Il est courtier en prêt immobilier, elle est directrice d’une école maternelle et comme ils réussissent à trouver un peu de temps pour nous faire plaisir en organisant des spectacles pluriartistiques dans tout notre territoire. Jean-Yves Saliou et Carine Samson sont à la tête de l’association les Estérelles qui nous prépare de nombreuses surprises pour l’été à venir (et le reste de l’année aussi).

 

Qu’est-ce que Les Estérelles?

 

Jean-Yves : “Les Estérelles” c’est une association qui a pour but de mélanger les Arts. Notre activité nous permet de regrouper des comédiens, des peintres, des sculpteurs, des musiciens, etc. “Les Estérelles” est donc dans l’organisation de spectacle mais c’est aussi une compagnie théâtrale. Nous sommes plusieurs, en fonction de la pièce de théâtre que l’on joue, et nous jouons sur certains lieux où nous programmons mais nous avons souvent l’occasion de nous produise en dehors du territoire.

Ça a commencé comment?

 

Depuis la création de l’association (2014,NDLR), nous avons organisé plusieurs événements dans différents lieux et le Jack’son est le premier. Au début nous jouions la pièce d’Agnès Jaoui et Jean Pierre Bacri “Un air de famille”. L’idée était de jouer la pièce in situ (dans un restaurant, NDLR). ça a plu, et nous avons joué la pièce 27 fois d’affilé sur un an et demi. Du coup, on a commencé à programmer des amis, et le dîner théâtrale au Jack’son est une opération qui fonctionne depuis 4 ans. Les spectacles au restaurant sont complets un mois à l’avance et nous en organisons trois par mois.

 

Vous avez des activités professionnels bien fournis en parallèle. C’est pas trop chronophage comme activité?

 

Carine : C’est passionnant et c’est pour ça qu’on le fait, même si à certains moments de l’année c’est plus compliqué. Ca prend beaucoup de temps oui, mais il reste le dimanche!(rires)

 

Jean-Yves : ça prend beaucoup de temps c’est vrai, mais c’est une passion. Mais il ne faut pas oublier aussi que nos familles et notre entourage peuvent en profiter aussi. Ils viennent au spectacle, aux expos, etc.

 

Vous avez directement démarré par de la programmation?

 

Jean-Yves : On a d’abord joué la pièce “Un air de famille”, et c’est cet événement qui nous a amené à organiser d’autres événements.

 

Carine : Au delà de la pièce, c’est le dîner théâtrale que les gens aimaient, alors nous nous sommes décidés à en organiser d’autres avec d’autres compagnies.

 

Jean-Yves : À l’époque, il y avait encore le Point K à Saint-Raphaël, et nous nous sommes mis à organiser la même chose pendant un an et demi. Nous avions construit un théâtre à l’intérieur et on y intégrait aussi des concerts. C’est là que le “Tout en Art” à démarrer.

 

Pourquoi ne faites-vous pas de mélange des Arts au Jack’son justement?

 

Jean-Yves : Parce que la structure ne s’y prête pas tout simplement. Comme à L’oiseau Lyre aux Arcs. En fonction du lieu, on va essayer de s’adapter mais à chaque fois on essaie de mettre la touche de notre association, que ce soit dans la programmation que gère Carine ou dans la diversité des artistes qu’on peut faire participer.

 

Carine : Tout n’est pas possible partout mais l’idée est de créer quelque chose d’original dans chaque lieu. Il arrive quelquefois que c’est le lieu qui nous donne des idées.

 

Et qu’avez-vous fait après les dîners théâtrales?

 

Jean-Yves : Après le Jack’son, on a pris notre malette, et nous sommes allés nous vendre au culot. On est allé voir des mairies et des théâtres. À la Villa Aurélienne, dans ce parc, on s’est tout de suite dit qu’il y avait un truc à faire en terme d’exposition ou de spectacle. Sur chaque lieux que l’on nous met à disposition, on essaie de créer un concept.

Qu’est-ce que les Estérelles proposent en tant que compagnie?

 

Carine : Nous avons toujours deux pièces à proposer, et chaque année nous en remplaçant une, laissant chaque spectacle tourner pendant deux ans. En ce moment, nous avons deux spectacles : “Nuit d’Ivresse” et “Une semaine pas plus”. L’an dernier c’était “Nuit d’Ivresse” et “Le Père Noël est une ordure”. On a du jouer ces pièces une vingtaine de fois l’année dernière.

 

Jean-Yves : L’an dernier on a organisé 82 représentations tout compris, et nos propres mise en scène correspondent à 20% à peu près des spectacles que nous organisons. Cette année, on augmente le volume de représentation pour être en moyenne à cinq spectacles par mois. On devrait dépasser les 100 événements.

 

Et que proposez-vous cet été?

 

Carine : Aux Arcs, il y a la 3e édition du festival “Festiv’Arcs” du 20 au 23 juillet. Il y aura des expositions dans la chapelle et le village médiévale, et chaque soir un spectacle pour enfant à 20h et une comédie à 21h30 et en septembre on reprend les spectacles à l’Oiseau Lyre. À Roquebrune sur Argens, nous travaillons sur le festival de Jazz qui se déroule au parc Cazelles aux Issambres. Il y aura des groupes de musique du 16 au 18 juillet. C’est la dixième année du festival, mais c’est la première fois qu’on y participe. On nous a proposé de co-organisé le festival.

Mais le festival de Jazz n’est que musical. Pourquoi ne pas y avoir intégrer du théâtre?

 

Jean-Yves : L’an dernier on avait organisé des pièces dans le parc. Cette année, lorsqu’on nous a proposé le Festival de Jazz, on s’est dit qu’on va le faire mais on a pas voulu surcharger. On va essayer le festival, si ça nous plaît on reste sur le festival, sinon on reviendra sûrement à des pièces de théâtres au parc.

 

Et à Fréjus?

 

Carine : du 6 juillet au 23 août, nous organisons 9 soirées à la Villa Aurélienne et une dixième au Théâtre Romain avec la pièce “Ben Hur : la parodie” dans le cadre des “scènes en liberté”.

 

C’est différent des “Nuits Off”?

 

Jean-Yves : Aux “Nuits Off” tout le monde peut jouer et c’est super. Nous y avons participé de nombreuses fois et nous étions même dans le bureau d’organisation. Ce que nous proposons c’est autre chose. Les pièces des “scènes en liberté” sont sélectionnés et les troupes de théâtre sont des professionnels.

 

Qui choisit les pièces de théâtre que joue les Estérelles?

 

Carine : c’est moi.

 

Et celles qui sont joués sur les événements?

 

Carine : c’est moi aussi, parce que les autres ne lisent pas! (rires) Plus sérieusement, comme je m’occupe de chercher les pièces à programmer, je tombe des fois sur des catalogues de programmation et en me renseignant je tombe un peu au hasard sur des pièces que je lis par la suite et que je propose pour nos propres spectacles.

 

C’est difficile de choisir?

 

Carine : oui. Il faut que ce soit de qualité déjà, mais aussi que la distribution correspond à la compagnie, que personne ne l’a joue près de chez nous à ce moment-là, etc.

 

Vous vous êtes rencontrés comment?

 

Jean-Yves : c’est le casting d’”Un air de famille” organisé par Pascal Guyot

qui nous a mis en relation.

 

C’est quoi le rêve des Estérelles?

 

Carine : Avoir notre théâtre! (rires)

 

Jean-Yves : Avoir notre propre lieu où nous aurions la possibilité de faire tous les Arts, de donner des cours, d’inviter des professionnels, etc.

 

Mais c’est un objectif ou vraiment juste un rêve?

 

Jean-Yves : On se dit que tout ce qu’on fait peut à un moment y contribuer. Maintenant, peut être nous n’y arriverons pas, mais à chaque spectacle, on apprend. Si on nous avait donné des lieux il y a deux ans, on n’aurait jamais pu le gérer. Aujourd’hui, on a une maturité dans le domaine. Quand on a un projet à proposer, il tient la route. On est de plus en plus structuré, on sait organiser, communiquer et ramener du monde.

Carine : on a des gens qui nous suivent tout au long de la programmation. Certains nous ont même dit que notre association apporte un gage de qualité et ça fait plaisir.

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