8 épisodes de 20 minutes, 2h30. Une série qui se regarde en une soirée, comme un bon film. Acteurs irréprochables, scénario complètement délirant, réalisation aux petits oignons. Une série qui fait du bien, si on ose le dire.

La vie à l’envers.

James est presque sûr d’être un psychopathe, il vit seul avec son père, il est hermétique aux émotions et aimerait tuer un être humain. Alyssa est fille unique, son père l’a plus ou moins abandonnée, sa mère s’est remariée et a eu des jumeaux qui font paser la jeune fille au second plan. Les deux se rencontrent à l’école de leur ville où la morosité se marie harmonieusement avec le temps. Nos deux jeunes adolescents vont donc décider de prendre la route pour échapper à leur quotidien anxiogène et ennuyeux. James est ravi à l’idée d’avoir l’occasion de tuer Alyssa, Alyssa tente secrètement de rejoindre son père. Sur leur route, nos les Bonnie & Clyde version teenagers vont rencontrer des gens tordus, des psychopathes, des dépressifs…Tout un tas de personnages qui nous font passer les deux ados pour des enfants totalement équilibrés.

« The end of the fing world » c’est un teen movie, un road movie, un film de romance, un thriller, un freak show le tout mélangé à la perfection. Quelquefois triste, d’autres fois très drôle, mais toujours en décalage avec le scénario de base, cette nouvelle série est un véritable bijou. Si vous êtes cinéphile, la série est courte, il y a un début et une fin et donc le format est très cinématographique. Si vous êtes un fan de série, le show détient tous les ressorts d’une très bonne série, même si les cliffhangers de fin d’épisode ne sont pas utiles, tant on dévore l’histoire d’une traite. Netflix a fait très fort en ce début d’année, « The end of the fing world » renouvelle un peu le stock de bonnes séries TV qui commencent gentiment à ne surprendre plus personne.

La série est une adaptation du roman graphique de Charles Forsman, et est jouée principalement par Alex Lawther qu’on a pu voir dans l’excellent épisode « Shut up and dance » de la saison 3 de Black Mirror et Jessica Barden qui a notamment joué dans « The Lobster » de Yorgos Lanthimos. Ces deux jeunes acteurs ont un potentiel incroyable, certains acteurs adultes et confirmés donnent l’impression de mieux jouer en leur présence, et le couple est en parfaite osmose pour le plus grand bien de scène qui pourrait devenir mythique, comme la scène de la danse improvisée. Une série à voir absolument pour ceux qui aiment les comédies noirs so british.

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