Théo Lejeune a 20 ans et depuis toujours, il monte des sites internet, des petis business en ligne… Après un passage en bac pro un peu bancal, Théo s’est lancé dans l’entrepreunariat. Sur la base d’un Deliveroo, il a créé “Don’t Move” un service de repas à domicile.

 

Théo, c’est quoi Don’t Move?

 

C’est un service de livraison de repas à domicile. Don’t Move est un site avec une plateforme de boutique en ligne. Nous faisons l’intermédiaire entre le restaurant et les clients. Nous nous occupons uniquement de la livraison. Les clients vont sur le site, commande ce qu’ils veulent et payent, ensuite les livreurs font le reste.

 

Les livreurs ont une application. Dès qu’une commande est effectué, ils reçoivent une notification avec l’adresse et la commande du client.

 

Et tu fais quoi dans tout ça?

 

Mon rôle dans tout ça, c’est de m’occuper de passer la commande du client en question. Par exemple avec Mc Donald’s, je passe la commande et je reçois un code que j’envois au livreur. Celui-ci composera le code sur la borne pour récupérer la commande et aller la livrer. Quand le livreur arrive au restaurant, la commande est déjà prête.

 

Tu travailles sur quel secteur ?

 

Fréjus, Saint-Raphaël jusque Agay et Puget sur Argens.

 

Comment fonctionne les partenariats avec les restaurants ?

 

Lorsque je me suis lancé, j’ai contacté Mc Donald’s et Suki Sushi en leurs proposant un contrat de partenariat. Pour le moment, l’entreprise est jeune et je préfère procéder par étape. Nous commençons avec ces deux entreprises pour voir comment évolue les commandes et bien gérer les livraisons. Par la suite, le site s’ouvrira à d’autres restaurants partenaires, chacun ayant une spécialité différente.

 

Ça a démarré depuis quand ?

 

Depuis deux mois. Pour un début ça fonctionne bien.

 

C’est à dire?

 

Ça dépend des jours. Par exemple il y a moins de commande en fin de mois, sûrement parce que les gens attendent leur payes. En général, on tourne entre 5 et 10 commandes par jour à peu près avec un panier moyen de 25€.

 

Ça coûte combien ?

 

La commande minimum est de 15€ et il y a 5€ de livraison. sur chaque livraison, le livreur touche 4€. On a un calcul qui est effectué du point de départ du local à l’adresse de livraison pour rembourser les frais d’essence aussi.

 

C’est quoi les objectifs de Don’t Move ?

 

D’abord, je veux faire connaître à tous Don’t Move. L’été sera une phase importante avec les touristes qui arrivent. À long terme, c’est de revendre la société! Un peu comme toutes les starts up. Je suis un créatif, je sais que je voudrai monter d’autres projets plus tard.

 

Du coup tu cherches des livreurs ?

 

Pour l’instant non. J’ai fait le choix de travailler qu’avec des gens que je connais pour le moment. J’ai essayé de faire bosser des gens que je ne connais pas, de mon âge, et c’est très compliqué. Je pense que pour les livreurs, avoir un patron qui a 20 ans c’est compliqué.

 

Justement, tu as 20 ans. Qu’est-ce que tu as fait avant Don’t Move ?

 

J’ai fait un Bac Pro Commerce que je n’ai pas eu. J’étais au Lycée St Exupéry et ça ne s’est pas bien passé. J’ai un père qui a toujours été dans le commerce, et dans cette filière d’étude, je m’imaginais dans “Le Loup de Wall Street”. Quand je suis arrivé, je me suis rendu compte qu’on allait me former à mettre des boîtes de conserves dans des rayons! (rires) Et donc j’avais besoin de plus. Après le bac, au lieu de faire un BTS comme beaucoup, je suis allé travaillé avec mon père. Pendant un an et demi, j’ai été commercial puis j’ai travaillé sur le projet Don’t Move pendant 4 ou 5 mois

 

Et c’est toi qui gères le projet ?

 

Oui, je me suis occupé de la programmation, de la communication, de tout de A à Z. La seule chose que j’ai laissé c’est la livraison : j’ai un chef livreur, Eric, qui a 20 ans aussi et qui s’occupe de recruter et de quadriller le secteur pour les livraisons.

 

Comment l’idée t’es venue ?

 

J’étais chez moi, au mois d’août, on faisait une soirée avec des amis. On a voulu se faire livrer et rien était dispo ou alors c’était très cher. Chez nous il n’y a pas de “Uber Eat” ou de “Deliveroo” et donc je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire. J’ai bossé le projet pendant un moment. Une fois terminé, j’ai présenté le projet à mon père, comme si je le présentais à un associé. Il m’a conseillé sur mon business plan et m’a aiguillé sur les structures juridique et comptable. Ce sont d’ailleurs les seuls points où j’ai été vraiment aider.

 

Comment ça se fait que ces grands noms de la livraison ne sont pas dans le secteur ?

 

Parce que pour eux, le secteur est trop petit et donc pas rentable. Ils préfèrent s’attaquer à de grandes villes comme Marseille ou Nice. C’est un avantage pour moi car ça me laisse tout le Var à exploiter. En prenant toutes les “petites miettes”, j’espère que ça va faire un grand gâteau!

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