C’est le mantra qu’il y avait marqué sur un t-shirt dans le public et c’est le feeling qui ne m’a pas quittée pendant tout le concert. Keziah Jones, est venu nous donner un peu de sa magie. Entouré de deux musiciens aussi talentueux que lui, il n’a pas fait baisser la chaleur qui régnait déjà sur cette soirée du 5 juillet, bien au contraire !

 

Allure décontractée, chapeau nonchalamment posé sur sa tête, Keziah Jones monte sur la scène accompagné par la clameur de son public qui l’attendait impatiemment. Il entame sans plus tarder son premier morceau, et nous, on est déjà conquis.

 

Le batteur est un savant fou qui a donné le ton de sa performance dès son entrée sur scène; avant même de s’assoir derrière sa batterie, il a enlevé son t-shirt d’un geste affirmé.‘Okay, ça commence bien!’ a commenté la jeune femme à côté de moi, le sourire aux lèvres. Il sait ce qui nous attend. Nous, en revanche, on n’était clairement pas prêt. Dès les premières secondes il donne tout, et on aperçoit déjà quelques gouttes de sueur perler sur son torse. En effet, ce n’était vraiment pas la peine de s’encombrer!  

Batteur avec lequel Keziah et son guitariste avaient un réel échange; coups d’oeil, sourires. Une vraie complicité entre les trois musiciens qui a tissé le fil conducteur de ce que l’on peut appeler un vrai moment de musique !

 

Et cette musique, c’est le Blufunk. Notre Nigérian préféré réussi un électrisant mélange entre des rythmes africains et un style punk-funk. Entre deux chansons, il demande au public si quelqu’un n’aurait pas une cigarette à lui passer. Bien évidemment, c’est un public ravi de pouvoir lui rendre ce service qui se précipite pour lui donner ce graal. Et le voilà au bord de la scène, à choisir parmi les différents modèles, avant d’aller allumer l’élue tout en enfilant la bandoulière de son énième guitare. Le batteur lui, avait déjà entamé le beat de la prochaine chanson (comme je vous le disais, beaucoup trop bouillant ce batteur!).

 

J’ai assisté à un record de changement de guitares pendant un concert, que dis-je pendant un morceau (big up aux techniciens!) ! Et oui, c’est ça quand l’artiste chante aussi bien qu’il joue. Les cordes ne résistent pas longtemps à ses doigts passionnés.

C’est sur le classique “Rhythm is love”, accompagné de faisceaux lumineux multicolores, que sont entamés les derniers morceaux. Hymne chantée par toute une foule qui n’attendait que ça.

En guise de rappel, Keziah nous propose une petite ‘jam session’ ou ‘un boeuf comme vous dites en français je crois’ nous dit-il avec un accent charmant, le regard rieur à demi caché sous son chapeau. On accepte volontiers, se prêtant avec plaisir au jeu d’échanges d’onomatopés au son de sa guitare.

La rumeur dit qu’il a même fini la soirée derrière les platines..

 

Alors si vous voulez assister à un de ces moments musicaux assez agréable, Keziah Jones sera sur scène au Vercors Music Festival ce samedi 7 juillet et au Rootstock Festival le weekend du 13 juillet !

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