*Chers opposants aux maires des villes, à la CAVEM ou au député de notre circonscription, 

Chers trolls,

L’équipe du magazine “Bah Alors” vous souhaite une bonne lecture et souhaite vous préciser deux choses. Tout d’abord, les interviews que vous lisez ont été retranscrites à l’identique. Nous avons posé des questions, ils ont simplement répondu. Aussi, ne nous tenez pas rigueur de la teneur des propos. Enfin, si vous souhaitez y répondre, sachez que le droit de réponse existe, que vous pouvez nous envoyer vos réactions, et si vous représentez un mouvement politique, une association ou autres, nous vous éditerons sur internet. *

 

Planète CAVEM, Made in CAVEM, projet du château Gallieni, inauguration du BNI de Fréjus Capitou… Roland Bertora est partout. Depuis un an, le président de la CAVEM n’a de cesse de travailler pour atteindre son objectif : celui de faire comprendre que notre communauté d’agglomération n’est pas qu’un rajout dans notre mille-feuille administratif. Nous l’avions rencontré dans les premiers jours, nous l’avons revu pour faire le bilan. Roland Bertora nous résume l’année du territoire, nous fait un point sur l’écologie et sur les start up.

 

Bertora, voilà un an que vous êtes président de la CAVEM. Lorsque nous vous avons rencontré, vous nous aviez dit que votre objectif était de faire comprendre aux citoyens que la Communauté d’agglomération n’était pas une couche supplémentaire du mille-feuille administratif. Qu’avez-vous fait en ce sens et pensez-vous avoir avancé sur ce point ?

 

Je pense que les citoyens perçoivent que la CAVEM réalise beaucoup de choses. Il y a une trentaine d’opérations en cours si je devais les compter. L’efficacité de la structure sur le terrain n’est donc pas à démontrer. Je m’appuie pour ces réalisations sur une équipe de vice-présidents extrêmement active, des élus qui s’investissent pleinement chacun à leur poste. Je m’appuie aussi sur une administration réduite mais dont l’état d’esprit est tourné vers l’action.

 

Que font les maires au sein de la CAVEM ?

 

Paul Boudoube s’occupe activement de la trémie du Puget qui est une manifestation concrète de l’action de la CAVEM. Nello Broglio est l’acteur majeur de Planète CAVEM et de la maison de l’Estérel. Frédéric Masquelier s’emploie intensément à gérer les problématiques d’eau et d’assainissement dans le cadre du contrat de territoire en particulier qui est un partenariat novateur avec l’Agence de l’Eau. Un contrat de 25 millions d’euros sur trois ans dont 10 financés par l’Agence de l’eau pour 75 opérations. Jean Paul Ollivier mène le projet de l’itinéraire alternatif, fondamental pour la mobilité dans l’est varois si on veut arriver à désengorger cet axe.

 

Où se situe l’itinéraire bis ?

 

Situé au nord de la RDN7, ce sera un itinéraire de délestage de la RDN7 saturée. Il desservira également les parcs d’activité par le nord, de la route de Bagnols jusqu’à la trémie du Puget/entrée autoroute A8. C’est pour permettre à cet itinéraire futur de déboucher qu’ont été entrepris les travaux de la trémie souterraine. Jean-Paul Ollivier s’attèle à ce projet.

 

Ensuite que font les autres vice-président ?

 

Madame Cabiten, qui a cessé ses activités en juin dernier pour problème de santé, était complètement impliquée dans l’élaboration du Programme Local de l’Habitat, Christine Marenco assume désormais cette délégation. Jacques Morenon joue un rôle primordial dans les travaux de rehausse du site 3 de Bagnols en Forêt. En matière de déchets c’est LA solution, et il a réussi à la mettre en route malgré les nombreux obstacles. Catherine Roubeuf s’implique dans les problématiques de mobilité et transport, avec le nouveau réseau Agglobus notamment. La rentrée scolaire 2018 est une réussite, nous avons su améliorer les réseaux qui font qu’aujourd’hui les transports en commun sur le territoire répondent mieux encore aux besoins des usagers. Philippe Mougin a vigoureusement démontré son implication pour l’équipement numérique du territoire. Nadine Marenco est on ne peut plus active sur la politique de la ville, une compétence qui demande beaucoup d’action de terrain. Le SCoT a été approuvé à l’unanimité, après 21 réunions de travail et de négociations pour l’élaborer, c’est Sébastien Perrin qui est l’artisan de cette performance. Et Joëlle Neveux s’implique dans les équipements sportifs.

 

Et les autres ?

 

Il y a d’autres acteurs. Maurice Chabert, par exemple, véritable « homo energicus » de la CAVEM. L’AREVE et la production de biogaz sur la station d’épuration du Reyran notamment sont des projets particulièrement innovants. Lucie Ronchieri est très active au Théâtre le Forum, le succès d’Aggloscènes en est la partie visible. Françoise Dumont, nouvellement vice-présidente, s’est tout de suite totalement impliquée sur la formation et l’emploi.  C’est un mille-feuille d’actions que je viens de vous présenter, pas un mille-feuilles croupion.

 

Ce sont toutes les compétences de la CAVEM ?

 

Il y a en fait 20 compétences dans notre Communauté d’Agglomération. Vous m’excuserez d’alléger mon propos !

 

 

Quelle est aujourd’hui LA priorité du président Bertora à la CAVEM ?

 

C’est faire fonctionner cette équipe pour continuer à être un des grands opérateurs du territoire. Il y a trois enjeux d’avenir majeurs auxquels la CAVEM doit répondre. D’abord, la « transition économique » : notre économie locale est en train de changer et il faut absolument réussir cette mutation pour conserver notre attractivité. Il y a aussi la « transition écologique et énergétique » à gérer, pour que notre territoire, aujourd’hui débiteur en matière d’énergie et très sensible en matière de biodiversité, devienne un contributeur reconnu de la COP 21. Enfin, il y ce que j’appellerai « le recouvrement des générations » : le départ à la retraite des baby-boomers crée une vraie turbulence. Entre 2020 et 2025, il y aura plus de 2000 départs à la retraite par an de salariés, de libéraux et d’entrepreneurs. L’enjeu est de réussir cette transition pour que la jeune génération récupère ces emplois libérés, apporte de nouvelles expertises, et assure au mieux les transmissions d’entreprises.

 

Sur votre première année de mandat, de quoi êtes-vous le plus fier ?

 

Je suis fier du 8 décembre 2017, avec la soirée de clôture de « Planète CAVEM 2017 » et une salle pleine à craquer. C’était la journée nationale du climat, nous avons présenté les actions mises en œuvre sur le territoire en matière de développement durable. Honnêtement, cela a été un bonheur vrai.

 

Les problèmes et les enjeux écologiques vous tiennent à cœur ?

 

Complètement. Mais je positive quand je vois que même Claude Allègre, un des grands climatosceptiques, vient de changer d’avis, je suis content de cette conscience qui progresse enfin.

 

Quand on parle d’écologie à la CAVEM, on parle de quoi exactement ?

 

Je crois en la règle dite des « trois tiers ». Notre territoire englobe 357 kilomètres carrés. Aujourd’hui, l’équilibre actuel, un tiers de forêt, un tiers consacré aux zones agricoles inondables et protégées, et un tiers seulement consacré aux activités et à l’urbanisation, me paraît une valeur sûre, celle de l’équilibre. C’est ce que notre SCoT produit. Je rappelle que le SCoT est applicable pendant vingt ans, soit de 2018 à 2038, et que sur l’échéance nous « lâchons » uniquement six hectares qui sont aujourd’hui agricoles. D’autres part, il y a l’aspect énergie. Il faut absolument qu’avec l’afflux d’énergies nouvelles, nous puissions combler le déficit colossal de notre territoire qui est en dépendance presque totale en matière d’électricité (2% de nos besoins sont couverts !). Ça veut dire produire du biogaz à la station d’épuration du Reyran, générer des calories avec notre grand collecteur et développer notre politique en matière de photovoltaïque. Pour ce dernier point, nous pourrions recouvrir le toit de l’hôpital de panneaux ou faire un siège moderne de la CAVEM qui serait recouvert aussi. Je rêve d’une route du photovoltaïque partant de Boulouris, du Collège de l’Estérel, et ses 750 mètres carrés de panneaux déjà installés, jusqu’aux Garillans où il y a également du photovoltaïque en projet. Sur la totalité, ce serait une ferme multisite qui pourrait atteindre 20 000 mètres carrés de panneaux.

 

De quoi êtes-vous le moins fier ?

 

La fermeture du centre d’enfouissement du Cannet des Maures, le 7 août dernier, par jugement de justice, en pleine saison. Je trouve cette décision extrêmement pénalisante et catastrophique. La rehausse du site 3 à Bagnols en Forêt va ouvrir, le 15 décembre prochain, nous étions donc prêts à faire face à la fermeture programmée, mais pas à celle-là. Cette décision de justice, nous a laissé dans une situation curieuse, contraints de dépenser 280 000 euros supplémentaires de transports pour diriger nos déchêts à Septèmes-les-Vallons à grands coups d’émission de CO2. En latin, ça s’appelle un barbarisme et en français un non-sens.

 

Vous avez essayé de contrer cette décision ?

 

Agir contre la Justice ? Certainement pas, ce n’est pas ma culture. Nous avons trouvé une solution provisoire dans les Bouches du Rhône et nous avons accéléré le chantier de la rehausse de sorte qu’il soit ouvert le plus vite possible.

 

Au mois de mai, vous avez réuni 24 entreprises de l’agglomération pour « made in CAVEM ». Toutes sont des entreprises innovantes dans leur domaine. Elles existent aussi depuis plusieurs années. Qu’est-ce que la CAVEM fait pour les jeunes entrepreneurs ?

 

Nous agissons sur trois niveaux différents. Tout d’abord, nous avons fait venir sur notre territoire, des organismes spécialisés dans l’accompagnement des start-up, et nous les avons soutenu financièrement pour accroître leur efficacité. Var Initiative concède par exemple un prêt d’honneur aux start-up et le Réseau Entreprendre, association spécialisée, assure de permanences au service développement économique de la CAVEM. Je citerais aussi l’ADIE, la Couveuse Interface, la boutique de Gestion, etc. Tous ces outils sont spécialisés et répondent aux demandes spécifiques des entreprises pour les accompagner. Ensuite, nous essayons de favoriser ou de développer des créations de réseaux de sorte que les start up puissent fréquenter des PME plus confirmées et que se crée ainsi une synergie de travail intense sur le territoire. Enfin, il y aura prochainement le navire amiral des start up : le Château Gallieni. Notre projet est finalisé, il est en phase de dépôt de permis de construire. Nous espérons une ouverture pour le dernier trimestre de 2019. Cette belle demeure, déjà propriété de la CAVEM, va devenir un incubateur, sorte d’hôtel de créateurs. Nous allons développer deux fois 400 mètres carrés consacrés à ces jeunes entreprises, je pense que c’est la bonne échelle pour le territoire.

 

L’an dernier, vous nous disiez vouloir terminer ce mandat et ne pas vous représenter. Est-ce toujours le cas ?

 

Absolument, et rien ne me fera changer d’avis. Nous serons en mars 2020, et j’aurai rempli le contrat que mes collègues m’ont confié en y consacrant toute mon énergie sur 30 mois comme je m’y suis engagé. C’est la conception qui est la mienne de l’exercice d’une mission de service public. Mais je rassure mon successeur : le camion sera propre lorsque je rendrai les clés !

 

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