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Saviez-vous que le président de la Dracénie Provence Verdon agglomération, Olivier Audibert-Troin, est un peu journaliste ? À l’occasion de la présentation des nouveaux transports propres qui vont être mis à disposition de tous les usagers de la communauté d’agglomération d’ici la fin de l’année 2019, le groupe Iveco a invité les décideurs à une visite d’un de leurs bus GNV (Gaz Naturel pour Véhicule, NDLR). M. le Président a fait le tour du véhicule, à poser toutes les questions. On a récupéré toutes les réponses et on le remercie pour cette investigation ! Propos recueillis donc par Olivier Audibert Troin « himself ».

Comment les bus se ravitaillent ?

Ces véhicules sont composés de deux types de ravitaillement : le NGV1 qui est un petit raccord pour charger le bus en gaz toute la nuit, et le NGV2 pour des charges rapides de six minutes en moyenne. L’autonomie est de 500 kilomètres ce qui est un peu moins qu’un véhicule classique. Parallèlement, le système gagne en place. Nous sommes à 1260 litres pour 500 à 600 kilomètres. Si on augmente la capacité en mettant plus de bouteilles de gaz sur le toit, on va augmenter le poids du véhicule et avoir une capacité plus petite de cinq personnes.


Pourquoi les bouteilles sur le toit plutôt que ranger en dessous du véhicule ?

Ce véhicule répond à la norme européenne R110 qui légifère tous types de véhicules roulant au gaz. Nos bus répondent à une base « low entry » : suburbain et urbain. Les véhicules « normal floor » — crossway classiques, équipés de soutes à bagage, bientôt sur les routes de la communauté d’agglomération — ont besoin de conserver les volumes de soute. Voilà pourquoi nous avons souhaité travailler sur l’intégration des bouteilles sur le pavillon. De plus, nous optimisons la sécurité : en cas de problème, il y a une déperdition de la totalité des bouteilles en hauteur. Nous avons intégré les bouteilles en demi-pavillon, ce qui permet aussi de garder la hauteur d’un bus classique.

Et pour éviter l’effet de « blast » en cas d’explosion, j’imagine que le pavillon est renforcé ?

C’est exact. Il est renforcé et répond à la norme R66 qui est la cellule de survie en cas de renversement du véhicule. Cette norme évite l’écrasement des passagers en cas de problème.


Et pour l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite ?

Nos véhicules ont bien sûr une rampe manuelle pour que les personnes en fauteuil roulant puissent accéder sans problème au bus. La hauteur des bus est de 310 mm ce qui fait que la rampe n’est pas raide lorsqu’elle est posée sur les trottoirs de la ville.

Quels sont les concurrents d’Iveco ?

Il n’y en a pas ! Iveco a souhaité sortir une gamme complète et non un seul véhicule roulant à gaz. Nous n’étions pas précurseurs, nous avons travaillé un business model cohérent entre le coût industriel et l’engagement que l’on peut faire sur les marchés des constructeurs. Le but de la manœuvre était que tout le monde s’y retrouve. Nous voulions nous inscrire dans la durée.

Côté performance, est-ce que le bus perd de la puissance ?

Absolument pas. On a le même couple moteur que sur un véhicule diesel. Les véhicules ont des moteurs ayant le meilleur rapport possible entre la puissance et l’autonomie.

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Le mot du président :


« Une agglomération n’est pas pour faire à la place des sachants. Nous sommes là pour donner un cap, dire le souhait des élus, et demander à nos partenaires de s’inscrire dans ces politiques publiques. Aujourd’hui, nous nous engageons sur la transition écologique. Nous avons eu, avec Anthony Beltrame, mais aussi avec le groupe Pizzorno avec qui nous travaillons depuis des années, du répondant. Ces partenariats sont aussi des “Joint venture”, des partenariats entre entreprises dans le cadre de politique publique. C’est cela que nous aimerions pouvoir continuer à initier sur le territoire. Si nous pouvions entraîner des politiques partenariales avec le privé dans le cadre de nos politiques publiques alors je pense que nous aurons gagné les enjeux de la transition énergétique. Nous avons commandé 70 véhicules et nous ne sommes pas les seuls en France (Dracénie Provence Verdon agglomération est la première agglomération interurbaine, après Paris, à avoir acté le changement complet du parc de véhicule, NDLR). Nous sommes heureux d’avoir en France des constructeurs comme Iveco qui tiennent la route et qui sont capables de soutenir la commande publique. Dans le marché, il y avait une question de délai, un engagement avant la fin du premier trimestre et un autre avant la fin de l’année 2019. Cet engagement a été pris et tenu. »

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