L’île aux chiens, de Wes Anderson.

Toujours en salles au Vox

Le pitch : En raison d’une épidémie de grippe canine, le maire de Megasaki ordonne la mise en quarantaine de tous les chiens de la ville, envoyés sur une île qui devient alors l’Ile aux Chiens. Le jeune Atari, 12 ans, vole un avion et se rend sur l’île pour rechercher son fidèle compagnon, Spots. Aidé par une bande de cinq chiens intrépides et attachants, il découvre une conspiration qui menace la ville.

 

  • Parce que ce film signe le grand retour de Wes Anderson, invisible depuis le triomphe de « Grand Budapest hotel » (2014)   
  • Parce que Wes est – aussi – un virtuose inspiré du film d’animation, ce dont atteste « Fantastic Mr Fox » (2010)    
  • Parce que « L’île aux chiens », outre sa créativité fantasque et malicieuse, est un manifeste oblique en faveur de la cause animale         

 

Everybody knows, de Asghar Farhadi.

En mai au Vox

Le pitch : Laura se rend avec sa famille de Buenos Aires dans son village natal en Espagne. Ce qui devait être une simple réunion de famille se verra bouleverser par des événements imprévus qui vont changer le cours de leur existence.

 

  • Parce que Farhadi, Ours d’Or à Berlin pour « Une séparation », est un poids lourd du cinéma d’art et d’essai     
  • Parce qu’il revient à Cannes, deux ans après le succès mérité (deux récompenses) du très beau « Client »    
  • Parce qu’il affiche au casting Javier Bardem et Penelope Cruz, couple à la ville comme à la scène     

 

The third murder, de Hirokazu Kore-Eda.

Toujours en salles au Vox

Le pitch : Le grand avocat Shigemori est chargé de défendre Misumi, accusé de vol et d’assassinat. Ce dernier a déjà purgé une peine de prison pour meurtre 30 ans auparavant. Les chances pour Shigemori de gagner ce procès semblent minces, d’autant que Misumi a avoué son crime, malgré la peine de mort qui l’attend s’il est condamné. Pourtant, au fil de l’enquête et des témoignages, Shigemori commence à douter de la culpabilité de son client.

 

  • Parce que Hirokazu Kore-Eda est, avec Koji Fukada et Naomi Kawase, l’un des cinéastes japonais les plus passionnants  
  • Parce que ce polar (son premier) inspiré et brillant demeure fidèle à sa manière subtile et délicate         
  • Parce que le Japon, riche démocratie en équilibre précaire entre tradition et modernité, est un grand pays de cinéma          

 

Solo – A Star Wars Story, de Ron Howard.

En mai au Lido

Le pitch : Embarquez à bord du Faucon Millenium et partez à l’aventure en compagnie du plus célèbre vaurien de la galaxie. Au cours de périlleuses aventures dans les bas-fonds d’un monde criminel, Han Solo va faire la connaissance de son imposant futur copilote Chewbacca et croiser la route du charmant escroc Lando Calrissian… Ce voyage initiatique révèlera la personnalité d’un des héros les plus marquants de la saga Star Wars.

 

  • Parce que « Star Wars » aura irradié nos vies, d’un rai de lumière blanc et noir, shakespearien – et que cela dure encore     
  • Parce que Han Solo demeure, nolens volens, le mauvais garçon – en VO : scoundrel – le plus séduisant de l’histoire de la SF  
  • Parce que, mais bien sûr vous le saviez, Francis Ford Coppola est le modèle de Han, quand Lucas s’est projeté en Luke Skywalker     

 

Kings, de Deniz Gamze Erguven.

En mai au Lido

Le pitch : 1992, dans un quartier populaire de Los Angeles. Millie s’occupe de sa famille et d’enfants qu’elle accueille en attendant leur adoption. Avec amour, elle s’efforce de leur apporter des valeurs et un minimum de confort dans un quotidien parfois difficile. A la télévision, le procès Rodney King bat son plein. Lorsque les émeutes éclatent, Millie va tout faire pour protéger les siens et le fragile équilibre de sa famille.

 

  • Parce que la réalisatrice franco-turque du merveilleux « Mustang » est l’un des grands talents de sa génération      
  • Parce qu’elle a franchi l’Atlantique pour son second film, avec un casting impressionnant : Daniel Craig et Halle Berry
  • Parce que cette histoire d’émeutes raciales, dans les Etats-Unis de 1992, résonne singulièrement de nos jours      

 

A NE SURTOUT PAS RATER

Manifesto, de Julian Rosenfeldt.

En mai au Vox

Le pitch : Manifesto rassemble aussi bien les manifestes futuriste, dadaïste et situationniste que les pensées d’artistes, d’architectes, de danseurs et de cinéastes tels que Sol LeWitt, Yvonne Rainer ou Jim Jarmusch. A travers 13 personnages dont une enseignante d’école primaire, une présentatrice de journal télévisé, une ouvrière, un clochard… Cate Blanchett scande ces manifestes composites pour mettre à l’épreuve le sens de ces textes historiques dans notre monde contemporain.

  • Parce qu’il s’agit d’un OVNI cinématographique, azimuté, destroy et punk      
  • Parce que Cate Blanchett y est simultanément présentatrice télé, ouvrière, prof, cadre et même clocharde       
  • Parce que le cinéma américain ne gardera de l’intérêt que si son écosystème protège les doux dingues géniaux comme Rosenfeldt           

Thierry Saunier.

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