Après avoir constaté qu’un croissant islamique figurait sur l’annonce de l’organisation de repas solidaire au centre social de la Gabelle, le maire de la ville de Fréjus a pris la décision de suspendre toutes subventions « à destination des centres sociaux ». Var Matin s’est longuement entretenu avec David Rachline dans un article ou le premier magistrat de la ville accuse une nouvelle fois l’ancienne municipalité d’être la cause de tous les maux des centres sociaux. Ce matin, nous avons reçu une communiqué de presse des principaux intéressés : Madame Lisiane Segond, conseillère municipale, déléguée aux centres sociaux de 2008 à 2014  Monsieur Gérard Setboune, chargé de mission à la coordination des centres sociaux de 2009 à 2014. Nous avons décidé de simplement le copier coller :

 

« Lors du conseil municipal du 22 mai dernier, le Maire de Fréjus se livra à une violente diatribe contre les centres sociaux et énonça des contre-vérités, ce qui nous amène à apporter les précisions suivantes :

  • Le montant total accordé aux centres sociaux par la ville avant l’arrivée du Front National était de 660 000 euros et non de 1 million d’euros comme le prétend David Rachline.
  • Contrairement aux élucubrations du Maire de la ville, les centres sociaux présentaient, à la fin de l’exercice 2013, une situation financière saine. Les centres sociaux remplissaient parfaitement leur fonction d’aide à la population dans leurs quartiers respectifs, assurant des activités et des animations intergénérationnelles qui ont permis un équilibre social de qualité.
  • Nous ajoutons que les centres sociaux à Fréjus fonctionnent sous le statut d’association “loi 1901”, qu’ils sont gérés par des bénévoles qui méritent notre soutien et notre respect et non les attaques indignes proférées par le premier magistrat actuel.

    Nous ajoutons que les centres sociaux ont toujours été suivis et contrôlés par un comité de pilotage comprenant la CAF, le Conseil Général, le Conseil Régional, l’Etat et bien sûr la Ville de Fréjus et la CAVEM.

    À noter d’ailleurs que les centres sociaux n’étaient pas en si mauvais état comme le prétend le Maire de Fréjus puisque le 27 septembre 2012, la ville a obtenu le 2ème prix du concours national à l’innovation financière dans la catégorie de l’évaluation des politiques publiques. (Projet élaboré par le comité de pilotage et les centres sociaux)

  • Si les centres sociaux connaissent aujourd’hui des difficultés, le premier responsable est le Maire de Fréjus qui, dès son arrivée a diminué de 60% les subventions accordées par la commune. Manifestement, David Rachline ne connaît pas les quartiers de la politique de la ville et encore moins le fonctionnement des centres sociaux. Il jette en pâture les bénévoles, les salariés et les adhérents qui contribuent quotidiennement au mieux vivre ensemble à Fréjus. »

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