Le 1er juin au Mas des Escaravatiers, Jude Todd fait la première partie de Charlie Winston. Mais avant, il a aussi ouvert les concerts de Louane, M. Pokora ou encore Christophe Willem. Un jeune qui a envie de voler de ses propres ailes, pour un jour avoir une place dans la cour des grands. En attendant, il cherche juste à vivre de sa passion, sans prise de tête.

 

Qui est Jude Todd et quel est son parcours ?

 

C’est quelqu’un de sensible, gentil, très rêveur, passionné par la musique et travailleur. Même si je pense que je pourrais bosser un peu plus. Même si je dis ça, mon batteur et moi avons quand même fait cinq jours de répétitions intensives. Quand je vois, par exemple, Christine and the Queens s’est enfermée pendant un an chez elle pour écrire des textes. Je trouve cela fou, et je sais que ne pourrais jamais le faire. La musique reste ma manière de m’exprimer, et je me rends compte que j’écris beaucoup plus quand je ne suis pas bien dans ma vie.

A partir de quel moment, tu t’es mis à la musique ?

 

Je pense que depuis que je sais parler, j’ai toujours chanté. Et j’ai beaucoup d’imagination, ce qui me permet d’écrire mes textes. Bien sûr, j’ai commencé à chanter sous la douche, puis avec un petit micro branché à la chaîne hi-fi et j’enregistrais des cassettes. Un jour, j’ai déménagé dans le sud, à Fréjus. Au moment du déménagement vers 14 ans, j’ai retrouvé une petite guitare et cela m’a donné envie de mettre de la musique sur mes paroles. Arrivé au lycée, j’ai créé mon premier groupe : les Sundayfools. On a débuté ensemble avec nos premières scènes et nos premières radios en locales.

 

Mais alors, qu’est-ce que ça fait de revenir à Fréjus ?

 

Revenir ici, c’est un kiff total ! J’ai déjà fait le Mas deux fois, en 2015 et en 2016. J’adore cet endroit. C’est marrant, car quand j’étais encore avec les Sundayfools, on venait ici pour voir des concerts et notre rêve : monter sur scène.

Tu m’as parlé de ton ancien groupe, les Sundayfools, pourquoi l’avoir quitté ?

 

C’est parce qu’on a grandi. J’ai fait The Voice, il y a cinq ans, et cela ne faisait que deux ans avec le groupe. En plus, on avait fini le baccalauréat. Alors, certains sont partis faire des études supérieures. Malheureusement, deux amis dont le bassiste, sont décédés et c’est à ce moment-là que le groupe a éclaté. Si on regarde ce que les autres membres font aujourd’hui, cela n’a rien à voir avec la musique. De mon côté, petit à petit, ma carrière solo était en train de monter et j’ai dû me trouver d’autres musiciens.

 

The Voice t’a-t-il aidé à commencer une carrière ?

 

Oui tout est parti de là. De base, c’est un truc que je ne voulais pas faire. Mais la production de l’émission m’a harcelé pour que j’y participe. Au final, j’ai dit oui et je ne regrette pas du tout. Quand j’y pense, sans l’émission j’aurais ramé au début de ma carrière. Alors qu’en sortant de The Voice, j’ai eu l’occasion de faire la première partie des BB Brunes aux Arènes de Fréjus. Puis j’ai pu démarcher d’autres tourneurs et quand ils voient que tu as participé à The Voice, ça te donne un vrai coup de pouce.

Quels sont tes meilleurs et pires souvenirs d’un concert ?

 

En meilleur souvenir, il y en a dix milliards ! Parce que chaque concert est un souvenir de malade. Mais si je dois en choisir qu’un, ce serait la première partie avec les BB Brunes. Il y avait 4 000 personnes, c’était fou ! J’avais 18 ans et pour moi les Arènes c’est un endroit un peu mythique.

 

Après le pire souvenir, c’est plutôt une anecdote rigolote. Quand je jouais encore avec les Sundayfools, pendant notre tout premier concert à la fête du port des Issambres, la scène c’était des tables collées ensemble et le pied de micro c’était un pied de parasol.

Des projets pour l’avenir ?

 

Mon but c’est d’être en tête d’affiche, comme Charlie Winston ce soir. Mais aussi d’avoir ma propre tournée, mes propres disques, de passer à la radio… C’est-à-dire de percer comme les grands artistes. J’aimerais y arriver le plus tôt possible, après je ne suis pas le seul à décider de ce genre de chose. On travaille beaucoup avec les gars et les chansons sont prêtes, donc si on veut les sortir demain c’est sans problème. Mais tout est une question de finances, de maison de disques… C’est tout une industrie de malade, donc c’est assez compliqué.

 

Estelle Cordier

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