La sécurité privé en France c’est un chiffre d’affaires de plus de 6 milliards d’euros annuel, une croissance de 10% par an et l’emploi de 168000 agents. Et notre bassin ne déroge pas à la règle grâce à l’attraction touristique estivale entres autres. Mickael Hoarau a monté l’entreprise de sécurité privée Pressur il y a maintenant 10 ans. Mickael a 34 ans aujourd’hui ce qui fait, si on y ajoute les années de sécurité avant la création de son entreprise, que le bonhomme a passé près de la moitié de sa jeune vie dans ce domaine. Véritable spécialiste, attachés aux règles du secteur, ce tout jeune papa (Bienvenue Justine!) est devenu un incontournable dans son secteur. Petit regard dans le rétro.

 

Mickael, comment l’aventure Pressur a démarré ?

 

C’était il y a dix ans, j’avais 24 ans et je sentais que la sécurité était en train de changer. Et ce changement, je ne le retrouvais pas dans les entreprises locales. Alors, le 15 février 2008, avec quelques clients et quelques anciens collègues, j’ai créé l’entreprise.

 

Comment s’est passé le démarrage ?

 

Plutôt ardue ! La concurrence était nombreuse et comme je ne jouais pas les mêmes règles, la situation n’était pas des plus favorables. En plus, il y a 10 ans, le pays était en pleine crise économique. Mais je savais que ça allait fonctionner.

 

Pourquoi ?

 

Parce que je savais que certaines méthodes n’auraient plus leur place dans le monde de demain. La sécurité privée est devenue au fil du temps un domaine respectable où les professionnels du métiers sont formés, intègres et reconnus comme tels. D’ailleurs en 2011, l’État a entendu la volonté des représentants de la profession qui avaient la volonté de moraliser et de professionnaliser le secteur.

 

Dans une précédente édition, nous avions longuement parlé de la sécurité avec toi. Aujourd’hui, que représente l’activité dans notre paysage ?

 

La sécurité privée est aujourd’hui la première force de sécurité en France. En nombre d’agents, elle est devant les effectifs de police ou la gendarmerie. En plus, les emplois créent dans le secteur ne sont pas délocalisable. Le nombre d’entreprise – et de fait le nombre d’employés – augmente chaque année. C’est pour ça qu’est né le CNAPS (Conseil National des Activités Privée de Sécurité, NDLR) qui aujourd’hui est en charge de faire respecter la réglementation. Ça a fait du bien à la profession, car lorsque les contrôles ont commencé, les boîtes ne respectant pas les règles ont été sanctionner. Avec le temps, la profession a pu être respecté de tout un chacun.

 

Grâce à la carte professionnelle ?

 

Tout à fait. Grâce à elle, pour pouvoir postuler à un poste d’agent de sécurité, il faut avoir un casier judiciaire vierge mais aussi avoir suivi une formation et connaître les bases de nos métiers. Pour les professionnels du métier et Pressur ça voulait dire apporter les meilleures garanties à nos clients et donc avoir encore plus leur confiance. D’ailleurs, lorsque nous nous étions rencontré en 2015, la société Pressur venait d’être membre du SNES, le premier Syndicat National des Entreprises de Sécurité.

C’est important ?

 

Bien sûr. Pour intégrer le syndicat, il faut démontrer qu’on respecte tous les textes qui encadrent la profession et qu’on respecte également le droit du travail et la convention collective. En 2015, nous étions seulement deux entreprises dans le Var à intégrer ce syndicat.

 

Pressur vient de fêter ses 10 ans. Comment vois-tu l’avenir ?

 

Aujourd’hui je continue à croire que la sécurité est un secteur d’avenir. La sécurité est droit de tous et je crois que les acteurs de nos métiers vont continuer à se former pour que demain, mieux qu’aujourd’hui nous soyons un maillon essentiel de la sécurité dans notre pays. Si bien sûr, l’État nous reconnaît et nous donne les moyens juridiques d’assumer cette responsabilité. C’est d’ailleurs déjà en route au vue de la décision d’autoriser les agents de sécurité à porter une arme sous conditions. Je crois que demain c’est la coproduction de sécurité entre la puissance publique et les acteurs de la sécurité privée qui assurera à tous une meilleure sécurité.

 

 

La preuve mathématique

 

Pressur, en dix ans c’est :

278717 heures de prestations

282 agents de sécurités employés

22 salariés à temps plein l’an dernier avec un pic à 70 employés en été

115 clients satisfaits

90% des clients de 2008 toujours présents en 2018.

 

 

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