connue par le grand public sous le nom de rue des artistes, juste en face du Centre Culturel. Concernant Artem 83, j’en suis la directrice artistique.

Bonjour Anna Franceschini, qui es-tu ?

J’ai 22 ans, je suis chargée de communication pour le cinéma le Vox, à Fréjus. Artem 83, de fait j’en suis la Macron, enfin pardon je voulais dire la présidente (rires).

Parfait. Alors, Emma, quel est donc le but de cette association que vous avez créée, Artem 83 ?

Il faut peut-être commencer par le point de départ. Et le point de départ, en fait ce sont les gens. Non seulement les élèves de l’atelier, en premier lieu, mais aussi d’autres personnes, rencontrées, par exemple, à l’occasion des vernissages réguliers de la rue du Safranié. Tout cela dessine une petite communauté d’affinités électives, de personnes se connaissant, ayant plaisir à être ensemble et exprimant un désir d’activités supplémentaires à partager, en-dehors donc des cours et des vernissages.

D’accord ; donc, à l’origine, à la demande d’un public. Mais alors, Anna, comment cela s’est-il mis en place au départ ?

Artem 83 est une association jeune, mais elle a, comme toutes les associations, un siège : c’est le 23, rue du Safranié ; et un bureau, composé de Anne Marzio, Claudine Rouzaud, Jean-Marie Charvet et Franck Michel. Et elle a déjà, ce qui n’est pas le cas de toutes les associations aussi jeunes, des partenaires : Mosaïque FM, la radio associative, les cinémas le Lido et le Vox, ainsi que le magasin de fournitures de peinture Riquet Beaux-Arts. Et nous continuons à en chercher d’autres, pourquoi pas parmi les lecteurs ou les annonceurs de « Bah alors ? » (rires)

Les annonceurs sont obligés d’être des lecteurs, cela fait partie du contrat léonin qu’Ibra leur fait signer (rires). Malheureusement, l’inverse n’est pas toujours vrai, sinon je serais déjà parti aux Bahamas (rires). OK. Concrètement, Emma, dans quels secteurs se déploie Artem 83 ?

Artem 83 s’appuie essentiellement sur trois piliers ; le premier est la musique, au sens le plus large, qui entre plus spécifiquement dans les attributions d’Anna ; le deuxième l’enseignement, qui lui aussi compte plusieurs dimensions ; et le troisième concerne les projets, très divers eux aussi.

Anna, la musique, c’est une activité qui te concerne plus particulièrement, donc ?

Absolument. Cela fait partie, si je puis m’exprimer ainsi, de mon champ de compétences. J’ai déjà supervisé, dans le cadre de mes activités au Vox, des ciné-concerts, notamment avec Régis Mannarini, et je suis aussi allée à Paris suivre des formations dans ce domaine. Ce qui est à noter dans le cas d’Artem 83, c’est que l’organisation de concerts – qui est très réglementée, et nécessite donc une organisation légale structurée – peut être proposée en différents lieux, aussi bien à l’atelier, bien sûr, qu’au Vox, ou même – c’est notre originalité – chez des particuliers. Si vous avez des voisins trop bruyants, cela peut vous fournir l’occasion de vous venger (rires).

Ok, alors je vais tout de suite rassurer M. Vanni : c’est mon voisin du dessous (rires). Tu parlais aussi de l’enseignement, Emma ?

Oui, en effet. Des cours sont proposés, bien sûr, mais aussi des stages, des workshops, ainsi que, ce qui est rarissime, des préparations aux concours et à l’accès aux différentes Ecoles des Beaux-Arts. L’art, cela passe aussi par la transmission et par l’éducation : aussi ces deux valeurs sont-elles le cœur nucléaire du projet d’Artem 83.

Anna, il y a un troisième volet ; celui qui concerne les projets et les activités diverses, de quoi s’agit-il ?

Ben, c’est toi qui nous a dit que dans un découpage en trois parties, la troisième partie devait être souple (rires). Mais en l’occurrence, les activités diverses sont déjà bien en place ; il y a, bien sûr, les conférences de Christian Loubet, historien des mentalités et des représentations, le dimanche matin à 10 h au Lido : la prochaine aura lieu dès le dimanche 4 février, et sera consacrée à Botticelli. Mais ce n’est pas tout : il y a aussi des visites d’expos ; des voyages seront organisés ; et il y a enfin une dimension de bien-être, ce que l’on appelle communément l’arthérapie, qui va très vite être développée, avec notamment des ateliers de sophrologie.

Ma foi, cela fait en effet beaucoup d’activités ; Emma, pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Nous souhaitons pouvoir mettre en place une ou des résidence(s) d’artiste(s), mais cela sera pour la seconde étape du développement d’Artem 83 ; rassure-toi, le désœuvrement ne nous menace pas (rires).

Renseignements :

Artem83asso@gmail.com

0671994603

Thierry Saunier

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