Mihuma est un artiste qui ne se limite à rien. À 36 ans, il s’est essayé à beaucoup de domaines : le théâtre, l’écriture et le chant. Le parisien s’inspire de tout et c’est justement ce qui fait son style. Il sera présent le 20 juillet à Puget-sur-Argens pour un concert, en attendant, il se livre pour le magazine Bah Alors ? .

 

Mihuma signifie “le sage”, te définis-tu ainsi?

 

Je pense être quelqu’un d’assez réfléchi, j’essaie d’avoir un regard lucide sur ce qui se passe, sur ce qui m’entoure. Le sage c’est un bien grand mot, mais je pense qu’on peut faire preuve d’une certaine forme de sagesse quand on essaie d’avoir du recul. Je m’en sers plus pour déconner, être sage jusqu’à l’heure de l’apéro (rire).

 

À quel moment as-tu ressenti le besoin d’écrire?

 

Au début de mes années collège. J’aimais beaucoup la poésie, j’ai toujours lu et l’écriture est venue naturellement. J’avais une certaine aisance, donc c’est toujours un domaine qui m’a passionné. Dès que j’ai une idée qui me passe par la tête, j’utilise mon téléphone, mes notes sont saturées. Mais j’ai toujours aimé l’écriture à la main, les textes de rap que j’ai commencé quand j’avais quinze ans étaient écrits sur du papier.

Pourquoi ce titre d’album “friture sur la ligne” sur ton dernier projet?

 

À chaque fois que je touche quelque chose souvent par exemple en studio ça plante. J’ai un problème avec la technologie je pense (rire). Et ça regroupe tout, aussi bien les discussions qu’on a sans se comprendre réellement, c’est ça que je voulais exprimer.

 

Quels sont les artistes qui t’inspirent dans la musique?

 

Il y en a beaucoup, ça va dans tous les sens, je suis assez éclectique. Je ne me limite à rien. J’adore Led Zeppelin, Noir Désir, Kery James, Renaud. Renaud je l’ai découvert à vingt ans, et ce qui m’a plu dans sa musique c’est qu’il arrive à la fois à faire pleurer mais aussi à faire rire. Parce que pendant des années, j’écrivais des textes assez tristes alors que pourtant dans la vie de tous les jours je suis une personne joviale. Maintenant j’arrive à inclure de l’humour comme dans mon titre “À la tienne”. D’ailleurs je suis content qu’il ait pu écouter le morceau “Renaud” sur mon EP, avant qu’il ne sorte. Car s’il n’avait pas apprécié, je ne l’aurai pas sorti.

 

Des projets à venir?

 

Avec des potes la meute des mouettes affamées, la MDMA, on a écrit une pièce de théâtre. La pièce s’appelle “Le printemps des mouettes”, c’est une satire de la dictature. On l’a joué deux fois au théâtre de Poche à Fréjus et on s’est dit pourquoi pas essayer de la jouer ailleurs. Parallèlement, je joue avec un artiste peintre et slameur, Abes, qui sort ses morceaux et je l’accompagne au piano. J’enregistre mon troisième album, à mi-chemin entre ce que j’ai fait à mes débuts et maintenant, un peu jazzy parisien. Les concerts s’entremêlent aussi, donc tout s’enchaîne.

Quid du théâtre?

 

J’en ai fait plus jeune et je pourrais limite arrêter la musique pour m’y consacrer. Je me suis vraiment fait plaisir à réaliser mes clips, faire de l’acting ça m’avait manqué. J’aimerais beaucoup continuer à en faire.

 

Quel est le message principal que tu souhaites faire passer dans tes morceaux?

 

Je ne sais pas s’il y en a un principal mais le premier auquel je pense c’est “assure-toi que ce que tu dis c’est vraiment toi qui le pense”. On a souvent tendance à répéter des choses, sans prendre le temps de les vérifier. Il faut voir la vie du bon côté tout en restant lucide sur ce qui se passe autour de nous.

Laure Giorgis.

 

 

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