The Internet – Hive Mind

Profondément plus funky que ses trois aînés, le dernier effort de The Internet “Hive Mind” mérite haut la main le titre d’album de l’été 2018. Ce n’est pas parce que le disque est un incontournable de la chanson d’aujourd’hui. La raison est bien moins cérébrée. Si avec “Hive Mind” le groupe reste sur sa ligne tout en se caricaturant un peu (comme dans la balade de fin “Hold On”), l’album a le pouvoir d’ouvrir une faille spatio-temporelle. Dès l’excellent “Come Together”, où la voix de Syd est très reculée laissant le groupe s’exprimait royalement, on se retrouve téléporter à l’ombre, un verre bien frais à la main, hors de la rédaction, loin des ordis et des bruits familiers de notre univers de travail. The Internet confirme ce que l’on sait depuis trois albums maintenant : ils sont indispensables à la musique d’aujourd’hui.

 

Daron Malakian and Scars on Broadway – Dictator

Après l’échec marketing des deux excellents albums “Mesmerize” et “Hypnotize” de System Of A Down, le groupe décide de faire une pause. On est en 2006, et Daron Malakian, guitariste compositeur du groupe lance Scars on Broadway. Celui-ci est rejoint par John Dolmayan, batteur de SOAD pour que Scars on Broadway devienne finalement ce que Daron voulait depuis le départ : un groupe où il est seul leader et seul chanteur à voix nasillarde. Et cet objectif, avec l’incroyable Serj Tankian, c’est juste impossible. Quelques années plus tard, on y est : Dolmayan quitte Scars on Broadway et le groupe s’appelle désormais “Daron Malakian and Scars on Broadway”. L’égo de Malakian a gagné, et histoire d’ironiser un peu (on l’espère) l’album s’appelle “Dictator”. Mais qu’en est-il du dernier effort de la tête pensante de SOAD? Hé bien, ce n’est pas mauvais du tout, si on aime l’univers de System Of A Down fin de parcours. Daron Malakian est omniprésent, les sons arméniens se mélangent à la perfection avec le métal prude du compositeur. On s’y retrouve facilement. Serj Tankian nous manque quand même, comme dans Mesmerize et Hypnotize où sa voix est relayée au rang de choeurs, mais Dolmayan n’étant pas le meilleur batteur de l’histoire de la musique, les morceaux s’enchaînent bien. Allez, ça s’écoute bien.

 

Buddy – Harlan & Alondra

Mais pourquoi les meilleurs viennent toujours de Compton ? Le premier album de Buddy est une perle made in le coin qui a vu naître Dr. Dre ou encore Kendrick Lamar. On est bien sur la côte ouest des États-Unis, on ne réinvente pas vraiment, mais on maîtrise tellement le hip-hop que ça en devient indécent. Les morceaux s’enchaînent avec une facilité déconcertante allant du très vendable “Hey Up There” au très DAMN. “Black” en passant à l’ultra funky “The Blue” avec un Snoop Dogg de plus en plus génial. Vous ne trouvez pas d’ailleurs qu’il vieillit comme le bon vin? Qui l’aurait cru. Bon je m’égare. Trouvez l’album, écoutez-le il est excellent.

 

Patrick Sébastien – J’assume Tout

Et c’est tellement vrai. “J’assume tout” jusqu’à ce dernier album. La pochette de l’album l’annonce “Le roi de la fête est de retour”. On commence à se demander quand le Patoche va s’arrêter. Depuis des années, il sort ses propres titres qu’il revend dans ses émissions du début à la fin avec entre temps des magiciens et des célébrités qu’on se rappelle un jour avoir déjà vues à la TV, mais on ne se rappelle plus de leurs noms. Vous avez déjà imaginé Patrick Sébastien écrire les paroles de ses morceaux ? Moi oui. Je l’imagine défoncé, de retour d’un club libertin, après avoir donné trop d’amour à trop de gens. Je l’imagine rentrer chez lui, ou chez quelqu’un d’autre d’ailleurs, parce que le monde est à lui. Il sort son petit carnet de notes, sa plume et son encrier (oui parce que j’imagine le bureau ressemblant au plus grand cabaret du monde). Il jette un regard vers le Ciel, histoire de saluer ses potes et écrit : “EEEEET CE SOIIIIR C’EST SOIRÉÉEEEE WAAASH”… Bon je m’égare encore (décidément). Patrick Sébastien a fait ce qu’il sait faire de mieux. Prenez ça comme vous voulez.

 

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