Atlanta saison 2 – Donald Glover au maximum

 

À la question « qu’est-ce qu’il faut pour faire un bon film ? », Steven Spielberg a répondu un jour « Une bonne histoire, de bons acteurs et un bon réalisateur, ça vous fait partir sur de bonnes bases ». Cette règle – aussi basique soit-elle – n’est pas toujours respectée. Et surtout, cette règle s’applique aussi aux séries TV. Par chance, tous les mois dans votre magazine préféré, vous trouvez une série qui allie les trois critères énoncés par Spielberg. Ce mois-ci, la série du mois est Atlanta.

 

Le pitch :

 

Earn (Donald Glover) est un jeune d’Atlanta qui a quitté le campus de la prestigieuse université de Princeton on ne sait pas trop pourquoi. Depuis, il est en galère : boulot qui ne paye pas, en froid avec sa famille, officiellement à la rue, dans une relation compliquée… Bref rien ne va. Jusqu’au jour où il apprend que son cousin Alfred commence à faire le buzz dans le monde du rap sous le pseudo « Paperboi ». Dès lors, Earn va devenir le manager d’Alfred et tous les deux vont se donner comme objectif de percer et vivre du monde du rap.

 

La série :

 

Atlanta fait rire sur certains aspects bien plus caustiques que ce qui se fait en humour aujourd’hui. La série traite habillement des problèmes de la société actuelle, du racisme ordinaire ou brutal, du l’entertainment, du chômage, de la drogue, de la précarité, du rap… Les acteurs évoluent dans un monde plus que normal, un monde qui pourrait être le nôtre sans aucun problème. C’est finement écrit, finement joué, finement réalisé. Donald Glover – le Boba Fett du dernier Star Wars et surtout l’excellent Childish Gambino – et son frère Stephen nous livrent une série riche en scénarios et en symboles. Tandis que la première saison plantait le décor tout en nous livrant des moments d’anthologie (le Justin Bieber noir, le whiteface du gamin à l’école et -surtout- l’épisode qui nous fait vivre une émission d’une chaîne locale), la saison 2 est une série de court métrage mettant dans le rôle du protagoniste chacun des personnages principaux pour nous faire arriver à l’avant dernier épisode, sorte de conclusion à toutes ces aventures. C’est réfléchi, on ne s’attend jamais à ce qu’on va voir. Mention spéciale pour l’épisode dédié à l’histoire de Darius – le personnage le plus drôle d’Atlanta – qui tourne au film d’horreur/épouvante. Atlanta est hors cadre, Donald Glover est bien plus que simplement talentueux, et la série mériterait d’être étudiée dans les écoles. Si vous voulez vous prendre une réelle claque télévisuelle, en France c’est sur OCS ou Fox, c’est 10 épisodes de 20 minutes par saison. Voilà c’est dit.

 

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