Rejjie Snow – Dear Annie

 

Voilà l’illustration parfaite de l’adage « plus c’est long, plus c’est bon ». 5 années après son premier EP « Rejovich », Rejjie Snow a enfin sorti son album « Dear Annie ». 20 titres, aucun à jeter. « Dear Annie » est un projet bien senti, un album mûri où aucun titre n’a été enregistré par hasard. Le rappeur irlandais a un album qui oscille entre musique d’ambiance, jazz et rap et d’une humilité sans égal en 2018. On se laisse emporter facilement durant une heure dans l’univers de Rejjie Snow. Un univers dont les titres sont déjà des classiques. Mention spéciale pour les titres « Egyptian Luvr » et  « Mon Amour ».

 

 

Femi Kuti – One People One World

 

Le fils du Black President n’en est pas à son premier album. En 30 ans de carrière, Femi a fait résonner l’héritage de son père à travers le monde, malgré quelques petites errances en dehors du cadre de l’afrobeat. Mais avec la sortie de « One People One World » enregistré pendant la Felabration (célébration des 20 ans de la disparition de Fela Kuti), Femi Kuti et son groupe Positive Force est revenu aux fondamentaux. Du jazz, du R&B, des rythmes africains, du highlife et des textes engagés. Le spectre de Fela Kuti est présent dans cet album, qui est un prolongement naturel du grand projet familial. À mettre, avec tous les autres albums de Fela Kuti, dans sa discographie dans la catégorie indispensable.

 

 

Lartiste – Grandestino

 

Mais qu’est-ce que c’est nul. C’est pas du rap, c’est même pas de la musique. On est juste un cran au dessus de Jul. Les gens vont encore dire « ouais mais c’est fait pour danser ». Ces même gens vont souvent vous dire qu’ils écoutent de tout. C’est faux. Ils ont de la merde dans les oreilles, et Lartiste en rajoute quelques tartines. Quand on veut danser, on écoute Fela Kuti (voir plus haut), on écoute pas ce genre de daube. Le pire c’est que chaque mois, on a le droit à une douzaine de chanteurs comme celui-là et que ces derniers squattent systématiquement les top charts. Je ne sais pas ce qui est le plus déprimant; qu’ils aient pu signer dans un label ou qu’ils se reproduisent.

 

Editors – Violence

 

Ils avaient été surprenants avec leur premier album « The Back Room », ils le sont beaucoup moins avec « Violence ». 9 morceaux qui se ressemblent, le temps est un peu long mais la production est bonne. Les morceaux les plus relevés comme « Hallelujah » retombent très vite dans les lenteurs imposés par la voix grave de Tom Smith. Il y a une marque de fabrique Editors, qui ressemble gentiment à ce que faisait bien Muse en début de carrière. Les amoureux du groupe doivent s’y retrouver, les amateurs ne connaissant pas l’album « The Back Room » auront une belle surprise. Pour les autres, si vous avez autres choses à écouter, vous ne ratez rien.

 

Jimi Hendrix – Both Sides of the Sky

 

Et oui, 47 ans après sa mort, il est toujours possible de sortir des albums inédits. Et quand on est Jimi Hendrix – comprendre la société familiale Experience Hendrix LLC – on en sort 3 en une décennie, pendant que d’autres – vivants – n’en font qu’un. Et le pire, c’est que les albums sont bons. Alors ok, si Jimi Hendrix n’a pas sorti ses titres en albums de son vivant c’est qu’il ne devait sûrement pas les trouver intéressants. Enregistrés entre janvier 1968 et février 1970, les morceaux qui constituent « Both Sides of the Sky » portent bien la signature de l’Expérience : un son lunaire, des solos toujours plus dingues, une voix légendaire, une rythmique qui reste dans la tête. Il y a du Hendrix dans le troisième album post mortem de Hendrix, et c’est déjà ça. Pour le reste, on préfère quand même réviser nos classiques et écouter les albums publiés de son vivant.

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