Vanessa et Magali sont les Varoudeuses. Julie, Gwen et Jennifer sont les Raid Shark. Toutes les cinq sont de retour chez nous, après un périple au Cambodge organisé par Alexandre Debanne : le raid amazone. Au mois de décembre, les filles ont fait du canoë, du vtt, de la course, et bien d’autres épreuves qui, pour un flemmard comme moi, sont bien trop nombreuses à énumérer. Alors, chers lecteurs, je vous l’accorde, j’ai déjà écrit un article sur le sujet. Mais quand Alexandre Debanne organise ce raid pour avoir l’excuse de se balader à l’autre bout du monde avec de jolies filles, on le comprend et on fait pareil à notre échelle. Et quelle échelle !

Les filles, vous êtes de retour à la maison après le dernier raid amazones. Quels ont été vos résultats ?

Vanessa : on a fini 3ème sur 60 en équipe de deux.

Julie : nous 4ème sur 80 en équipe de trois.

À deux ou à trois, vous faites les mêmes parcours ?

En choeur : oui.

Donc à deux vous avez plus de boulot ?

Magali : oui parce qu’on est que deux sur le canoë ! (rires)

Gwen : Oui c’est vrai elles rament un peu plus, mais ça ne veut rien dire, on est plus lourdes à trois !

Question pour les raid shark : vous qui aviez déjà participé à une précédente édition, le Cambodge c’était mieux ou pas ?

Julie : C’était moins bien. Il y avait beaucoup plus d’équipe qu’il y a deux ans. La dernière fois, la compétition était plus complexe aussi, nous avions des épreuves composées de VTT, Canoë, course à pied. Cette année, c’était très linéaire, 1 épreuve 1 sport, et il fallait être tout le temps à fond. Après, les épreuves sont faites en fonction du pays. Le Cambodge est très plat donc le parcours était plus simple.

Gwen : J’ai bien aimé parce que j’étais plus entraînée. J’ai pris plus de plaisir qu’à Bali sur les courses parce que j’étais mieux préparée.

Jennifer : Certaines choses se sont améliorées, d’autres étaient moins bien organisées. Je rejoins ce que dit Julie mais j’ai trouvé que le parcours au Cambodge nous a fait voir des paysages à couper le souffle. On n’a rarement retrouvé l’esprit trail qu’il y avait lors des précédentes éditions.

Question aux Varoudeuses : pourquoi ce raid ?

Magali : Vanessa et moi sommes très branchées Nature, grands espaces. J’ai toujours fait de la rando, du VTT, un peu de course mais pour l’entretien. Et un jour j’ai eu envie de plus et je suis partie à la recherche d’une acolyte. Vanessa m’a tout de suite accompagné dans l’idée.

Vanessa : j’avais entendu parler du raid amazones en 2014. À l’époque j’avais même lancé une invitation sur les réseaux sociaux pour chercher une folle qui serait partante! (rires) Je n’avais pas trouvé de binôme et le projet était tombé à l’eau mais dès que j’ai vu la demande de Magali, j’ai tout de suite foncé.

Alors une fois que deux dingues se mettent en tête de participer au raid amazone, comment ça se prépare ?

Magali : la première étape est de trouver le financement pour pouvoir partir. Les mois qui ont suivi, on s’est entraînées jusqu’au départ.

Vanessa : on s’entraînait ensemble ou séparément. On est toutes les deux mamans et avec une vie professionnelle, donc on se débrouillait pour pouvoir s’entraîner quand on pouvait. Pour le kayak bien sûr, on était obligées d’être ensemble. Mais finalement, tous les week-ends on faisait une activité ensemble. On a participé au Roc d’Azur par exemple.

Question pour vous toutes. En tant que seul représentant de la gent masculine dans cette salle, je peux avouer que si vous ne m’aviez pas informé de l’existence de ce raid, je passais complètement à côté. Pourquoi à votre avis ?

Jennifer : c’est vrai que moi régulièrement, je vais sur Internet à la recherche de ce genre de challenge. Je suis tombé sur le raid amazones, je l’ai fait deux fois, j’ai bien aimé, maintenant je cherche autre chose.

Magali : Je pense qu’il faut être réceptive aussi. En 2014, le message lancé par Vanessa m’est passé sous le nez, parce que j’étais peut-être à la recherche d’autre chose. J’étais partenaire du raid shark pour leur premier parcours à Bali, mais pas un seul instant je me suis imaginé le faire.

Vous vous êtes bien sûr attachées à la performance que vous livriez. Est-ce que vous pensez que vous pouvez faire autant ou mieux qu’un homme ?

Julie : Je pense que si des mecs participaient au raid, ils nous mettraient quand même quelques longueurs d’avance.

Gwen : sûrement parce qu’il y a un esprit plus fun dans ces compétitions réservées aux femmes. On cherche du plaisir plutôt que de la performance. Avec des mecs, l’apéro du soir avec toutes les équipes je ne suis pas sûr qu’il se ferait.

Alors si une fille nous lit : c’est quoi le profil type d’une participante du raid amazone ?

Magali : il y a des filles qui y vont pour la compétition, des vraies triathlètes. Il y a celles qui viennent représenter des associations. Et nous, nous sommes un mélange des deux. On a fait les choses avec sérieux, on a donné le meilleur de nous-mêmes, mais en profitant de l’instant.

Julie : il faut savoir se faire plaisir et partager dans cette compétition.

Alors ce genre de compétition a toujours son lot de moments cocasses. Il s’est passé quoi cette année ?

Jennifer : on a eu peur de ne pas pouvoir faire les épreuves car Julie est tombée malade durant la compétition

Julie : mais c’est passé. Les filles étaient là et m’ont soutenu. C’est là aussi que l’on voit l’esprit d’équipe. Il y a eu des moments bien drôles avec les tuk tuk aussi !

Jennifer : on a vécu ce raid différemment. On s’est organisées pour partir avant et profiter du pays. Du coup, ça me donne envie de retourner à Bali car c’était notre premier raid et on était tellement concentrées qu’on a sûrement dû rater beaucoup d’endroits.

Vanessa : passer d’une vie assez calme à un séjour avec 350 personnes autour d’une piscine c’était spécial. Magali et moi sommes assez solitaires, donc souvent on partait toutes les deux pour se faire un petit restaurant ou boire un verre. Au début du raid, on avait la chance d’avoir nos mamans à nos côtés aussi. Puis surtout il y avait les raid shark, elles avaient l’expérience de Bali, et elles étaient pleines de bons conseils.

Magali : c’était nos marraines. Elles avaient toujours le mot pour nous rassurer, la petite référence, etc.

Vanessa : Après dans les moments drôles je pense à Magali qui a parcouru les vingt premiers kilomètres de VTT sans selle!

Comment ça sans selle ?

Vanessa : c’était des VTT tout neufs mais il y avait sûrement quelques réglages à faire. Et du coup la selle a sauté au bout  d’un kilomètre. Elle a bien galéré jusqu’au premier ravitaillement.

Magali : je n’étais pas sans selle, c’est juste qu’elle ne tenait pas, je tiens à le préciser ! On a fait 20 bornes comme ça. Deux jours après, le vélo n’était pas réparé mais ça allait quand même mieux.

Et vous comptez le refaire ?

Vanessa : hier soir, il y avait une vidéo d’Alexandre Debanne qui allait annoncer la prochaine destination. J’ai suivi la vidéo pour savoir si j’allais le faire. Et pourtant je me suis dit que j’allais attendre.

Jennifer : c’est encore un peu frais pour savoir si on le refait ou pas je pense.

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